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Politique

Sur cette page, nous publions journellement des sujets politiques d'actualité traités par des quotidiens Congolais. Nous ne manquerons pas d'en citer les sources.

Merci.

 

« On voulait m'utiliser pour détruire d'autres politiciens et en contrepartie me donner un ... (Actualité CD du 21 janvier 2020)

... ministère », Muyambo dénonce l’ancien régime de Kabila.

Photo ACTUALITE.CD.

Jean Claude Muyambo Kyassa, Président National du parti Solidarité congolaise pour la démocratie et le développement (SCODE) a dénoncé la politique de « division » qui, d’après lui était la méthode de l’ancien régime de Joseph Kabila.

 

Avant son départ de l’ancienne majorité présidentielle, Muyambo affirme avoir été approché par les la famille politique de Joseph Kabila pour « détruire d'autres politiciens » en échange d’un poste ministériel.

« On voulait m'utiliser pour détruire d'autres politiciens et en contrepartie, on me devait de portefeuille ministériel. J'ai refusé de trahir le peuple, le résultat est que nous avons aujourd'hui le changement, nous avons l’alternance.  Ce que j'ai connu en prison pour cette alternance, dans l'avenir ne doit plus se produire dans cette République », a indiqué le président de SCODE au cours d’un point de presse ce lundi à Lubumbashi.

Pour lui, le système Kabila était au service du mal. « Nous cherchons comment déboulonner le système passé et créer une nouvelle classe politique au pays. Même la justice a cessé d'être au service du peuple, il était au service du mal », a-t-il dit.

JC Muyambo, ancien ministre sous Joseph Kabila était arrêté en 2016 puis condamné à cinq ans de prison pour « stellionat ».

Il a été libéré avec l’avènement de Félix Tshisekedi au pouvoir.  Muyambo est à ces jours un des alliés de l'actuel Président de la République dans la région du Katanga, aux côtés d'Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza.

José Mukendi

RDC: "Des prisonniers qui diffusent de fausses informations depuis la prison de Makala vont faire ... (7 sur 7 du 21 janvier 2020)

 

... l'objet d'autres poursuites" (VPM Tunda)

7sur7

Le vice-premier ministre de la justice Tunda Ya Kasende se dit convaincu que la rumeur sur la mort de plus d'une dizaine de prisonniers à la prison centrale de Makala est l'œuvre d'une certaine catégorie de prisonniers qui s'amusent à manipuler l'opinion.

Il l'a déclaré ce lundi 20 janvier 2020 dans la soirée, au terme d'une réunion que le Premier ministre Sylvestre Ilunga a organisé sur l'amélioration des conditions carcérales en RDC.

Me Tunda Ya Kasende qualifie ces pratiques de l'intoxication, de la manipulation et de la désinformation.

" Si ces pronniers que nous connaissons déjà  ne cessent pas avec ces pratiques. S'ils continuent à manipuler les populations avec de fausses informations, ils verront leur peine s'accroître. Ils vont faire l'objet d'autres poursuites", a-t-il mis en garde.

Il convient de rappeler que certaines ONGs de défense de droits affirment que depuis le début du mois de janvier, la prison centrale de Makala a enregistré la mort de plus de dix prisonniers.

Ils attribuent ces prétendus cas de décès à la rupture des stocks en vivres et médicaments au profit des prisonniers.

Orly-Darel Ngiambukulu

La RDC s’inspire de Dakar, la capitale sénégalaise, pour élargir la ville de Kinshasa (Politico CD du 21 janvier 2020)

 

Le ministre de l’urbanisme et habitat, Pius Muabilu, le ministre des affaires foncières Molendo Sakombi ainsi que Agée Matembo, ministre de l’aménagement du territoire ont séjourné durant 3 jours à Dakar, la capitale du Sénégal, pour observer le modèle d’urbanisation de cette ville qui peut inspirer à l’extension de la ville de Kinshasa.

Durant leur séjour de travail, les trois ministres ont visité le centre urbain Diamniadio construit à 33 kilomètres de Dakar, essentiellement composé des logements sociaux, mais aussi, ils se sont rendus à la banque de l’habitat du Sénégal.

De retour à Kinshasa, la délégation ministérielle a affiché son intérêt au modèle sénégalais, afin d’étendre la ville de Kinshasa jusqu’à la doter de son statut de mégapole, plusieurs villes dans une même ville, remède aux constructions anarchiques, inondations, érosions.

À l’aube des pluies diluviennes qui ont causé une cinquantaine de morts à Kinshasa due au glissement des terrains et inondations, Pius Muabilu de l’urbanisme et habitat, Molendo Sakombi des affaires foncières et Agée Matembo de l’aménagement du territoire, ont fait des propositions au conseil des ministres convoqué quant à ce, allant toutes dans le même sens.

Le conseil des ministres a décidé qu’une commission ad-hoc soit créée par ces ministèreset le ministère de l’environnement, pour faire une seule proposition cohérente afin de pallier aux problèmes de constructions anarchiques, d’inondation et de glissement des terrains. La commission ad-hoc mène des travaux de prospection.

La Haut-Commissaire des NU aux droits de l’homme attendue en RDC (Forum des As du 21 janvier 2020)

DU 23 AU 27 JANVIER COURANT

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, effectuera une visite officielle de cinq jours, soit du 23 au 27 janvier courant en République démocratique du Congo (RDC), à l'invitation du gouvernement, rapporte un communiqué de presse de cette organisation des nations Unies à Kinshasa.

 

Michelle Bachelet sera dans la capitale Kinshasa le 24 janvier pour trois jours de discussions qui se concluront par une rencontre avec le président Tshisekedi le lundi 27 janvier. Pendant son séjour dans la capitale congolaise, elle va échanger notamment avec les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de la Justice, des Droits de l'homme, du Genre, famille et enfant, ainsi que d'autres hauts responsables du pays.

 

Ensuite, la patronne des Droits humains va s'entretenir avec la Commission nationale des droits de l'homme et avec ldes organisations det Mouvements associatifs de la société civile, puis, avec les chefs des agences des Nations Unies en RDC, la Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC, Leila Zerrougui, et d'autres hauts responsables de la MONUSCO.

 

La visite de la Haut-Commissaire des droits de l'homme va débuter à Bunia, dans la province de l'Ituri, le jeudi 23 janvier. Durant son séjour à Bunia, elle visitera un camp de personnes déplacées par les violences impliquant les groupes Lendu et Hema. Ensuite, elle aura des discussions avec des représentants des deux groupes. Elle ne manquera pas de rencontrer les victimes de torture et de violences sexuelles, ainsi que des responsables locaux.

 

Pour rappel, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme a publié un rapport le 10 janvier sur la violence en Ituri.

 

CE QU'IL FAUT SAVOIR DE MICHELLE BACHELET

 

De nationalité chilienne, Michelle Bachelet était nommée à la tête de cette agence des Nations Unies le 10 aoÜt dernier après avoir achevé, en mars dernier, son second mandat de Présidente du Chili, ayant déjà assumé ces fonctions entre 2006 et 2010. Elle a été la première femme à être élue à la tête de l'État chilien. Après son premier mandat, elle est devenue la première Directrice exécutive de l'Entité des Nations Unies pour l'égalité entre les sexes et l'autonomisation des femmes (ONU-Femmes).

 

Championne confirmée des droits de l'homme au leadership novateur, Mme Bachelet est un médecin-pédiatre qui est entrée au Gouvernement comme Conseillère au Ministère de la santé, grimpant rapidement les échelons pour devenir la première femme à diriger ledit Ministère en 2000 et celui de la défense en 2002. Au début des années 70, elle était activiste des droits de l'homme, ce qui lui a valu à elle et à ses parents le statut de prisonniers politiques. Son père, général de l'armée de l'air, est d'ailleurs mort en prison. Après leur libération, Mme Bachelet et sa mère ont passé plusieurs années en exil. Elle est revenue au Chili en 1979, a achevé ses études et milité pour des progrès dans la santé infantile et publique. Mathy MUSAU

7sur7.cd : « RDC-Offensive contre les ADF : plus de 20 jours sans tueries à Beni » (Radio Okapi du 21 janvier 2020)

 

Le chef d’état-major général de l’armée, le général Célestin Mbala en visite à Eringeti le 18/01/2020. Radio Okapi/Ph. Marc Maro Fimbo.

 

Revue de presse du mardi 21 janvier 2020

Certains médias kinois reviennent ce mardi sur l’amélioration progressive de la situation sécuritaire à Beni.

La région de Beni au Nord-Kivu dans l'Est de la République démocratique du Congo, vit dans une rare accalmie ces dernières semaines, constate 7sur7.cd qui indique que selon les décomptes de la société civile locale, cela fait 20 jours maintenant que la ville et le territoire de Beni n'ont pas enregistré la moindre attaque des rebelles d'Allied Democratic Forces (ADF).

La dernière attaque a été signalée la nuit du 29 au 30 décembre 2019 à Apetina, où au moins 18 personnes avaient été tuées par armes blanches et armes à feu, ajoute le site web.

« Cette structure citoyenne attribue cette accalmie aux FARDC, qui se battent jour et nuit en vue de libérer Beni de l'emprise des ADF », conclut le portail. 

Une lueur d’espoir semble se lire peu à peu sur le visage des habitants de Beni qui, hier très dubitatifs au sujet de la situation sécuritaire dans la zone, expriment un brin d’espoir bien que mêlé de crainte et de suspicion pour l’avenir, décrit pour sa part Le Potentiel.

Pour l’armée et les autorités politiques, analyse le journal, les capacités de nuisance des ADF ont sensiblement été réduites de sorte qu’ils n’arrivent plus à se mouvoir comme il en a été question dans un passé récent.

Plus de 5 ans après, le soleil commence à se lever, conclut le quotidien.

Au Sud-Kivu, relaye l’Agence congolaise de presse, les FARDC ont détruit les positions de la milice  du colonel autoproclamé, Mathias Kalume Kenge, dans la localité de Bunje  sur les collines de Katale et Kafufula, territoire de Kalehe, au nord de Bukavu.

Selon le capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parole de la 33ème Région militaire, après la destruction de ces positions ainsi que de leurs barrières payantes, les FARDC ont pourchassé ces rebelles  jusque dans la province voisine du Nord-Kivu, libérant ainsi la population de l’emprise de cette milice, rapporte l’ACP.

Cette bravoure des FARDC est aussi évoquée par Forum des As qui renseigne qu’en Ituri, les forces loyalistes ont attaqué lundi 20 janvier, une position de la milice-Lendu CODECO basée à Hama, en Territoire de Mahagi.

Après d'intenses combats, les militaires congolais ont neutralisé les miliciens Lendu de "CODECO" dont plusieurs dizaines ont abandonné plusieurs armes de guerre, détaille le tabloïd.

Michelle Bachelet attendu en RDC

Les médias congolais reviennent aussi, dans un autre registre, sur la visite en RDC de la Haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet.

Michelle Bachelet vient pour une visite officielle de cinq jours à l’invitation du gouvernement, annonce l’Agence congolaise de presse.

La Haut-commissaire va débuter sa visite par Bunia, dans la province de l’Ituri, au Nord-est de la RDC, le 23 janvier où elle visitera un camp des déplacés, ajoute l’agence.

Michelle Bachelet sera dans la capitale Kinshasa le 24 janvier pour trois jours de discussions qui se concluront par une rencontre avec le président Tshisekedi le lundi 27 janvier, explique Forum des As.

Pendant son séjour dans la capitale congolaise, détaille le journal, elle va échanger notamment avec les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de la Justice, des Droits de l'homme, du Genre, famille et enfant, ainsi que d'autres hauts responsables du pays.

Mme Bachelet s’entretiendra également avec la Commission nationale des droits de l’homme et avec les organisations de la société civile, ainsi qu’avec les chefs des agences des Nations Unies en RDC, la représentante spéciale du Secrétaire général en RDC, Leila Zerrougui, et d’autres hauts responsables de la MONUSCO, fait remarquer pour sa part Le Potentiel.

Selon le quotidien, la Haute-Commissaire de l’ONU fera une déclaration à la fin de sa visite en RDC.

Cette descente de Mme Bachelet aura la saveur d’une évaluation de la situation des droits de l’Homme au Congo-Kinshasa après l’alternance, analyse La Prospérité.

« Annexer Goma et Rutshuru va coûter pas moins de 50 milliards USD », Jo Sekimonyo (Desk Eco du 20 janvier 2020)

Goma

 

C’est une fortune à dépenser pour annexer une partie de la RDC, selon le professeure Jo Sekimonyo. D’après lui, juste pour annexer la ville de Goma et le territoire de Rutshuru couterait jusqu’à 50 milliards USD qu’aucun pays voisin ne dépenserait pour un tel projet alors qu’il a des vrais problèmes de développement chez lui.

 

« Sur le plan socio-économique, c’est impossible à n’importe quel pays frontalier de la RDC d’annexer une partie du Congo parce que ça coûterait cher. Je ne vois pas la République centrafricaine annexer même un km² de la RDC. Je ne vois pas le Sud-Soudan annexer une partie de la RDC alors qu’il a des problèmes graves dans son pays. Et Quand on parle du Rwanda, il pouvait oser le faire lors de l’occupation d’une partie du pays par le RCD en 1998. Le Rwanda ne l’a pas fait parce qu’il n’a pas les moyens économiques pour maintenir une annexion. Ça prend l’argent et le temps. Le plus riche de nos voisins, l’Angola, ne pourra se permettre d’annexer une partie de la RDC parce faute de budget. Pourquoi l’Angola dépenserait tout son budget pour annexer Matadi ou Boma », a confié le professeur Jo Sekimonyo à DESKECO, commentant l’actualité sur  l’éternelle question de balkanisation de la RDC.

Pour lui, annexer une partie d'un pays se fait certes par les armes mais le plus dur est de prendre en charge les besoins des populations habitant le territoire qu’on veut contrôler.

« Annexer Goma et Rutshuru va coûter pas moins de 50 milliards de dollars américains.  Juste le Sud-Kivu, c’est au moins 4,5 millions d’habitants. Et si on annexe le Kivu, il faudra dépenser au moins 10 000 USd par habitant en 2 ans. Et quand on multiplie par le nombre d’habitants. Le Rwanda n’a pas 450 milliards USD à dépenser, en juste  deux ans, pour assurer l’annexion du Sud-Kivu. Certes l’annexion exige d’attaquer avec les armes pour obtenir un territoire. Mais, le reste de temps, il faut dépenser de l’argent pour les besoins de ces habitants et les infrastructures afin de les séduire ceux qui vont appartenir à la nouvelle entité. On a vu la Russie avec la Crimée. En reprenant la Crimée, la Russie a dépensé des milliards de dollars américains. Encore que ce n’est pas le même cas avec la RDC qui ne doit pas de partie de territoire à un pays voisin », soutient Jo Sekimonyo.

Amédée Mwarabu

Tshisekedi : « certains ministres me disent qu’ils subissent des pressions pour nuire à mes actions » (actualité CD du 20 janvier 2020)

Actualité

Le chef de l'État Félix Tshisekedi a mis en garde, ce dimanche 19 janvier, depuis Londres (Royaume Uni), certains membres du gouvernement congolais contre toute tentative de nuisance à ses actions. S'exprimant devant la diaspora congolaise du Royaume Uni, Félix Tshisekedi a révélé que certains ministres, dont il n'a pas révélé le camp, disent subir des pressions en vue de nuir à ses actions pour le développement du pays. Pour lui, ceux qui tenteront de le faire seront sanctionnés.

 

"Certains Ministres me disent qu’ils subissent des pressions pour nuire à mes actions. Je ne suis pas au pouvoir par la volonté de quelqu’un. Ceux qui se mettrons sur ma route pour combattre mes actions, leur sort c’est stylo rouge. Peu importe leur camp politique", a prévenu Félix Tshisekedi.

Cette déclaration intervient alors que des langues ne cessent de dénoncer une difficile cohabitation au sein de la coalition FCC-CACH au pouvoir en République Démocratique du Congo (RDC).

Certains représentants du FCC, la plate forme de l'ancien président Joseph Kabila seraient préoccupés par leur souci de revenir au pouvoir, alors que ceux du CACH voudraient capitaliser tout probable succès du président Félix Tshisekedi pour leur maintien au pouvoir en 2023. Félix Tshisekedi sejourne à Londres où il va prendre part au premier sommet Royaume Uni-Afrique prévu ce lundi 20 janvier. 

Claude Sengenya

Kinshasa : après l'UNIKIN, les étudiants de l'IFASIC protestent contre la hausse des frais académiques (7 sur 7 du 20 janvier 2020)

7sur7

Les étudiants de l'institut Facultaire des Sciences de l'Information et de la Communication (IFASIC) protestent ce lundi 20 janvier 2020 dans l'enceinte de leur établissement, contre la majoration des frais académiques. 

Pour exprimer leur désapprobation, ils ont débrayé les cours et exigent que le comité de gestion baisse les frais académiques. 

D'après un document sanctionnant la réunion tenue le 15 janvier dernier entre le comité de gestion, la coordination estudiantine et les syndicats, les frais académiques ont été fixés à 580.000 pour les classes de recrutement et 510.000 pour les classes montantes. 

Il sied de noter que la manifestation des étudiants de l'IFASIC intervient après celles de leurs condisciples de l'Université de Kinshasa (UNIKIN) pour le même motif, qui s'étaient soldées par des dégâts humains et matériels. 

Merveil Molo

Des travaux de salubrité s’intensifient à travers les communes (Forum des As du 20 janvier 2020)

 

SUITE A L’APPEL DU GOUVERNEUR DE KINSHASA

Face au mot d'ordre lancé par le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, sur les travaux de salubrité à travers la capitale, la mobilisation est tous azimuts. Durant la semaine qui vient de s'achever, plusieurs grandes artères de la ville ont connu une cure de jouvence (curage des caniveaux, balayage, évacuation des immondices). C'est le cas dans les communes de Ngaliema, Barumbu, Limete, Kasa-Vubu ... Entretemps, la Régie d'assainissement de la ville de Kinshasa (RASKIN) s'est attelé à évacuer des immondices au centre de transit de Saio, qui croulait sous les ordures.

 

Pour matérialiser la vision de Kin Bopeto, le gouvernorat de la ville a, dans un premier temps, fait une dotation à la Raskin pour pallier les difficultés auxquelles elle est confrontée dans l'évacuation des immondices à travers la capitale.

 

" L'enveloppe reçue nous permettra de réparer les engins en panne. "Ce qui augmentera le nombre de matériels pour assurer la fréquence d'évacuation des 15 centres de transit de Kinshasa. Aussi, dans les jours qui suivent la situation va s'améliorer " a fait savoir le Chef de division de la Raskin et point focal des marchés, Benjamin Kutekula.

 

Pour le Chef de division, l'opération d'évacuation sur le site de transit de Saio visait à assainir cette partie de la ville, en proie à des odeurs nauséabondes. Prévu initialement pour recevoir 20m3 d'immondices, ce centre en reçoit actuellement plus de 100m3.

 

De plus, se trouvant dans un état de délabrement avancé, la plupart des stations de transit de déchets de la ville ont besoin d'être réhabilitées. En effet, la Raskin a besoin de plus ou moins 15 millions de USD pour résoudre le problème d'évacuation des immondices à travers la ville.

 

DES TRAVAUX DE SALUBRITE A KINTAMBO MAGASIN

 

Du côté de la commune de Barumbu, le bourgmestre Guillaume Ilunga, a initié une opération de nettoyage de l'avenue Kabambare. Les travaux ont débuté sur le site de l'Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA). A travers ses travaux, le maire de cette municipalité a voulu prêcher par l'exemple et ainsi suggérer la mise en place d'une coordination de Kinshasa Bopeto au sein de cette institution.

 

Guillaume Ilunga et ses collaborateurs et des jeunes brigadiers chargés de la salubrité ont donné un coup de balai le long de cette artère ainsi que dans la cour de la maison communale. Tout au long de son parcours, le bourgmestre a sensibilisé ses administrés à la nécessité d'assurer la propreté de leurs parcelles et devantures.

 

Durant sa tournée, il a lancé des avertissements pour la délocalisation d'une briqueterie artisanale qui exerce ses activités en pleine emprise de cette avenue.

 

Un autre appel à l'ordre a été adressé aux gardiens d'une propriété qui a érigé un parking des véhicules en panne. Aujourd'hui, ce parking est , devenu le repaire des jeunes délinquants. Profitant de l'obscurité, ces derniers sèment la terreur dans ce coin de la capitale.

 

GARE AUX INCIVIQUES

 

A quelques mètres de là, un autre administré, militaire de surcroit a abandonné des camions véhicules le long de l'avenue, provoquant aussi de l'insécurité. Le bourgmestre a promis de sévir après la période de moralisation.

 

Le premier citoyen de la commune de Ngaliema, Dieumerci Mayibanziluanga, s'est déployé sur quelques artères, avec toute son équipe pour exécuter certains travaux d'intérêt public. Les moyens étant limités, c'est le long des avenues Nguma, la route de Matadi, l'avenue de l'OUA, Tourisme, colonel Mondjiba ... que l'opération d'assainissement a été effectuée.

 

Evacuation des ordures aux alentours de Kintambo magasin, curage des caniveaux sur l'avenue tourisme, réparation de deux camions balayeurs sur Mondjiba ont redonné la splendeur à ce coin de la ville. Fyfy Solange TANGAMU

RDC : Félix Tshisekedi n’écarte pas l’option de dissoudre le Parlement (Radio Okapi du 20 janvier 2020)

 

Félix Tshisekedi, Président de la RDC. Photo présidentielle.

 

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi n’écarte pas l’option de dissoudre le Parlement. Il l’a déclaré dimanche 19 janvier à Londres alors qu’il s’adressait aux Congolais de la diaspora. Mais il fait aussi remarquer que ce n’est pas sa première intention.

« Certains commencent à me donner des intentions que je n’ai pas. Ils disent qu’après une année, je vais dissoudre l’Assemblée nationale. Mais je leur dis, je ne peux pas dissoudre l’Assemblée nationale tant qu’il n’y a pas crise. Mais si je me rends compte que la mission pour laquelle je suis à la tête du pays, d’être au service de mon peuple, vous commencez à faire obstruction à cette mission, je serai contraint, à la fin des comptes, de prendre la décision de dissoudre l’Assemblée nationale », a indiqué Félix Tshisekedi.

Il dénonce aussi certaines pressions que subissent quelques ministres de la coalition au pouvoir.

« C’est vrai que parmi nos compatriotes, tous ne sont pas animés de bonnes intentions. Dans notre coalition, tout le monde n’est pas attaché à la victoire du peuple. Je suis au pouvoir par la volonté du peuple et de Dieu. Et non par la volonté d’un homme. Ma mission est de servir mon peuple. Tout celui qui s’y opposera, surtout s’il s’agit d’un ministre nommé par moi, il sera sanctionné », a affirmé M. Tshisekedi.

Le chef de l’Etat promet de sanctionner ceux qui s’opposent à l’accomplissement des missions qui leur sont confiées.

« Tous les jours, quand je préside le conseil des ministres, je rappelle aux amis du FCC que je sais qu’ils ont signé des documents. Jusqu’à présent, je n’ai vu aucun ministre s’opposer à mes décisions. Mais certains ministres me disent qu’ils subissent des pressions. Certains parmi nous, disent-ils, nous demandent de ne pas faire le travail tel que tu veux. Le Congolais m’a confié une mission et je dois rendre compte à ce peuple. Et celui qui ne va pas suivre mes instructions et qui s'attachera aux instructions de sa famille politique, il sera viré», promet le Président Tshisekedi.

 

Balkanisation, une distraction

« Je voudrais jurer solennellement devant vous ce qui suit : tant que je serai le président de la RDC, même pas un centimètre de notre pays ne sera arraché. Donc ce sujet de la balkanisation c’est de la distraction », a affirmé le Président Félix Tshisekedi.

Il note aussi que certains Congolais participent à l’insécurité qui écume la partie orientale de la RDC.

 « Savez-vous que parmi les ADF, il y a des Congolais. Il faut qu’on arrête de manipuler les Congolais. Qu’on ne vous trompe pas : la crise de Beni n’est pas une agression extérieure. C’est un complot des ennemis de la RDC, certains de nos compatriotes y compris, qui veulent faire le trafic des minerais, tuer et piller nos richesses », indique-t-il.

RDC :Le PCA de la MIBA suspendu pour insubordination (Desk Eco du 4 novembre 2019)

Diamant

 

Depuis le matin de ce samedi 02 novembre 2019, M. Dieudonné Mbaya Tshiakany est suspendu de ses fonctions de président du Conseil d’administration de la société MIBA (Minière de Bakwanga), pour une durée de trois (3) mois. Cette suspension émane d’un Arrêté du ministre du Portefeuille, le professeur Clément Kuete, se référant à l’Ordonnance n°17/025 du 10 juillet 2017 fixant les attributions des ministères et au Décret n°13/055 du 13 décembre 2013 portant statut des mandataires publics dans les entreprises du portefeuille.

Selon une source officielle, le ministre a agi ainsi pour mettre fin à l'irrégularité des décisions prises par le Conseil d’administration de la MIBA révoquant le directeur général de cette société nationale d’exploitation minière basée à Mbuji-Mayi dans la province du Kasaï-Oriental, et désignant un directeur général ad intérim. 

« Dans une correspondance adressée au Pca Dieudonné Mbaya, le ministre du Portefeuille avait instruit ce dernier de faire annuler ces décisions par le Conseil d’administration. Le PCA Dieudonné Mbaya a manifesté un refus catégorique en faisant fi des dispositions constitutionnelles, légales et règlementaires en la matière, et ce, en confirmant ses décisions, il installera le Directeur Général a.i en la personne de M. Albert Kalonji Ditutu. Acte, taxé d’insubordination par le Ministre du Portefeuille, a poussé ce dernier à prendre cette décision qui, déjà, faisait partie de recommandation du Premier Ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, lors de la dernière réunion du Comité de conjoncture économique, instruisant Clément Kuete de faire respecter les dispositions légales pour le bon fonctionnement de la MIBA », a-t-on appris de notre source. 

Pour mémoire, au cours d’une session du Conseil d’administration de la MIBA tenue du 25 au 27 septembre 2019, le Pca Dieudonné Mbaya avait révoqué le Dg Albert Mukina, en lui reprochant d’incohérences dans la gestion courante de la société et mettant celle-ci dans les difficultés énormes de fonctionnement et dans l’impossibilité d’atteindre ses objectifs.

Lepetit Baende

Félix Tshisekedi : « tout a toujours tourné autour des mines et cela ne nous a rien apporté à nous » (Actualité CD du 18 septembre 2019)

ACTUALITE.CD

Félix Tshisekedi a décliné ce mardi devant les hommes d’affaires belges sa vision des opportunités que le Congo d’aujourd’hui offre aux monde des affaires. Il a parlé notamment de la diversification de l’économie.

 

« Tout a toujours tourné autour des mines et cela ne nous a rien apporté à nous, nous les Congolais », a t-il dit au siège de la Fédération des Entreprises de Belgique (VBO-FEB) où il a animé une séance académique. Le chef de l’Etat congolais a présenté ses priorités socio-économiques, destinées notamment à attirer de nouveaux investisseurs étrangers. L’intervention de Félix Tshisekedi a été suivie d’une session question-réponse.

Il a évoqué également des opportunités notamment dans le domaine agricole et le secteur du numérique.

A propos, la vision du Chef de l’Etat dans ce domaine est de transformer le potentiel agricole congolais en un autre levier de croissance important avec ses 80 millions d’hectares de terres arables et 40 millions irrigables.

« Le défi pour nous est d’amener la population rurale et agricole d’une production de subsistance à une production industrielle. Il s’agit là aussi d’un défi de capacité », avait déclaré Félix Tshisekedi toujours à la 5e édition du Forum économique Makutano.

Le nouveau gouvernement s’inscrit également sur cette même ligne. Dans son discours de politique générale, le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba constatait que « faute d’opportunités économiques et sociales viables dans l’arrière-pays, nous assistons, de plus en plus aujourd’hui, à l’exode rural et au dépérissement du secteur agricole ».

Devant les hommes d’affaires belges ce mardi, Félix Tshisekedi a évoqué également des réformes à venir notamment sur le climat des affaires, l’énergie, etc.

Japhet Toko

La marche pacifique de l’opposition dispersée à Uvira (Radio Okapi du 30 novembre 2017)

Un quartier de la cité d'Uvira, voisine de la ville de Bujumbura au Burundi.

 

Une personne été blessée jeudi 30 novembre matin dans la cité d’Uvira, lors de la dispersion par la police de la marche pacifique initiée par le Rassemblement de l’opposition. Les manifestants se dirigeaient vers leur lieu de regroupement, au rond-point Kavimvira. Mais la police les a interceptés sur leur parcours, tirant à balles réelles sur la foule avant de la disperser.
 
La victime, Yorogo Sambaza, président sectionnaire de l’UNC, est blessée grièvement et a été évacué vers l’hôpital général de référence d’Uvira. Il se trouvait à la tête d’une centaine de partisans de l’opposition, qui voulait se rendre à la MONUSCO pour déposer leur mémorandum.
 
Ils ont été stoppés à Kibongwe par la police. Au bout d’une forte discussion, la police s’est vue obligée d’ouvrir le feu pour la disperser la foule dans tous les sens.
 
Le porte-parole du Rassemblement, Me Tuye François, affirme que sa plateforme avait informé les autorités civiles et demandé l’encadrement par la police de cette marche pacifique. Mais, il se dit surpris du recours à la force par cette même police.

Mercredi déjà, l’administrateur du territoire intérimaire, Stéphanie Milenge Matundanya, avait interdit cette marche de l’opposition, évoquant des raisons sécuritaires sur la cité d’Uvira.
 
Tôt ce matin, les habitants ont pu observer les soldats des FARDC et la police se déployer sur les artères principales de la cité.

Par la suite, commerces, écoles et quelques agences de voyages ont commencé à ouvrir timidement. Mais, la grande partie de la population est restée terrée à la maison. Par ailleurs, dans les cités de Sange et Kiliba, dans la plaine de la Ruzizi, les activités sont paralysées.

RDC: le gouvernement annonce des funérailles officielles pour Etienne Tshisekedi (Radio Okapid du 2 février 2017)

Le gouvernement de la RDC veut organiser des funérailles officielles pour honorer la mémoire d’Etienne Tshisekedi, opposant historique et ancien Premier ministre décédé le 1er février à Bruxelles de suite d’une embolie pulmonaire.

« Nous attendons que le gouvernement puisse de manière formelle prendre toutes les dispositions pour les funérailles de cette illustre personnalité qui est un ancien Premier ministre de notre pays, un ancien ministre et qui a été le numéro 2 lors des élections de 2011 et qui était à la tête du deuxième parti politique au Parlement de la RDC », a déclaré à Radio Okapi Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

Il se dit tout de même « surpris » par la mort du président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi.

« Nous sommes un peu surpris parce que hier, nous étions en discussion avec M. Félix Tshisekedi [fils d’Etienne Tshisekedi] jusque vers 18 heures dans le cadre des concertations entre les participants aux discussions directes de la CENCO. Nous savions que Tshisekedi père était admis à l’hôpital pour des examens et nous apprenons cette triste nouvelle maintenant. Nous présentons nos condoléances à la famille du président de l’UDPS et à tous les membres de son parti », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Etienne Tshisekedi est décédé à l’âge de 84 ans à Bruxelles. Il était arrivé mardi 24 janvier après-midi dans la capitale de la Belgique, en provenance de Kinshasa pour des examens médicaux.​

 

Vrai Dialogue en RDC : la main tendue de Tshisekedi ! (La Prospérité du 29 novembre 2016)

 

Son parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social -UDPS-, a effectué une sortie médiatique remarquée. Par la bouche de Jean-Marc Kabund-A-Kabund, l’UDPS dit maintenir le préavis donné au Président actuel. Par ailleurs, les initiatives de la CENCO sont soutenues dans la perspective d’un vrai dialogue qui doit résoudre la crise. Mais, si le régime en place ne cherche pas à réunir les conditions nécessaires pour l’organisation de ce deuxième round avant le 19 décembre 2016 à 23 heures 59’, le carton rouge sera, comme annoncé, exhibé et, ainsi, le peuple va se prendre en charge.

L’UDPS et le Rassemblement martèlent qu’ils sont d’avis que seul un dialogue inclusif mettant face-à-face Kabila et ses alliés du camp Tshatshi d’une part, Tshisekedi et le Rassemblement avec leurs alliés, d’autre part, permettra de trouver une solution consensuelle pour la gestion de la période de transition jusqu’aux élections apaisées. Cette voie médiane se trouverait, comme l’indiquait il y a peu la CENCO, dans un mariage de raison entre l’Accord conclu à la cité de l’Union Africaine d’avec la feuille de route du Rassemblement.

Les point sur les ‘i’’

Selon Kabund, la mouvance en place mène une campagne de diabolisation dans les médias et les ambassades pour saper l’image de Tshisekedi et ses compères en soutenant qu’ils optent pour le chaos en RDC. Face à ces ‘’accusations‘’, le Secrétaire Général de l’UDPS a tenu à crier haut et fort que c’est faux. Le lider maximo et ses alliés n’œuvrent que pour le respect de la Constitution et le bien du peuple, a-t-il assuré.

Pour Kabund, le dialogue organisé au mont Ngaliema n’a été qu’un monologue, ayant fait le lit devant permettre au Président Kabila de rester au pouvoir ad vitam aeternam, c'est-à-dire, qu’il soit Président à vie. Le Rassemblement est disposé à dialoguer et non à monologuer comme le voudrait le pouvoir. Donc, ce n’est point Tshisekedi qui bloque. Toutefois, si d’ici le 19 décembre 2016 aucun vrai dialogue n’a lieu, celui qui se tiendra au-delà ne devrait plus avoir Joseph Kabila comme partie au conflit. Pourquoi ? Parce qu’à en croire l’UDPS, il aura déjà quitté le poste de Chef de l’Etat car n’ayant plus de mandat. ‘’Si cette rencontre se déroule avant le 19 décembre, Kabila en fera partie, autrement, il ne sera plus concerné. Etant donné qu’il aura bien avant béni le pays et le peuple congolais par son départ, le 19 décembre 2016 ‘’, a-t-il affirmé. L’oral du Raïs sur l’Etat de la nation est mal perçu à l’Union pour la démocratie et le Progrès social car, selon leur entendement, le Président aurait menacé l’Opposition et lever l’option de foncer malgré le fait que l’inclusivité n’est pas encore obtenue. La nomination de Samy Badibanga Ntita comme Premier ministre du Gouvernement d’union nationale ne vient rien régler puisqu’il ne représente ni l’UDPS, ni le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. L'UDPS dément avoir donné son aval à la nomination, à tout dire. "Pourquoi on l'aurait fait? Il n'est plus de l'UDPS depuis 2012", a relevé Jean-Marc Kabund-A-Kabund. La semaine dernière, un document a été remis aux évêques de la CENCO pour le compte du Rassemblement. Il ne comportait pas la signature de Tshisekedi et semblait prônée une gestion consensuelle de l’Etat avec Kabila pour des élections en 2017. Le SG de la fille aînée de l’Opposition révèle qu’il s’agissait là simplement d’un  "document de travail" remis à la CENCO en réponse à un autre que cette structure avait donné. Aucune ombre d’Accord n’est à l’horizon. ‘’Nous encourageons donc la démarche engagée par la CENCO pour ouvrir la voie le plus vite possible  au vrai dialogue entre fils et filles de ce pays, pour éviter le pire ‘’, a soutenu en substance le SG de l’UDPS. Toutefois, si rien de cela n’arrive pas, le parti d’Etienne Tshisekedi prévient : ‘’le 19 décembre nous sortons notre carton rouge et nous jouerons notre match sur Triomphal. Aucun gaz lacrymogène ne nous empêchera’’.

Danny Ngubaa

      

Et si Kabila n’avait pas tort ? (Forum des As du 17 novembre 2016)

VIDE JURIDIQUE APRES LE 19 DECEMBRE 2016

Après tout, les articles 103 et 105 de la Constitution - auxquels « Rassemblement » ne fait jamais allusion parce que conscient de leur application mutatis mutandis avec l’article 70 - donnent raison au Président de la République lorsqu’il déclare, dans son discours sur l’état de la Nation du 15 novembre 2016 : « Quant à tous ceux qui semblent se préoccuper à longueur des journées de mon avenir politique – je tiens à leur dire, tout en les remerciant, que la République Démocratique du Congo est une démocratie constitutionnelle et que toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la Constitution » et ajoute, comme pour une prise de finition à la manière des catcheurs : « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée, et ce, dans toutes ses dispositions »...

Ces dernières heures, les manchettes de la presse étrangère « opposée » à Joseph Kabila rivalisent de créativité et d’ardeur pour continuer d’entretenir le flou sur ce qui est pourtant d’une clarté élémentaire.
« Congo : le président Kabila a éludé l’essentiel », écrit Colette Braeckman, revenue après la sortie manquée de l’affaire Jean-Jacques Lumumba dans le dossier « Bgfi-Céni ». C’est dans sa chronique mise en ligne le 15 novembre 2016 à 20h02. « RDC : devant le Congrès, Joseph Kabila reste vague sur son avenir politique », note Trésor Kibangula de « Jeune Afrique » pour son article mis à jour le même jour à 13h40. « A la Une : Kabila fait durer le suspense », relève Frédéric Couteau dans la dépêche Afp publiée le mercredi 16 novembre 2016. « RDC : un discours à la nation combatif pour Joseph Kabila », signale Rfi dans la sienne du 15 novembre modifiée le 16 novembre à 11h27.
Argument commun, pour paraphraser la spécialiste belge des Questions congolaises, le chef de l’Etat « a éludé la question que se posent tous les Congolais : a-t-il ou non l’intention de prolonger sa présence à la tête de l’État après le 19 décembre, date de l’expiration de son second et en principe dernier mandat ? », s’interroge Braeckman.
Mieux, Trésor Kibangula constate le problème en ces termes : « le Rassemblement, principale plateforme de l’opposition congolaise, ne l’entend pas de cette oreille. Rangé derrière Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, ce regroupement politique n’a toujours pas signé l’accord politique du 18 octobre, et soupçonne Joseph Kabila de concocter une modification ou un changement de la Constitution pendant la transition, afin de pouvoir se représenter à un troisième mandat ».
Beaucoup mieux, Christophe Rigaud du site web afrikarabia conclut : « Sur son avenir politique, Joseph Kabila s’est montré des plus flous. (…) A aucun moment, il ne s’est déclaré clairement contre la possibilité d’un troisième mandat, comme lui demandent de le faire l’opposition et la communauté internationale depuis plusieurs mois ».
L’autre dirait du cartésianisme qu’il a un sérieux problème d’application en RDC !
Et pour cause !

LE MECANISME DONNE RAISON AU CHEF DE L’ETAT
Dans son discours sur l’état de la Nation du 15 novembre 2016, le Président déclare de façon solennelle que « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée, et ce, dans toutes ses dispositions ».
Or, la première disposition qui intéresse l’opinion, selon les médias, est celle du troisième mandat. Tout le monde le sait : la Constitution ne le prévoit nullement. En toute logique, le sujet ne présente plus quelque intérêt. Les choses sont claires.
Il se fait, en plus, que la Constitution règle par elle-même la question de continuité de l’ordre institutionnel, de façon à éviter le vide juridique. Pour les institutions à mandat électif (Président de la République, Député national et Sénateur au plan national), le Constituant prévoit les articles 70 pour le premier, 103 pour le deuxième et 105 pour le troisième.
Leurs libellés respectifs sont les suivants : « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu » (article 70), « Le député national est élu pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible. Le mandat de député national commence à la validation des pouvoirs par l’Assemblée nationale et expire à l’installation de la nouvelle Assemblée » (article 103) et « Le sénateur est élu pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible. Le mandat de sénateur commence à la validation des pouvoirs par le Sénat et expire à l’installation du nouveau Sénat » (article 105).
Quoi de plus normal que d’entendre Joseph Kabila soutenir dans son discours sur l’état de la Nation que « toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglés de manière satisfaisante par la Constitution » ! Quoi de plus normal surtout qu’il en vienne à féliciter ses pourfendeurs de lui donner l’occasion de le démontrer aussi clairement que courageusement.
Pour rappel, dans son communiqué du 13 novembre 2016 par lequel il rend compte des échanges qu’il a eus le samedi 12 novembre dernier avec les membres du Conseil de sécurité ayant séjourné au pays, « Rassemblement » soutient qu’à la date du 19 décembre 2016, autant que le Président de la République, « toutes les autres institutions de la République à mandat électif n’auront plus ni légalité ni légitimité » au pays.
Or, le mécanisme constitutionnel comprenant les articles 70, 103 et 105 donne raison à Joseph Kabila, fort de la Loi fondamentale qui dispose, d’ailleurs, s’agissant de la Cour constitutionnelle, que « Les arrêts de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours et sont immédiatement exécutoires » et qu’en plus « Ils sont obligatoires et s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, civiles et militaires ainsi qu’aux particuliers ». C’est à l’article 168.

FORMATE POUR LES INTERETS DU MAITRE
Reste alors à savoir pourquoi les députés nationaux et les sénateurs membres de « Rassemblement » n’évoquent pas les articles 103 et 105 qui leur permettent de « glisser » légalement et légitimement au détriment de l’Udps, l’unique grand parti de la plateforme à n’avoir ni députés (reconnus), ni sénateurs (faute d’avoir participé au cycle électoral de 2006-2007) !
La Constitution congolaise a certes des faiblesses avérées. D’ailleurs, même ses défenseurs les plus acharnés admettent que la révision constitutionnelle est inévitable, même si elle ne doit s’opérer qu’après et non avant les élections.
Et qu’a-t-on décidé au Dialogue de la Cité de l’Union africaine, si ce n’est du respect strict de la Constitution dans la période comprise entre le 19 décembre 2016 et la date d’investiture des institutions issues des élections ? Au cours de cette période, il n’est question ni de révision constitutionnelle, ni de référendum constitutionnel.
La morale, dans cette affaire, est qu’à ce jour, précisément, fonctionnent au pays deux familles politiques. Celle qui, d’un côté, se conforme à la Constitution même si elle est présentée dans l’opinion comme étant non respectueuse de cette loi fondamentale et, de l’autre, celle qui déclare vouloir défendre à tout prix la Constitution pendant qu’en réalité, elle en est la première et principale pourfendeuse. C’est le cas, pour la première, de la Majorité présidentielle et, pour la seconde, de « Rassemblement ».
S’il arrive à esprit se voulant cartésien de ne pas percevoir cette simple évidence, c’est qu’il est dans un schéma qui ne garantit aucunement les intérêts de la RDC. Il est formaté pour les intérêts de son maître, dirait l’autre. Il fait exactement ce qu’il doit faire : empêcher Joseph Kabila d’avoir raison même lorsque les faits confirment qu’il n’a pas du tout tort dans ses prises de position.
C’est ce qui se fait à haute voix.
Omer NSONGO DIE LEMA/Correspondance particulière

Chemin de fer : les travaux de réhabilitation débutent à la gare de Matete (Forum des As du 8 octobre 2015)

EN VUE D’ASSURER LA VITESSE, LA SECURITE ET LE CONFORT SUR LE TRAFIC

La voie ferrée Kinshasa-Matadi est en pleine réhabilitation. Ce, grâce aux fonds (10,7 millions USD) débloqués par le Gouvernement Matata. Les travaux ont déjà débuté au niveau de la Gare de Matete. Cette première phase s’étend jusqu’à la gare de Kimwenza. Le conseiller principal du Premier ministre, en charge des Infrastructures et Transports, se fait accompagner hier du Directeur général de la Société Commerciale des Transports et des Ports (SCTP), entre la gare de Matete et celle de Lemba, pour se rendre compte de l’effectivité des travaux.

L’ingénieur Baikpon Kalonda a apprécié le fait que la réhabilitation se déroule dans les normes requises en la matière. Il s’est étonné de constater que plus de 1.700 m3 d’immondices ont été dégagées. Parce que, a-t-il indiqué, " l’objectif c’est de consolider la voie entre la gare de Matete jusqu’à Kimwenza. Ce qui constitue la première phase de ces travaux. "
L’Ingénieur Baikpon a également déploré des occupations anarchiques sur la voie. Sur ce point, insiste-t-il, " il faut que les autorités provinciales de Kinshasa et du Kongo central prennent des dispositions urgentes pour arrêter ce genre de choses et repousser les habitations selon les normes. Parce que l’objectif principal, c’est le désengorgement du Port de Matadi, ainsi que la réduction des charges sur la voie routière. Alors il faut garantir aux clients une vitesse commerciale acceptable. "
Ce qui n’est pas possible à ce jour avec le goulot d’étranglement observé au niveau de la voie entre Matete et Kisenso. Une section truffée d’immondices, avec des eaux usées en provenance soit des parcelles, anarchiquement construits, qui longent la voie, se déversant par endroit sur la voie. Ces eaux proviennent également des avenues en perpendiculaires de la voie. Une situation susceptible d’entraîner l’affaissement de la terre. A cela, il faut ajouter de files électriques enfouies sous le rail, lesquels endommagent certaines locomotives pendant leur passage.

VITESSE, SECURITE, CONFORT, DES DEFIS A RELEVER

Pour le Directeur général de la SCTP, Jean Kimbembe Mazunga, les travaux de réhabilitation de la voie ferrée Kinshasa-Matadi visent à réaliser trois paramètres que sont la vitesse, la sécurité et le confort. " Aujourd’hui, on ne sait pas faire la vitesse avec l’état de la voie, on ne peut pas parler du confort avec l’état de la voie, on ne peut pas non plus dire qu’on a assuré la sécurité avec des gens qui passent sur la voie. En fait tout ce banditisme foncier a quitté la route vers la voie ferrée. C’est un danger public. Le déraillement est un incident de trafic ferroviaire normal. Avec cet encombrement de la voie, imaginez qu’il y ait déraillement, c’est des vies humaines et des dégâts matériels importants que nous allons compter. "
Le patron de la SCTP a rappelé qu’à ce jour, on ne peut plus parler de l’effectivité du trafic ferroviaire parce qu’il y a le train voyageur qui dessert Kinshasa-Matadi, chaque week-end depuis le 22 août dernier. Bientôt, ça sera la reprise du train omnibus qui s’arrête sur les 42 gares que compte l’ex-Onatra. Il y a aussi le train marchandises en corolaire qui emboitent, fait-il savoir. "Aujourd’hui les importateurs recommencent à nous faire confiance, le niveau du trafic augmente. Mais ce n’est pas ça l’optimal ", a-t-il ajouté.

UN TRAVAIL DE SENSIBILISATION DE LA POPULATION S’IMPOSE Réhabiliter la voie est une chose, mais la maintenir en état en est une autre. Car, le constat fait hier par le conseiller principal du premier Ministre et les responsables de la SCTP est décevant. L’entrée de la gare de Matete est presque méconnaissable, saturée par des constructions anarchiques. Il y a même un bâtiment de deux niveaux qui jouxte la maison de la Gare. Un empiétement que le numéro un de la SCTP ne veut pas cautionner. Il a immédiatement envisagé d’actionner le processus de démolition de tous ces lotissements.
A l’intérieur de la Gare, on peut maintenant respirer l’air frais car, des montagnes d’immondices ont été dégagées. Ce qui a permis de retrouver d’autres voies qui s’étaient englouties par le sable. Des passants s’étonnent même de constater qu’un caniveau existe le long de la voie.
Le long de la voie s’organise de petits commerces. Les élèves empruntent la voie ferrée pour se rendre à l’école. Avec les travaux qui s’effectuent, il y aura augmentation de la vitesse et en cas de déraillement, c’est de dégâts énormes, a déploré Yacinthe Dzogolo, chef de projet et directeur du Département des Chemins de fer à la SCTP.
Le Gouvernement est déterminé à relancer le secteur des transports en RDC en vue de pallier le déficit budgétaire orchestré par la baisse des prix des matières premières sur le marché international. C’est ce qui justifie ce premier décaissement de 10,7 millions USD pour la réhabilitation de la voie ferrée Kinshasa-Matadi.
La première phase des travaux durera six mois, selon M. Bungula Basolua, directeur des voies et travaux à la SCTP. Le projet en entier devra couter plus de 40 millions USD, a-t-on appris. MOLINA