JNLCongoAcademy.com  +32476549370   La culture en 3 dimensions    Au coeur de l'action        Flash

Politique

Sur cette page, nous publions journellement des sujets politiques d'actualité traités par des quotidiens Congolais. Nous ne manquerons pas d'en citer les sources.

Merci.

 

Félix Tshisekedi aux chinois de CREC 8 : « un travailleur congolais, qui est dans son pays ... (Actualité CD du 18 juillet 2019)

 

... ne peut pas être payé 5 USD, c’est insignifiant »

ACTUALITE.CD

Lors de sa tournée mercredi 17 juillet dans la ville de Kinshasa pour inspecter les chantiers dans le cadre de son programme d’urgence, Felix Tshisekedi s’est également appesanti sur les conditions de travail. Il s’est particulièrement intéressé au chantier de Pompage, dans la commune de Ngaliema.

 
Tout de bleu vêtus, les ouvriers chantent à tue-tête à l’approche de Félix Tshisekedi. Ils réclament l’amélioration de leur salaire. « Papa, nous tes enfants nous t’implorons de revoir nos salaires », entonnent-ils en chœur. Le chef de l’Etat s’approche et appelle leur délégué. Ils échangent quelques paroles devant ces ouvriers impatients qui crient : « il ne faut rien cache, il faut tout lui dire ».

« Nous recevons cinq dollars américains par jour. C’est insignifiant », résumé le délégué.

Félix Tshisekedi appelle ensuite le responsable chinois qui s’occupe du chantier.

« C’est un travailleur congolais qui est dans son pays et qui ne demande qu’à bien vivre. Ce que je veux dire avec gentillesse ce que leurs conditions de travail et de vie soient améliorées. Vous allez recevoir de l’argent. Ils doivent aussi jouir de cet argent. Je vais revenir dans deux jours, à la fin de ce mois. Si les salaires ne sont pas améliorés on ne s’entendra pas avec vous »,  lui dit-il avant d’ajouter : « cinq dollars par jour, c’est insignifiant. Il faut revoir cela à la hausse. Il faut payer régulièrement ».

La China Railway Engineering Corporation (CREC) est la plus grande entreprise chinoise de construction ferroviaire.  Cette société a déjà par le passé été pointée du doigt  par la société civile sur les conditions de travail « inacceptables » pour les travailleurs congolais : absence de contrat de travail, non-respect des heures de travail, paiement des salaires à un taux inférieur au taux officiel, etc.

CREC est associée à l’OVD pour la réalisation de ce saut-de-mouton de 204 mètres. Cet ouvrage est composé de trois parties dont 45 mètres pour le pont principal, 102 mètres et 57 mètres respectivement pour l’accès à gauche et à droite. Sa durée de vie de conception structurelle est de 50 ans. Et son inauguration est prévue le 30 septembre. En attendant les usages de la route souffrent notamment à cause des embouteillages monstres que provoque ce chantier.

Scission à l'AFDC-A : "Consolider les acquis démocratiques et résoudre le problème de dédoublement des partis ... (7 sur 7 du 18 juillet 2019)

... politiques", le schéma de Joseph Olenghankoy.

7sur7

 

Le président du Conseil National de Suivi de l'Accord et du Processus Électoral, "CNSA", Joseph Olenghankoy, a plaidé ce jeudi 18 juillet 2019 pour la résolution de la problématique de dédoublement des partis politiques sur la situation qui prévaut au sein de l'AFDC-A. 

"Il faut consolider les acquis de la démocratie en discutant avec toutes les parties prenantes afin de régler le problème du dédoublement des partis politiques sur base des textes et de la loi régissant les partis politiques en RDC", a-t-il indiqué sur son compte Twitter. 

Pour rappel, deux camps existent actuellement au sein du regroupement politique Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés, "AFDC-A". L'un dirigé par le sénateur Modeste Bahati et l'autre par la députée nationale Néné Nkulu. 

Au cours d'une conférence de presse tenue le 16 juillet dernier au Palais du Peuple, l'ancien ministre du Plan Modeste Bahati a affirmé que Néné Nkulu n'a aucune qualité pour engager l'AFDC-A en évoquant les textes (statut) qui régissent ce regroupement politique. 

Modeste Bahati Lukwebo avait par la même occasion appelé le chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et le président du CNSA Joseph Olenghankoy, à assurer le bon fonctionnement de l'AFDC-A en interdisant toute ingérence extérieure. 

Le point de discorde entre les deux ailes de l'AFDC-A est né de la candidature de l'ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux Alexis Thambwe Mwamba, désigné par Joseph Kabila, à la présidence du Sénat. 

Un choix rejeté par Modeste Bahati et la grande majorité des présidents de partis politiques membres de l'AFDC-A mais validé par la présidente du groupe parlementaire AFDC-A à l'assemblée nationale Néné Nkulu et ses collaborateurs.

Jephté Kitsita

Seth Kikuni dépose plainte contre constant omari, président de la FECOFA (Politico CD du 18 juillet 2019)

 

Comme promis, l’ancien candidat à l’élection présidentielle 2018 et Directeur général de KMSI, Seth Kikuni a déposé plainte pour faits d’imputations dommageables contre Constant Omari Selemani, président de la FECOFA ce mercredi 17 juillet 2019.

Dans la plainte adressee au Procureur par Général près de la cour d’appel de Kinshasa/ Gombe, Théodore Ngoy, avocat conseil de Seth Kikuni, il accuse Constant Omari d’injure publique proférée contre son client en le traitant de “voyou” et de “petit con” en date du 28 juin lors d’une conférence de presse tenue en Egypte.

Il a aussi instruit les joueurs de ne pas porter les articles livrés par KMSI dont les costumes, les chemises, les chaussures et les accessoires livrées par cette entreprise en violation délibérée des stipulations des articles 1 à 5 du protocole d’accord du 22 mai 2019 signé entre la Fédération congolaise de football association, FECOFA en sigle et la société KMSI qui devait habiller les Léopards de la RDC en coupe d’Afrique des nations Egypte 2019 peut on lire dans la plainte.

Notons que le 22 juin déjà, KMSI avait transmis à la FECOFA une mise en demeure pour non-respect de ce contrat. Seth Kikuni avait rapporté dans sa lettre que la FECOFA avait refusé de communiquer à sa société des informations concernant l’hébergement de l’équipe nationale ainsi que les tailles des joueurs et des membres du staff technique. KMSI avait également fustigé le fait que les Léopards n’avaient pas porté ces vêtements en marge du match RDC-Ouganda.

Après le fameux tweet de Seth Kikuni lors de la défaite des fauves congolais contre l’Ouganda: “Conflit interne, irresponsabilité, manque de professionnalisme et poursuite de l’intérêt personnel des cadres influents de la FECOFA ont créé hier soir des frustrations graves au sein de l’équipe nationale pourtant motivée. Ils ont tout saboté. Ibenge n’y est pour rien”.

Constant Omari qui n’a pas digéré ce tweet a traité Seth Kikuni de petit con devant la presse.

Dossier à suivre.

Thierry Mfundu

L’affaire des véhicules de l’APK :Roger Nsingi toujours otage d’une main noire (Le Phare du 18 juillet 2019)

 

Le feuilleton judiciaire de Roger Nsingi, président sortant de cette institution, sur l’affaire de détournement présumé des véhicules de l’Assemblée provinciale, est loin de connaitre son épilogue.

On rappelle que la Cour d’Appel de la Gombe avait réservé une fin de non- recevoir à sa demande de liberté provisoire pourtant formulée en bonne et due forme par le collectif de ses avocats, en dépit de la détérioration de son état de santé. Il est présentement interné dans un centre de santé de la capitale, où il avait été transféré, pour des soins appropriés.     

            Pourtant en dates du 1er et 7 avril 2019, l’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa avait procédé, contre des accusés de réception, à la restitution de tous les véhicules appartenant à l’organe délibérant de Kinshasa, pour lesquels il avait été arrêté, traduit en justice et placé en détention préventive à la Prison Centrale de Makala.

            Les décharges y afférentes avaient été même authentifiées avec le cachet de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.  

            On signale que dans le lot des véhicules restitués figuraient deux jeeps de type Prado, une Ford Everest et un mini-bus Hiace.

            Compte tenu du blocage de la procédure de relaxation de leur client, les avocats de Roger Nsingi dénoncent une main noire derrière son dossier judiciaire, laquelle l’avait fait arrêter arbitrairement avant de le faire conduire, de manière cavalière, à l’Inspection Provinciale de la police pour la ville de Kinshasa, sans mandat d’arrêt.

            Ils estiment qu’aucune raison ne justifie, à ce stade, le refus des juges de Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe d’accorder  la liberté provisoire à leur client, qui a un domicile fixe et bien connu à Kinshasa.

            La défense déplore également le fait que l’actuel président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godet Mpoyi, avait  initié la procédure illégale de l’arrestation de son prédécesseur sans pour autant le contacter pour avoir sa version sur l’état du charroi automobile de cette institution.      

            Un doigt accusateur est aussi pointé en direction de l’ex-gouverneur de la ville de Kinshasa, actuellement sénateur, André Kimbuta, qui influencerait les juges du Tribunal de Grande instance de la Gombe et de la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, afin que soient bloquées toutes les procédures visant la mise en liberté provisoire de Roger Nsingi, voire l’abandon des poursuites judiciaires contre lui.

            « Ses détracteurs, avec Kimbuta en tête, ne ménagent aucun moyen pour le maintien de Roger Nsingi dans sa cellule de Makala », a martelé le Secrétaire général de son parti dans les médias.

            Rappelons que dans un mémo adressé au Chef de l’Etat en date du 26 juin 2018,  les notables Kongo avaient sollicité son implication personnelle afin d’éviter tout trafic d’influence et de mettre fin à son procès au niveau de la justice.

            Ils avaient également plaidé pour l’octroi de la liberté provisoire ou, au besoin, d’une grâce présidentielle à leur frère Roger Nsingi, dont l’état de santé précaire inspire beaucoup d’inquiétude. ERIC WEMBA

Ebola au Nord-Kivu : un député provincial invite la Regideso à ne pas priver la population d’eau potable (Radio okapi du 18 juillet 2019)

 

Quelques habitants de la ville de Goma, achètent des bidons d’eau potable auprès des revendeurs au bord du lac Kivu. [Archives] Radio Okapi/ Ph. John Bompengo,

Le vice-président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu, Jean-Paul Lumbulumbu, exhorte la Regideso à ne pas priver la population d’eau potable, afin de réduire les risques de contamination au virus Ebola. Cette maladie a fait son apparition à Goma, où un cas de décès est déjà enregistré.

 

« Nous sollicitons de la Regideso de suspendre, pour une durée de trois mois, tout recouvrement forcé et les coupures d’eau dans la ville de Goma. La prévention de la maladie à virus Ebola demande à ce que nous puissions nous impliquer tous. En tous cas, en tant qu’élu du peuple, je demande à la Regideso de poursuivre certes le recouvrement normal, mais tout recouvrement forcé par la coupure d’eau ne ferait qu’exposer la population de la ville de Goma », a plaidé l’élu de Lubero, Jean-Paul Lumbulumbu.

Il a aussi invité la population à collaborer avec les agents de la riposte affectés aux différents postes de contrôle.

« Nous appelons la population à accepter de se faire prélever la température mais aussi laver les mains. C’est le seul moyen que nous avons pour le moment pour prévenir la maladie à virus Ebola. Vous savez, la ville de Goma a beaucoup d’entrées », a indiqué le député Lumbulumbu.

Le vice-président de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu appelle également les équipes de riposte à renforcer le contrôle, afin de limiter la propagation de la maladie à virus Ebola.

« C’est l’occasion pour nous de pouvoir interpeler les services de riposte et de contrôle dans tous les points d’entrée, qu’il s’agisse des ports, de l’aéroport, je pense qu’il y a une sorte de relâchement au niveau des points d’entrée. Il faudrait que les équipes de riposte puissent renforcer la sensibilisation », a recommandé Jean-Paul Lumbulumbu.

L’organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré mercredi 17 juillet que l'épidémie d'Ebola, qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo était désormais une « urgence sanitaire mondiale ». Depuis août 2018, plus de mille six cent cinquante personnes sont décédées du virus, et environ 12 nouveaux cas sont signalés chaque jour.

AFDC-A : Bahati Lukwebo menace de poursuivre les pro-FCC en justice (Forum des As du 18 juillet 2019)


*''Toute déclaration, tout engagement, tout contact ou signature n'émanant pas de l'organe habilité n'engage pas l'AFDC-A et ne peut produire aucun effet'', tranche-t-il.

L'autorité morale de l'Alliance des Forces démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) est monté sur ses grands chevaux. Ayant pris ses distances face au Front Commun pour le Congo (FCC), Modeste Bahati Lukwebo est indigné de voir ses anciens partenaires parler ouvertement au nom de la plateforme qu'il a toujours dirigée. Excédé, il menace de poursuivre en justice tous les usurpateurs, comme le renseigne un communiqué de presse daté du 16 juillet.

Déterminé à mater la dissidence créée par ses anciens pairs ''qui ont pris la résolution de naviguer à contre-courant de la ligne du Regroupement'', Bahati Lukwebo rappelle qu'il reste le président et l'autorité morale de l'AFDC-A. Conscient qu'il demeure aussi le président de la Conférence des Présidents des Partis et Personnalités de ce regroupement, il souligne qu'il est le seul habilité à engager cette plateforme politique, rejetant ainsi les propos de ses anciens alliés d'hier, restés fidèles au FCC.

Pour éviter toute confusion, Bahati Lukwebo clame qu'''aucune autre personne ou groupe de personnes, moins encore les élus ou non, ne peut usurper les prérogatives des organes du regroupement, sous peine des poursuites pour usurpation de fonction et de qualité''.

Ainsi, note-t-il dans le communiqué, ''toute déclaration, tout engagement, tout contact ou signature n'émanant pas de l'organe habilité sus rappelé, n'engage pas l'AFDC-A et ne peut produire aucun effet''.

Sans les nommer, Modeste Bahati s'attaque ouvertement à ''un groupuscule d'élus, de non élus et de cadres'' de l'AFDC-A qui ont récemment réagi au maintien de sa candidature à la présidence du Sénat. Allusion faite à la branche de ses pairs de la plateforme, restés fidèles au FCC.

Intervenant dans les médias à travers une Déclaration politique diffusée le mardi 16 juillet dernier, ces cadres de l'AFDC-A se sont, en effet, désolidarisés de Modeste Bahati Lukwebo, préférant se ranger désormais derrière Nene Ilunga Nkulu, leur nouvelle autorité morale et président du regroupement.

Indigné par ce qu'il qualifie de ''débauchage'' entretenu par le FCC, Bahati Lukwebo a tenu à faire cette mise au point pour mettre hors d'état de nuire tous ceux qui tentent d'usurper les fonctions et qualités des animateurs de l'AFDC-A. Ci-contre l'intégralité de son communiqué de presse. Yves KALIKAT

Kinshasa/sauts-de-mouton : Félix Tshisekedi est arrivé à Pompage pour visiter les travaux (Actualité CD du 17 juillet 2019)

Photo ACTUALITE.CD.

Félix Tshisekedi est arrivé à Pompage dans la commune de Ngaliema dans le cadre de la visite des travaux de construction de des sauts-de-mouton censés sortir Kinshasa de ses monstrueux embouteillages.

 

Le chef de l’Etat a retrouvé son directeur de cabinet Vital Kamerhe qui l’a précédé sur le lieu. Gentiny Ngobila gouverneur de Kinshasa et Néron Mbungu, son adjoint ainsi que des responsables de services de sécurité sont également à Pompage.

sa

Après cette étape, il est aussi prévu que Tshisekedi visite les endroits barricadés pour les mêmes travaux à SOCIMAT et à Mandela sur le boulevard du 30 juin. Il pourra éventuellement visiter aussi la fermeture faite sur le boulevard de Libération (Ex-24 Novembre) non loin de la RTNC.

D’autres chantiers des sauts-de-mouton sont érigés au niveau de Debonhomme (Matete), marché de Liberté et arrêt Pascal (Masina).

Ces travaux sont "devenus un cauchemar pour les automobilistes kinois.", s'est emporté lundi le porte-parole du président de la République, Kasongo Mwema , qui annonçait la descente du président Félix Tshisekedi sur différents chantiers.

« Là où rien n'est fait, les tôles bleues seront démontées" et les sites seront "rouverts à la circulation », a déclaré le porte-parole.

Mais les régies en charge de la construction de ces infrastructures « passeront á la caisse, rembourser l'argent perçu », a- t- il ajouté.

« Les intouchables, vous étiez prévenus (...) Allo ! Vous qui avez indûment perçu l'argent de l'État, attendez-vous à une petite visite de courtoisie des…inspecteurs. Oui, oui. Il y en a encore en RDC. Tokomesana. », a commenté Mwema.

“Les entreprises françaises seront sollicitées pour investir au Congo Kinshasa ” ( François Pujolas) (Politico CD du 17 juillet 2019)

ambassadeur de la France en RDC a indiqué lors de la célébration de la fête nationale française célébrée le dimanche dernier que les entreprises françaises seront sollicitées pour investir au Congo-Kinshasa et ainsi développer des échanges économiques entre deux pays.

Devant un parterre d’invités et d’officiels congolais, le diplomate français a affirmé que le président français Emmanuel Macron souhaite organiser en 2020, une saison culturelle dénommée “Africa 2020”.
Une activité qui permettra aux artistes et créateurs africains, dont congolais de se produire, montrer leurs œuvres et leur travail en France. 

F. Pujolas a salué 2019 comme étant une année historique en RDC, après l’alternance pacifique qui a amené Félix Tshisekedi au pouvoir après 18 ans de règne de Joseph Kabila.

Le représentant de la France en RDC appelle en outre à la mise en œuvre d’une politique des reformes et de modernisation pour “conduire le pays vers son développement durable et inclusif.”

Il faut rappeler que depuis l’avènement du président Tshisekedi au pouvoir, la France et la RDC ont amélioré leur coopération bilatérale. Plusieurs projets se sont développés dans des différents secteurs de la vie entre les deux nations.

Lors de sa récente visite à Kinshasa, Yves le Drian, ministre des affaires étrangères, a promis que la France va mobiliser la somme de 300 millions  d’euros pour financer la coopération avec la RDC.

Ainsi, F. Pujolas a plaidé pour la mise en place d’une structure de dialogue permanent entre son pays et la RDC.

Thierry Mfundu

RDC : L'ACAJ condamne "le débauchage de certains parlementaires de l'AFDC-A" par le FCC (7 sur 7 du 17 juillet 2019)

7sur7

L'Association Congolaise pour l'Accès à la Justice, "ACAJ", a condamné, ce qu'elle qualifie de "débauchage" de certains élus de l'AFDC-A de Bahati Lukwebo par le Front Commun pour le Congo (FCC) qui a fixé, lundi dernier, un dead-line de 7 jours à tous les responsables de l'État de ce regroupement politique de clarifier leur position. 

Le président de cette structure Georges Kapiamba exhorte le FCC à cesser notamment de bicéphaliser les partis et regroupements politiques car, à son avis, cette pratique est "honteuse". 

"ACAJ condamne le débauchage de certains parlementaires de l'AFDC-A et invite le FCC à combattre réellement la corruption, l'achat de conscience et le dédoublement des partis et regroupements politiques. Cette pratique est honteuse et avilit les politiciens qui s'y prêtent", indique Georges Kapiamba via son compte Twitter ce mercredi 17 juillet. 

Exclu définitivement du FCC et destitué par la dissidence de l'AFDC-A qui sera désormais dirigée par la présidente du groupe parlementaire de ce regroupement Néné Nkulu, Bahati Lukwebo a, au cours de sa conférence de presse tenue mardi 16 juillet, dénoncé ce mode opératoire du FCC qui chercherait, d'après lui, à faire "invalider sa candidature" au poste de président du Sénat. 

Merveil Molo/Stagiaire

Du rififi au FCC :Bahati demande au Premier ministre d’identifier une nouvelle majorité (Le Phare du 17 juillet 2019)

Le clan Kabila connait de fortes turbulences 6 mois après les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales du 30 décembre 2018, lesquelles ont eu le mérite de faire vivre au peuple congolais, pour la première fois de son histoire, une passation civilisée du pouvoir au sommet de l’Etat.
Après sa suspension à durée indéterminée par la conférence des présidents du FCC (Front Commun pour le Congo), suivie de sa radiation, suite à sa décision de se porter candidat à la présidence du bureau définitif du Sénat, contre Thambwe Mwamba, le candidat plébiscité par cette famille politique, Modeste Bahati n’a pas quitté le navire seul. En effet, de nombreux partisans de l’ex-Président de la République, à Kinshasa comme en provinces, ont rallié sa cause.
On peut citer, dans le lot, Adèle Kayinda, une des co-fondatrices du PPRD, élue sur la liste de l’AFDC aux législatives du 30 décembre 2018, nommée illico presto présidente du groupement parlementaire de ce regroupement politique, en remplacement de Nene Ilunga, rester fidèle au FCC et à Joseph Kabila. Il y a également Vicky Katumwa, PCA de l’ex-Onatra, et Mbengele, ancien directeur général du FPI, opposant farouche d’Evariste Boshab dans la circonscription électorale de Mweka, au Kasai central.
Dans sa communication devant les médias, hier mardi 16 juillet 2019 au Palais du Peuple, Modeste Bahati Lukwebo a officiellement confirmé son divorce d’avec le FCC. Il a, dans la foulée, demandé au Premier ministre Ilunga Ilunkamba de procéder à l’identification d’une nouvelle majorité parlementaire, en tenant compte du fait que la plate-forme AFDC-A (Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés), est devenue autonome, et d’entamer de nouvelles consultations en vue de la formation du gouvernement.
L’ « Autorité morale » de l’AFDC-A a également invité ses anciens camarades du FCC et leur chef de file, Joseph Kabila, de mettre immédiatement fin à leurs intimidations en direction des élus et mandataires de son regroupement politique ainsi qu’aux manœuvres de débauchage, sous peine de poursuites judiciaires. Eric Wemba

AFDC -A: Nouvelle Plate-forme politique
au sein de la majorité parlementaire
La situation politique dans notre pays évolue à une vitesse de lumière. Aujourd’hui notre Regroupement politique, Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) est devant vous, femmes et hommes des médias, afin de fixer l’opinion nationale et internationale.
En date du 15 juillet 2019, la Conférence des Chefs des Regroupements du Front Commun pour le Congo a suspendu pour une durée indéterminée et sans une demande d’explication, son représentant à ladite Conférence, l’Honorable Sénateur Modeste BAHATI LUKWEBO, après qu’il ait dénoncé pour la nième fois la violation de la Charte du FCC quant au respect des critères de poids politique et de concertation préalable dans la répartition des responsabilités. L’injustice, la méchanceté, la haine, l’égoïsme à outrance, le chantage médiatique, la jalousie, les intrigues et les règlements de compte sont devenus le mode de gestion de cette plateforme politique. En RDC, des millions de personnes suivent de très près les démarches et autres comportements politiciens de mes ex-camarades réunis au sein du FCC. Ce sont des comportements condamnables.
Il est inconcevable qu’un Regroupement comme l’AFDC-A, deuxième force politique du pays, qui apporte au FCC 145 élus (44 députés nationaux, 70 députés provinciaux, 2 gouverneurs de province Kasaï central et Sud Kivu, 7 vices gouverneurs Tshopo, Tshuapa, Tanganyika, Equateur, Maniema, Kasaï et Kasaï central, 13 sénateurs et des membres des bureaux des assemblées provinciales; soit privé de la direction d’une institution au profit d’un indépendant qui vient seul et dont la candidature n’a fait l’objet d’aucun débat.
La réalité, c’est que l’AFDC-A est combattu pour son projet progressiste qui lutte pour la véritable démocratie en RDC, la bonne gouvernance et l’amélioration des conditions de vie de la population.
Ne dit-on pas en latin que : « SALUS POPULI SUPREMA LEX ESTO » c’est-à-dire LE SALUT DU PEUPLE EST AU-DESSUS DE TOUT.
Voilà pourquoi, le Regroupement Politique AFDC-A a décidé, après son exclusion injustifiée, de se constituer en plate-forme politique autonome dans la majorité parlementaire en vue de continuer à défendre les intérêts du Peuple congolais en vue de briser le paradoxe d’un pays nanti avec un peuple pauvre. Le Regroupement AFDC-A lance un appel à toutes les autres forces politiques soucieuses du bien-être de la population et du développement économique et social de la RDC de se joindre à lui pour l’atteinte de ces objectifs.
Nous saluons ce qui, de positif, a été réalisé par les différents gouvernements qui se sont succédés mais nous estimons qu’il est possible de faire encore mieux en capitalisant toutes les vertus républicaines et en plaçant au centre les préoccupations de nos compatriotes.
Ainsi est née ce jour la plate-forme politique AFDC-A en sus du FCC, du CACH et de LAMUKA.
Toutes les Institutions de la Républiques, les forces politiques et la société civile sont invitées à en prendre note.

CREATION DU REGROUPEMENT POLITIQUE AFDC-A

Le Protocole d’Accord portant création du Regroupement politique dénommé Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) a été signé en date du 17 mars 2018. 
Ce protocole avait été signé entre l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC) et plusieurs autres sociétaires dont 31 Partis politiques et 21 Personnalités politiques. Les Partis Politiques y étaient représentés par leurs mandataires légaux. 
La Direction du Regroupement est assurée par le Président National et Autorité Morale du Parti politique AFDC nommé statutairement en qualité de Président du Regroupement politique AFDC-A par la Conférence des Présidents des Partis et Personnalités Politiques (cfr. Article 7 paragraphe 4 du Protocole d’Accord portant création du regroupement). 
Le Président du Regroupement est la seule Autorité habilitée à engager ledit Regroupement politique vis-à-vis des Autorités Publiques, des tiers et des organisations politiques. En cas d’empêchement, il désigne un intérimaire porteur d’un mandat spécial (etc. Article 7 paragraphe 4 du Protocole d’Accord portant création du regroupement).
En date du 26 mars 2018, les noms des personnes autorisées les partis et les regroupements politiques ont été communiqués au ministère de l’Intérieur et Sécurité. 

ELECTIONS PRESIDENTIELLE, LEGISLATIVES NATIONALES ET PROVINCIALES DE 2018

Les candidats députés nationaux et provinciaux, les sénateurs, les gouverneurs, les vices- gouverneurs et les membres des bureaux des assemblées provinciales se sont présentés sous le label de leurs partis ou de leurs regroupements politiques. 
Il sied donc de préciser que le FCC n’a pas de députés ni des sénateurs propres. Encore moins des gouverneurs et vices-gouverneurs. Ils se sont présentés au nom de leurs partis et regroupements politiques. Il ne peut en être autrement dès lors que le FCC n’a pas de personnalité juridique. Ceci nonobstant l’appui financier et logistique apporté aux partis et regroupements membres. A cet effet l’AFDC-A fort de son nombre de candidats députés nationaux et provinciaux (1.212) et de 32 partis politiques membres, remercie l’Autorité Morale du FCC pour l’appui de 650 dollars américains déboursé pour ses candidats. Le reste (caution et appui à la campagne électorale, logistique etc. ) a été payé par nous-mêmes pour tous les candidats et pour tous les chefs des partis politiques, y compris i’ Honorable Stève Mbikay qui n’a jamais cotisé au regroupement mais pour lequel nous avons payé la caution ainsi que celle de tous les candidats proposés par son parti PT en sus de l’appui de 5.000 USD à sa campagne. Tous les candidats ont aussi reçu un appui à la campagne. 

Pour dire vrai l’honorable Stève Mbikay, n’a jamais été élu ou désigné vice-président du Regroupement AFDC-A, car ils étaient 4 prétendants au poste de vice-président en charge du Kasaï Oriental et ne s’étant pas mis d’accord, le poste est resté vacant. Il ne peut donc prouver la qualité de vice-président dont il se prévaut dans sa recherche de postes ministériels.
De même, l’honorable NENE ILUNGA NKULU n’a aucune qualité pour engager et représenter le Regroupement AFDC-A au FCC et auprès des tiers au risque de nous obliger à engager des poursuites judiciaires à sa charge et à la charge de ceux qui tenteront de quitter le Regroupement au nom duquel ils ont été élus, en application de la Loi sur les partis politiques et aux règlements intérieurs de l’Assemblée Nationale et du Sénat.
C’est ici l’occasion de dénoncer les méthodes staliniennes du FCC qui s’active à débaucher nos élus et nos cadres, alors que la Charte du FCC interdit formellement l’ingérence dans le fonctionnement interne des partis et regroupements membres.
A son égard, également des poursuites vont. être engagées et nous demandons au CNSA de jouer son rôle en vue de préserver la liberté d’association et la démocratie dans notre pays.
L’AFDC-A est devenue un patrimoine national qui doit être sauvegardé par ce qu’il est le seul avec le PPRD qui a franchi le seuil de 1.250.000 voix exprimées par les électeurs. Ce patrimoine ne peut être démoli par des personnes animées de jalousie, de méchanceté, de peur de contradiction et d ‘injustice,
Les intimidations, les menaces sécuritaires et même d’atteinte à l’intégrité physique de nous qui sommes légalistes et aux côtés de la population, mais nous ne nous détournerons aucunement de nos objectifs et c’est ce qui nous amène à confirmer notre candidature au poste de Président du Sénat.
Nous savons que leurs laboratoires fonctionnent jour et nuit pour examiner la possibilité d’invalider notre candidature, mais le Peuple ne le leur permettra pas.
Nous demandons donc à nos Gouverneurs et vice-gouverneurs, à nos députés, nos sénateurs, nos membres des bureaux des assemblées provinciales ainsi qu’à nos ministres provinciaux de s’opposer à toute forme de dictature et d’intimidations et de vaquer paisiblement à leurs occupations. Rien ne leur arrivera tant que les donneurs d’ordre n’ont ni légitimité, ni légalité.
Il suffit de voir comment les mêmes bonzes du FCC se sont rués sur nos élus en intentant des procès à la Cour Constitutionnelle et au Conseil d’Etat en vue de remplacer nos véritables élus pour comprendre leurs méthodes anti démocratiques. Tenez vous bien 138 procès. Pourtant au départ, ils nous en avaient déjà pris y compris mon siège à Bukavu. Pourtant, je détiens toutes les preuves de mon élection comme député national, bureau par bureau de vote, mais comme il fallait me barrer la route du perchoir à l’Assemblée Nationale, il fallait proclamer quelqu’un qui vient derrière moi sur la liste pour m’embarrasser.
Malgré tous ces tripatouillages, nous demeurons la deuxième force politique du pays après les arrêts rendus par les Cours d’Appel et de la Cour Constitutionnelle à l’issue desquels nous avons perdu 3 sièges à Lubumbashi, Kalemie et Tshangu.
Ainsi, nous ne pouvons nous empêcher de dénoncer :

  • Le débauchage des Députés de notre Regroupement politique AFDC-A avec promesse des postes et avantages alléchants;
  • La tentative de dédoublement de notre Regroupement politique AFDC-A et du Parti politique AFDC, en souvenir des actes posés par le passé en défaveur des Partis politiques, notamment UDPS, UDECO, MSR, MLC, PALU etc. ; et
  • Le montage des faux dossiers, menaces et autres insultes à notre égard,
    En date du 03 avril 2019, après évaluation de la situation politique du pays, la Conférence des Présidents des Partis et Personnalités Politiques de notre regroupement politique AFDC-A, avait adressé un Mémorandum à l’Autorité Morale du FCC, dans lequel elle lui a rappelé qu’elle était la deuxième force politique du FCC et du pays. Et par conséquent, notre Regroupement politique AFDC-A membre du FCC doit être pris en compte dans le partage des responsabilités au Gouvernement, à la CENI, au niveau des Entreprises publiques et dans la diplomatie, etc. Ce mémo est demeuré lettre morte.
    Suite à cette nième humiliation, la Conférence des Présidents des Partis et Personnalités Politiques de l’AFDC-A a investi, à l’unanimité, et ce, à travers une déclaration politique datée du 3 juillet 2019, l’Autorité Morale et Président National du notre regroupement politique AFDC-A en qualité de Candidat ou poste de Président du SENAT. La déclaration politique susvisée fût égaiement transmise à l’Autorité Morale du FCC et distribuée à tous les Présidents des Regroupements membres du FCC.
    Aussi, en date du 7 juillet 201 9, la Conférence des Présidents des Partis et Personnalités Politiques de l’AFDC-A avait tenu une nouvelle réunion pour, non seulement constater et prendre acte de l’exclusion du Président et Autorité Morale de l’AFDC-A et de son Regroupement politique de la plate-forme FCC (cfr. déclaration lue à la veille par le Rapporteur du FCC) mais aussi reconfirmer l’investiture de l’Honorable Sénateur Modeste BAHATI LUKWEBO au poste de Candidat Président du SENAT.
    Parmi autres résolutions prises le même jour. Il s’agit notamment de :
  • Reconnaitre officiellement l’autonomie de notre Regroupement politique AFDCA et sa conversion en plate-forme politique de la Majorité Présidentielle;
  • Donner mandat au Président National et Autorité Morale de notre Regroupement politique AFDC-A afin de prendre contact avec toutes les Institutions de la République pour les informer de notre autonomie politique et d’en tenir compte dans le partage des postes de responsabilités;
  • Eviter l’étouffement des partis et Regroupements politiques contrairement à l’autonomie prévue dans la Charte constitutive du FCC, etc.
    Bien qu’ayant pris part active à la Conférence des Présidents des Partis et Personnalités Politiques de notre Regroupement politique AFDC-A et signé la déclaration qui avait confirmé l’investiture du Président et Autorité Morale en qualité de candidat Président du Sénat, un groupuscule des élus et de quelques cadres se sont désolidarisés du Regroupement par des Déclarations contraires à la décision prise auparavant.
    C’est ici l’opportunité de confirmer que cette déclaration ne peut en aucun cas engager notre Regroupement politique AFDC-A, car n’émanant pas de la Conférence des Présidents des partis et Personnalités politiques.
    Rappelle que, l’Honorable ILUNGA NKULU Néné, Présidente du Groupe Parlementaire AFDC-A à l’Assemblée Nationale, initiatrice de la dissidence, est signataire du communiqué daté du 11 juillet 2019, par lequel, nous citons: « … demanda aux camarades membres du Regroupement politique AFDC-A qui occupent des responsabilités dans les institutions au niveau national ou provincial pour le compte du FCC, de bien vouloir clarifier leurs positions d’appartenance ou non au FCC, endéans 72 heures ».
    Il apparait clairement que l’Honorable ILUNGA NKULU Néné ignore totalement les dispositions statutaires et règlementaires de notre Regroupement politique AFDC-A, car n’ayant pas qualité pour engager ni représenter celui-ci.
    Pour son information et conformément au Protocole d’Accord précité, le Président National et Autorité Morale de l’AFDC-A est le seul habilité à engager le Regroupement auprès des tiers suivant Mandat lui confié par la Conférence des Présidents des Partis et Personnalités Politiques.
    Vous remarquerez que l’Honorable ILUNGA NKULU Néné n’est pas membre de cette Conférence. A ce titre, elle ne peut se prévaloir des prérogatives de cet organe à moins qu’elle l’ait fait par ignorance.
    Par, rapport à la forme de son Communiqué lacunaire, nous constatons, entre autres:
    a. L’absence de logo, le cochet, l’adresse sociale, le numéro de téléphone, le site web, et le numéro portant enregistrement de son Regroupement auprès du ministère de l’Intérieur de notre pays;
    b. L’inexistence de la fonction de Coordonnatrice dons la structure nationale de l’AFDC-A;
    c. L’utilisation abuse et sans autorisation des insignes officiels de notre Regroupement politique AFDC-A ;
    d. Les instructions erronées données, sans aucune qualité, aux élus de notre Regroupement l’AFDC-A en engageant le FCC, alors qu’elle n’a pas compétence,
    Comme conséquences:
    Primo, le mandat des Députés ou des Sénateurs exercé par les dissidents est un mandat du Regroupement et non des individus et encore moins du FCC ;
    Secundo, les dispositions du Protocole d’Accord et du Règlement Intérieur du Regroupement politique AFDC-A étant claires, il est demandé aux dissidents débauchés de revenir à la raison pour éviter tout désagrément, car l’ heure de dédoublement des Partis et ou des Regroupements politiques n’est plus d’actualité,

CONCLUSION

Nous demandons à Son Excellence Monsieur le Président de la République Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO et au CNSA de garantir le bon fonctionnement de notre regroupement et d’interdire toute ingérence extérieure;
Au Premier Ministre d’accélérer l’identification de la nouvelle majorité en considérant la nouvelle plate-forme AFDC-A et d’entamer les consultations pour la composition du nouveau gouvernement;
Aux dirigeants du FCC de cesser d’intimider nos élus et nos cadres, et de mettre fin au débauchage à ciel ouvert.
Nous demandons au Peuple congolais de continuer à placer sa confiance en notre Regroupement AFDC-A, car notre lutte part de la Conférence Nationale Souveraine en 1990 et se soldera par sa victoire et son bonheur,

Fait à Kinshasa, le 16 juillet 2019

Sénateur Professeur BAHATI LUKWEBO
MODESTE, PhD
Président et Autorité Morale de l’AFDC-A

Vincent Karega, le nouvel ambassadeur du Rwanda en RDC (Forum des As du 17 juillet 2019)

DIPLOMATIE

* Le nouveau promu occupait la même fonction en Afrique du Sud.

Le dégel dans les relations entre Kinshasa et Kigali n'est pas une vue de l'esprit. Le président du Rwanda, Paul Kagame, a désigné Vincent Karega comme le nouvel ambassadeur de son pays en RDC, selon un communiqué émanant du Bureau du Premier ministre rwandais daté du 15 juillet, et relayé par plusieurs médias en ligne congolais.

Selon les mêmes sources, le nouveau patron de la mission diplomatique rwandaise à Kinshasa devrait prendre ses fonctions dans les tout prochains jours. Ancien Haut-Commissaire du Rwanda en Afrique du Sud, Vincent Karega remplace Amandin Rugira, nommé ambassadeur de son pays auprès de l'Union européenne.

 

Le nouveau promu ne viendra pas à Kinshasa en étranger. L'homme connait bien la RDC et sa chaleureuse capitale, pour avoir fini ses études à l'Université de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. C'est donc un Kassapard qui revient… à la maison.

 

Ce développement, estiment des observateurs, est l'un des résultats palpables du réchauffement des relations entre Kinshasa et Kigali, récemment tendues.

 

On doit ce changement à l'avènement de Félix Tshisekedi au sommet de l'Etat. Peu après son investiture, le chef de l'Etat congolais avait entrepris une tournée dans la sous-région pour rencontrer ses homologues. Début juin, on a vu le président rwandais Paul Kagame effectuer le déplacement à Kinshasa pour assister aux obsèques de l'ancien Premier ministre Etienne Tshisekedi, père biologique de l'actuel président Rd congolais. A l'occasion, les Congolais avaient applaudi Paul Kagame au stade des Martyrs. Dans une interview à RFI et France 24, le 29 juin dernier, Félix Tshisekedi avait affirmé que Paul Kagame est un des partenaires fiables et essentiels à ses yeux pour la paix et la sécurité dans la région.

 

Outre le volet sécuritaire, les deux pays semblent développer également de bons rapports sur le plan économique. La licence d'exploitation, accordée, sous Félix Tshisekedi, à la compagnie Rwandair en est une bonne illustration. Didier KEBONGO

RDC : le PPRD travaille pour le limogeage des gouverneurs élus de l’AFDC-A, selon Modeste Bahati (Radio Okapi du 17 juillet 2019)

 

Bahati Lukwebo, ministre d’État à l’Économie lors de la cérémonie de remise des brevets aux femmes leaders politiques et sociaux après une formation de l'ONU/Femmes à Kinshasa, le 05/05/2017. [Archives] Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), parti de l’ancien président Joseph Kabila, entreprend des démarches en vue d’obtenir le limogeage des gouverneurs des provinces élus sous le label de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A) et les autres mandataires de l’Etat. Le président de l’AFDC-A, Modeste Bahati l’a affirmé mardi 16 juillet, lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa.

 

C’est ce qui justifie, d’après lui, la présence d’une délégation du PPRD à Bukavu dans le Sud-Kivu.

« Cela confirme la dictature comme mode de gestion, les intimidations, l’immixtion et l’ingérence dans le fonctionnement des autres partis et regroupements politiques. De quel droit le PPRD va chercher à déboulonner nos mandataires qui sont en provinces ?», se demande Modeste Bahati.

Il fustige aussi l’ultimatum que le Front commun pour le Congo (FCC) a lancé aux membres de l’AFDC-A pour faire le choix de rester ou non au sein de cette plateforme politique.

« Comme ils sont arrogants, ils ont demandé aux cadres, aux chefs des partis politiques et à nos élus de se défaire de Bahati et de désigner un autre. Eux-mêmes, ils se sont choisis Nene Nkulu [actuel présidente de l’AFDC-A, fidèle au FCC], ils n’ont qu’à continuer. Elle est illégale, elle est illégitime, elle n’a aucun pouvoir et aucun document de reconnaissance », a précisé Modeste Bahati.

Selon lui, l’AFDC-A va tirer les conséquences du vagabondage politique des cadres qui ont suivi Nene Nkulu « dans une structure sans lendemain. »

Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a été définitivement radié du FCC, après avoir affirmé qu’il prenait son autonomie vis-à-vis de ce regroupement politique.

Il a refusé de retirer sa candidature à la présidence du Sénat, alors que le FC a désigné plutôt Alexis Thambwe Mwamba à ce poste.

Commentant sa radiation du FCC, Modeste Bahati fait remarquer que nul ne peut radier quelqu’un qui était déjà parti.

« Ce manque de considération est à la base de ce que nous vivons aujourd’hui. Voilà pourquoi nous avons dit que c’est un bon débarras. Quand ils décident que nous partions, ils oublient que nous étions déjà partis et ils le savent. Pour nous c’est un non-événement », a-t-il conclu.

RDC : parce qu’il n’y a pas d’Etat de droit sans une véritable justice, ACTUALITE.CD lance son « desk Justice » (Actualité CD du 16 juillet 2019)

ACTUALITE.CD

Les cinq années à venir ont été placées sous le signe de l’Etat de droit par les nouveaux dirigeants politiques. L’Etat de droit peut se définir comme un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise au droit. L’égalité des sujets de droit constitue l’une des conditions de l’existence d’un État de droit.

 

L’État de droit est aujourd’hui considéré comme la principale caractéristique des régimes démocratiques. En faisant du droit un instrument privilégié de régulation de l’organisation politique et sociale, il subordonne le principe de légitimité au respect de la légalité. Il justifie ainsi le rôle croissant des juridictions dans les pays qui se réclament de ce modèle. Pour participer à la construction de cet Etat de droit, ACTUALITE.CD lance son DESK JUSTICE.

Ce bureau aura la tâche d’alimenter une chronique judiciaire par des articles spécialisés dans les questions ayant trait à la justice, des articles qui apportent des informations sur les affaires en jugement devant un tribunal ou une Cour.

Justice
Une chronique quotidienne sur ACTUALITE.CD

Dans la pratique, le desk couvre les procès devant une juridiction et en rend compte. Le rôle du desk consiste à se rendre dans les salles d'audience où sont jugées des affaires qui intéressent la rédaction et le public. Ce desk jouera également un rôle pédagogique dans l’explication non seulement des concepts mais aussi des dossiers. Cependant, la justice ce n’est pas seulement les procès, c'est aussi ces affaires jamais portées devant les juridictions,  ces situations post conflits.

Toutes les productions du desk justice seront disponibles sur toutes les plateformes numériques d’ACTUALITE.CD.

Kinshasa : Réunion ce matin des présidents de partis membres de l'AFDC-A autour de N. Nkulu, déclaration attendue (7 sur 7 du 16 juillet 2019)

7sur7

"Les présidents de partis politiques" membres de l'AFDC-A sous la coordination de Nene Nkulu, se réunissent depuis ce matin à Kinshasa, en vue d'une déclaration 24h après la radiation de Bahati Lukwebo (autorité morale de l'AFDC-A) du FCC.

Steve Mbikayi, Sébastien Luzanga Shamandefu, Rachidi Bukanga, Jean-Pierre Tshimanga...font partie de ce groupe.

JKM

RDC - Examens d'Etat 2019 : début publication des résultats ce mardi (7 sur 7 du 16 juillet 2019)

7sur7

A partir de ce mardi à 11 heures, débuteront la publication des résultats de l'Examen d'État édition 2019 et l'annonce des meilleurs lauréats, d'après un conseiller au cabinet du ministre de l'enseignement primaire et secondaire (EPSP).

FCC-CACH : la coalition menacée (Forum des As du 16 juillet 2019)

AVEC L’ACCUMULATION DE FRICTIONS ENTRE LES DEUX PARTENAIRES

La passation de pouvoir entre le Président sortant et son successeur a eu lieu le 24 janvier dernier. Près de 6 mois après, le constat est là: on semble tourner en rond! La RDC n'a toujours pas de gouvernement central. La nomination, le 20 mai, du successeur de Bruno Tshibala à la Primature avaitfait croire aux Congolais que tout irait désormais un peu plus vite. Rien. L'espoir est en passe de virer au désespoir.

Dans une interview à RFI et France 24, le 29 juin dernier, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en personne a annoncé le Gouvernement pour imminent. " Il y aura bientôt un gouvernement. À quel moment exactement ? Je ne sais pas parce que ces discussions, c'est vraiment poste pour poste, individu sur individu… Ça avance à petits pas. Mais l'essentiel est d'aller vers l'objectif. Et je suis sûr que nous atteindrons cet objectif ", avait répondu FATSHI à Christophe Boisbouvier. Celui-ci demandait au chef de l'Etat congolais quand le Gouvernement serait formé.

En dépit de l'annonce du chef de l'Etat, le pays attend. Et avec, la terre entière. Les Sénégalais sont allés aux urnesle 24 février de l'année en cours. Réélu, le président Macky Sall a formé son gouvernement moins de deux mois après, soit le 8 avril. D'aucuns pourraient épiloguer que comparaison n'est pas raison. Sans doute.Mais tout de même le cas sénégalais devrait nous donner matière à réflexion.

C'est un secret de polichinelle. Les Congolais le savent. Les partenaires dans l'alliance n'arrivent toujours pas à s'accorder sur le partage des postes ministériels. On semble de plus en plus loin des idéaux proclamés par Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. Le premier, dans son message ultime à la Nation en tant que Chef de l'Etat, le 23 janvier dernier, s'était prononcé pour un rassemblement des forces progressistes en vue d'un Congo fort et prospère." J'en appelle donc à une grande coalition de toutes les forces progressistes. Coalition face à toutes les forces prédatrices qui se sont liguées et qui tenteront toujours de se liguer pour s'accaparer de nos ressources naturelles sans contrepartie pour nos enfants et petits-enfants. Coalition pour défendre, y compris au prix du sacrifice suprême, l'indépendance, la souveraineté et l'intégrité territoriale de notre pays. Le droit légitime de notre peuple à notre détermination ainsi que nos valeurs et notre dignité ", avait souligné le Raïs.

Pour Joseph Kabila, cette coalition devra viser la prospérité partagée et la cohésion nationale chaque jour renforcée. " Notre diversité étant un atout majeur. Coalition enfin, pour parfaire le chantier en cours et pour en ouvrir d'autres. Plus ambitieux encore, dans le domaine des infrastructures, du développement agricole, de transformation locale de nos ressources naturelles, de renforcement de notre leadership sur le continent, autant que sur le marché mondial des minerais stratégiques. Bref, une coalition pour un Congo fort et prospère, havre de paix, facteur de stabilité régionale et locomotive du développement de l'Afrique. "

Pas plus tard que début juillet, lors de son séjour à Bunia, le Président Félix Tshisekedi a embouché la même trompette au moment de justifier ce rapprochement CACH-FCC. Idéologiquement, lorsque vous voyez le PPRD de Joseph Kabila, c'est un parti socialiste comme l'UDPS. Nous avons une même idéologie…

Mais comment les gens qui se disent idéologiquement de même bord n'arrivent-ils pas à accorder leurs vues pour la formation du Gouvernement ? Le désaccord entre ces deux camps génère hélas d'autres points de frictions. Les négociateurs du CACH et FCC n'ont toujours pas bouclé le partage des ministères. La question des ministères de souveraineté n'ayant pas encore totalement été évacuée et l'écueil lié au profil des ministrables continuent à opposer le camp présidentiel au FCC. Autre sujet de fâcherie, les nouveaux mandataires de la Gécamines et de la SNCC, nommés par le Président Félix Tshisekedi ne sont toujours pas installés du fait de la résistance de la ministre du Portefeuille. On reproche à ces ordonnances de n'avoir pas fait l'objet de discussion avec les partenaires du FCC. La séquence Bahati (exclu du FCC pour avoir refusé de renoncer à sa candidature au poste de président du Sénat alors que l'autorité morale a porté son choix sur Alexis Thambwe Mwamba) et l'exploitation qui en est faite par les uns et les autres, n'est pas pour faciliter le compromis.

REVOIR A LA BAISSE LE QUOTA INITIALEMENT ATTRIBUE AU FCC

En effet, depuis que l'AFDC-A, sous la direction de Modeste Bahati, a annoncé son autonomie tout en disant toujours appartenir à la Majorité, des voix s'élèvent au sein du CACH pour en appeler à un réajustement dans la redistribution des cartes. En clair, une révision à la baisse du quota initialement attribué au FCC.Une perspective qui ne serait pas pour plaire à la Kabilie qui laisserait penser que la fronde du leader de l'AFDC-A serait soutenue en sous-main par certains sociétaires du CACH. On doit revoir le partage des responsabilités du fait que la deuxième force de la méga plateforme initiée par l'ancien Président Joseph Kabila a repris l'essentiel de ses troupes. Fort de celles-ci, il entend constituer la troisième force au sein de la majorité (FCC-CACH-AFDC).

ETONNANTE ABSENCE DE CACH DU TICKET DU SENAT

Même si le FCC est ultra-majoritaire dans la Haute assemblée, il n'en demeure pas moins que l'esprit coalition devrait pousser les autres partenaires à trouver un strapontin pour CACH au sein du Bureau du Sénat. Selon des analystes équilibrés, le jeu consistant à faire peur à l'autre ou à lui montrer ses biceps est suicidaire pour les deux composantes de la coalition au pouvoir. Ceux des extrémistes, estiment les analystes, qui conseillent au chef de l'Etat d'user de sa position constitutionnelle pour faire table rase de l'accord avec la famille politique de son prédécesseur sont dans une stratégie à courte vue.

Cette stratégie, certes opportuniste, laissent entendre les mêmes analystes, peut aider FATSHI à faire le vide et à caser les siens. Mais elle comporte tous les risques de scier l'arbre sur lequel sont assises la stabilité, la paix, bref tous ces équilibres qui ont rendu l'alternance possible. Et une après élection pacifique. Car l'équation Joseph Kabila renvoie à une infrastructure et une superstructure ancrées dans l'écosystème congolais.

Symétriquement, ceux des proches du président honorairequi n'ont pas encore fait le deuil de la passation du pouvoir au sommet de l'Etat devraient comprendre que le salut du pays passe par la bonne intelligence entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. Donc entre FCC et CACH. Sinon pour les mêmes raisons, une escalade entre les deux blocs précipiterait le pays dans un chaos dont personne en tout cas pas le Congo ne sortirait vainqueur.

Avant qu'il ne soit trop tard, les deux camps devraient mettre beaucoup d'eau dans leur vin ou boisson indigène bien de chez nous, c'est selon, afin que seul l'intérêt suprême de la RDC triomphe. Didier KEBONGO

RDC : le sénateur Modeste Bahati définitivement radié du FCC (Radio Okapi du 16 juillet 2019)

Bahati Lukwebo, président de l’AFDC lors d’une rencontre politique à Kinshasa, le 10/07/2019. Radio Okapi/Photo John Bompengo

 

Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, président de l’Alliance des forces démocratiques et alliés (AFDC-A) a été définitivement radié du Front commun pour le Congo (FCC). La décision a été prise lundi 15 juillet à Kinshasa, à l’issue d’une réunion de la conférence de présidents des partis et regroupements politiques du FCC, plateforme de Joseph Kabila.

« Nous avons analysé le cas du sénateur Bahati qui a été suspendu à durée indéterminée. Finalement, il a dit qu’il prenait son autonomie vis-à-vis du FCC. Après avoir analysé tout ce qu’il a posé comme actes, la conférence de présidents a décidé de le radier de façon formelle du FCC et de notre majorité », a rapporté Steve Mbikayi, nouveau vice-président de l’AFDC-A, qui a pris part à la réunion.

Tous ceux qui ont des mandants électifs sous le label Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A) /FCC sont sommés de clarifier leurs positions endéans sept jours.

« Les gouverneurs, vice-gouverneurs, membres des bureaux des assemblées provinciales ont sept jours pour faire allégeance au nouveau leadership que nous incarnons au sein de l’AFDC-A, faute de quoi, nous allons céder leurs places à d’autres personnes », a dit Steve Mbikayi.

Pour sa part, le Pr Rémy Musungayi, rapporteur de l’AFDC-A, fidèle à Modeste Bahati a indiqué à Radio Okapi que ce regroupement va réagir mardi 16 juillet, après concertation.

Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a été suspendu mardi 9 juillet dernier à durée indéterminée, du FCC

Le lendemain, il avait pris acte de cette mesure, et déclarait avoir pris son autonomie vis-à-vis du FCC, tout en restant dans la majorité, aux côtés de la plateforme de Joseph Kabila et Cap pour le changement (CACH) du président Félix Tshisekedi. 

La marche pacifique de l’opposition dispersée à Uvira (Radio Okapi du 30 novembre 2017)

Un quartier de la cité d'Uvira, voisine de la ville de Bujumbura au Burundi.

 

Une personne été blessée jeudi 30 novembre matin dans la cité d’Uvira, lors de la dispersion par la police de la marche pacifique initiée par le Rassemblement de l’opposition. Les manifestants se dirigeaient vers leur lieu de regroupement, au rond-point Kavimvira. Mais la police les a interceptés sur leur parcours, tirant à balles réelles sur la foule avant de la disperser.
 
La victime, Yorogo Sambaza, président sectionnaire de l’UNC, est blessée grièvement et a été évacué vers l’hôpital général de référence d’Uvira. Il se trouvait à la tête d’une centaine de partisans de l’opposition, qui voulait se rendre à la MONUSCO pour déposer leur mémorandum.
 
Ils ont été stoppés à Kibongwe par la police. Au bout d’une forte discussion, la police s’est vue obligée d’ouvrir le feu pour la disperser la foule dans tous les sens.
 
Le porte-parole du Rassemblement, Me Tuye François, affirme que sa plateforme avait informé les autorités civiles et demandé l’encadrement par la police de cette marche pacifique. Mais, il se dit surpris du recours à la force par cette même police.

Mercredi déjà, l’administrateur du territoire intérimaire, Stéphanie Milenge Matundanya, avait interdit cette marche de l’opposition, évoquant des raisons sécuritaires sur la cité d’Uvira.
 
Tôt ce matin, les habitants ont pu observer les soldats des FARDC et la police se déployer sur les artères principales de la cité.

Par la suite, commerces, écoles et quelques agences de voyages ont commencé à ouvrir timidement. Mais, la grande partie de la population est restée terrée à la maison. Par ailleurs, dans les cités de Sange et Kiliba, dans la plaine de la Ruzizi, les activités sont paralysées.

RDC: le gouvernement annonce des funérailles officielles pour Etienne Tshisekedi (Radio Okapid du 2 février 2017)

Le gouvernement de la RDC veut organiser des funérailles officielles pour honorer la mémoire d’Etienne Tshisekedi, opposant historique et ancien Premier ministre décédé le 1er février à Bruxelles de suite d’une embolie pulmonaire.

« Nous attendons que le gouvernement puisse de manière formelle prendre toutes les dispositions pour les funérailles de cette illustre personnalité qui est un ancien Premier ministre de notre pays, un ancien ministre et qui a été le numéro 2 lors des élections de 2011 et qui était à la tête du deuxième parti politique au Parlement de la RDC », a déclaré à Radio Okapi Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

Il se dit tout de même « surpris » par la mort du président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi.

« Nous sommes un peu surpris parce que hier, nous étions en discussion avec M. Félix Tshisekedi [fils d’Etienne Tshisekedi] jusque vers 18 heures dans le cadre des concertations entre les participants aux discussions directes de la CENCO. Nous savions que Tshisekedi père était admis à l’hôpital pour des examens et nous apprenons cette triste nouvelle maintenant. Nous présentons nos condoléances à la famille du président de l’UDPS et à tous les membres de son parti », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Etienne Tshisekedi est décédé à l’âge de 84 ans à Bruxelles. Il était arrivé mardi 24 janvier après-midi dans la capitale de la Belgique, en provenance de Kinshasa pour des examens médicaux.​

 

Vrai Dialogue en RDC : la main tendue de Tshisekedi ! (La Prospérité du 29 novembre 2016)

 

Son parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social -UDPS-, a effectué une sortie médiatique remarquée. Par la bouche de Jean-Marc Kabund-A-Kabund, l’UDPS dit maintenir le préavis donné au Président actuel. Par ailleurs, les initiatives de la CENCO sont soutenues dans la perspective d’un vrai dialogue qui doit résoudre la crise. Mais, si le régime en place ne cherche pas à réunir les conditions nécessaires pour l’organisation de ce deuxième round avant le 19 décembre 2016 à 23 heures 59’, le carton rouge sera, comme annoncé, exhibé et, ainsi, le peuple va se prendre en charge.

L’UDPS et le Rassemblement martèlent qu’ils sont d’avis que seul un dialogue inclusif mettant face-à-face Kabila et ses alliés du camp Tshatshi d’une part, Tshisekedi et le Rassemblement avec leurs alliés, d’autre part, permettra de trouver une solution consensuelle pour la gestion de la période de transition jusqu’aux élections apaisées. Cette voie médiane se trouverait, comme l’indiquait il y a peu la CENCO, dans un mariage de raison entre l’Accord conclu à la cité de l’Union Africaine d’avec la feuille de route du Rassemblement.

Les point sur les ‘i’’

Selon Kabund, la mouvance en place mène une campagne de diabolisation dans les médias et les ambassades pour saper l’image de Tshisekedi et ses compères en soutenant qu’ils optent pour le chaos en RDC. Face à ces ‘’accusations‘’, le Secrétaire Général de l’UDPS a tenu à crier haut et fort que c’est faux. Le lider maximo et ses alliés n’œuvrent que pour le respect de la Constitution et le bien du peuple, a-t-il assuré.

Pour Kabund, le dialogue organisé au mont Ngaliema n’a été qu’un monologue, ayant fait le lit devant permettre au Président Kabila de rester au pouvoir ad vitam aeternam, c'est-à-dire, qu’il soit Président à vie. Le Rassemblement est disposé à dialoguer et non à monologuer comme le voudrait le pouvoir. Donc, ce n’est point Tshisekedi qui bloque. Toutefois, si d’ici le 19 décembre 2016 aucun vrai dialogue n’a lieu, celui qui se tiendra au-delà ne devrait plus avoir Joseph Kabila comme partie au conflit. Pourquoi ? Parce qu’à en croire l’UDPS, il aura déjà quitté le poste de Chef de l’Etat car n’ayant plus de mandat. ‘’Si cette rencontre se déroule avant le 19 décembre, Kabila en fera partie, autrement, il ne sera plus concerné. Etant donné qu’il aura bien avant béni le pays et le peuple congolais par son départ, le 19 décembre 2016 ‘’, a-t-il affirmé. L’oral du Raïs sur l’Etat de la nation est mal perçu à l’Union pour la démocratie et le Progrès social car, selon leur entendement, le Président aurait menacé l’Opposition et lever l’option de foncer malgré le fait que l’inclusivité n’est pas encore obtenue. La nomination de Samy Badibanga Ntita comme Premier ministre du Gouvernement d’union nationale ne vient rien régler puisqu’il ne représente ni l’UDPS, ni le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. L'UDPS dément avoir donné son aval à la nomination, à tout dire. "Pourquoi on l'aurait fait? Il n'est plus de l'UDPS depuis 2012", a relevé Jean-Marc Kabund-A-Kabund. La semaine dernière, un document a été remis aux évêques de la CENCO pour le compte du Rassemblement. Il ne comportait pas la signature de Tshisekedi et semblait prônée une gestion consensuelle de l’Etat avec Kabila pour des élections en 2017. Le SG de la fille aînée de l’Opposition révèle qu’il s’agissait là simplement d’un  "document de travail" remis à la CENCO en réponse à un autre que cette structure avait donné. Aucune ombre d’Accord n’est à l’horizon. ‘’Nous encourageons donc la démarche engagée par la CENCO pour ouvrir la voie le plus vite possible  au vrai dialogue entre fils et filles de ce pays, pour éviter le pire ‘’, a soutenu en substance le SG de l’UDPS. Toutefois, si rien de cela n’arrive pas, le parti d’Etienne Tshisekedi prévient : ‘’le 19 décembre nous sortons notre carton rouge et nous jouerons notre match sur Triomphal. Aucun gaz lacrymogène ne nous empêchera’’.

Danny Ngubaa