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Politique

Sur cette page, nous publions journellement des sujets politiques d'actualité traités par des quotidiens Congolais. Nous ne manquerons pas d'en citer les sources.

Merci.

 

CAN 2019 : Bakambu buteur, les Léopards qualifiés (Actualité CD du 25 mars 2019)

Photo droits tiers Photo droits tiers

Les Léopards de la RDC se sont qualifiés, ce dimanche 24 mars, pou la phase finale de la CAN-Egypte 2019.

Ils se sont imposés sur le score de 1-0 devant les Lone Stars du Liberia, à l'occasion de la 6ème et dernière journée du groupe G des éliminatoires.

Après une première mi-temps riche en occasions, les Léopards ont inscrit l'unique but de la partie par l'entremise de Cédric Bakambu, bien trouvé en profondeur par Trésor Mputu.

Avec 9 points, la RDC termine 2ème du groupe G derrière le Zimbabwe, vainqueur (2-0) de la République du Congo, ce même dimanche à Dar es-Salaam. Les Warriors clôturent en tête avec 11 points.

Le tirage au sort de la CAN 2019 aura lieu le vendredi 12 avril à Gizeh.

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Le Chef de l’Etat depuis hier à Kigali (Le Phare du 25 mars 2019)

Aussitôt après avoir assisté hier dimanche 24 mars 2019, au stade des Martyrs de la Pentecôte, à la qualification des Léopards pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations, prévue au mois de juin en Egypte, le Chef de l’Etat a pris peu après le chemin de l’aéroport international de N’Djili, pour s’envoler vers Kigali, au Rwanda. Il est accompagné d’une suite où l’on signale son Directeur de Cabinet, Vital Kamerhe, qui était dernièrement à Kigali sans doute pour les derniers réglages de ce voyage.

            Selon des sources proches de son entourage, il va participer, du 25 au 26 mars, au 7me Africa CEO Forum.

            On signale que cette rencontre internationale, iinitiée par Jeune Afrique Group et Rainbow Unlimited, sera marquée par la participation de plusieurs décideurs politiques et opérateurs économiques privés africains. 1.500 participants y sont attendus. Le Chef de l’Etat congolais s’adressera à eux ce même lundi.               

            Accueilli à son arrivée par le ministre rwandais des Affaires étrangères, Richard Sezibera et le Maire de Kigali, Marie Chantal Rwakazina, il a été conduit directement au Palais présidentiel, au Village Urugwire, il a eu un tête-à-tête avec son homologue rwandais Paul Kagame.

On note que le week-end dernier, le Chef de l’Etat a réalisé un véritable parcours de combattant, avec des visites officielles en Ouganda, auprès de son homologue Yoweri Museveni, pour parler des relations bilatérales mais aussi de la sécurité, puis à Luanda, en Angola, chez Joao Lourenco, à l’occasion de la célébration du 31me anniversaire de la journée de la libération de l’Afrique australe, mieux connue comme la victoire de Cuito Cuanavale. Les présidents Sassou Nguesso du Congo/Brazzaville, Age Geingob de Namibie et Emmerson Mnangagwa du Zimbabwe étaient également de la partie.            Kimp

Lamuka : les six leaders discrets sur la "vérité des urnes" (Forum des As du 25 mars 2019)

RETOMBEES DE LA REUNION DE BRUXELLES

La coalition électorale "Lamuka", créée le 11 novembre 2018 à Genève pour soutenir la candidature de Martin Fayulu à la présidentielle du 30 décembre dernier, va bientôt se transformer en une plateforme politique. C'est ce qui ressort de la réunion des membres de la Conférence des leaders de cette plateforme, tenue le samedi 23 mars à Bruxelles.

En attendant la mutation annoncée de leur cartel, les six leaders qui forment la Conférence de "Lamuka", appellent les Congolais à demeurer vigilants et mobilisés pour défendre leurs droits. C'est ce qu'indique la déclaration sanctionnant la fin de la rencontre Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Adolphe Muzito et Antipas Mbusa dans la capitale belge.

Par ailleurs, les six leaders de "Lamuka", signataires de ladite déclaration, réaffirment et confirment leur détermination à poursuivre ensemble leur combat pour défendre le respect des pratiques démocratiques. Particulièrement, celles en rapport avec les élections.

LES NOUVELLES ORIENTATIONS

L'objectif, selon eux, est de provoquer le changement attendu par les Congolais. Pas seulement. A Partir de Bruxelles, les six grandes figures de "Lamuka" annoncent leur détermination à poursuivre la lutte contre les antivaleurs, constituant un véritable obstacle au progrès du pays. Ce, dans tous les domaines de la vie nationale.

Pendant les trois jours de leur réunion, tenue du 21 au 23 mars, les membres de la Conférence des leaders de "Lamuka" se sont attelés sur cinq points. D'abord, l'évaluation de la situation post-électorale en RD Congo. Ensuite, l'état des lieux de leur coalition, ses objectifs. Le quatrième point de la rencontre s'est rapporté à la fixation de la Feuille de route de la coalition. Puis, finalement, l'adaptation des structures "Lamuka" aux nouveaux objectifs que s'assigne la Coalition après sa "réincarnation" annoncée le week-end dernier depuis Bruxelles.

GABRIEL KYUNGU ET CHRISTOPHE LUTUNDULA L'AVAIENT PREDIT

De l'avis de nombreux observateurs, l'option levée le 23 mars à Bruxelles, va quelque peu dans le même sens que les propos de Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, tenus le 20 février dernier sur Radio Okapi et relayés le même jour par Christophe Lutundula, sur Top Congo FM.

A l'une des questions de notre consœur sur le renoncement de son appartenance à Lamuka, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza y avait répondu sans chercher de mots. "Je ne vois même pas pourquoi on doit épiloguer là-dessus. Lamuka était une plateforme électorale, une association momentanée avec un sujet précis : les élections. Les élections ayant eu lieu, nous rentrons dans nos origines. Moi, mon origine, c'est ?Ensemble pour le changement". "Je ne suis pas Lamuka et Lamuka n'est pas un ensemble des partis politiques. C'était une association pour les élections, pour un but précis. Il n'y a pas à épiloguer là-dessus", avait lâché celui que les Katangais surnomment "Baba"

Dans la même veine, Christophe Lutundula interrogé le même mercredi 20 février par Top Congo FM, après les déclarations de Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, n'avait pas porté de muselières.

" La coalition Lamuka, plateforme électorale, n'existe plus depuis la présidentielle (…), dit-il. Le président Kyungu n'a fait que traduire des évidences que commande le réalisme le plus élémentaire et l'objectivité.

"Aujourd'hui, il est clair et net que le Président de la République c'est Félix Antoine Tshisekedi. Si on veut se positionner politiquement, soit dans l'opposition, soit dans la dynamique nouvelle du Gouvernement, il faut intégrer cette donne fondamentale ", avait déclaré Christophe Lutundula.

Et de poursuivre: " Lamuka a été créé par un accord politique pour servir de cadre de mobilisation électorale pour l'élection présidentielle".Pour ce cadre de G7, le mandat de la coalition "Lamuka" est arrivé à terme. "Si elle veut continuer le combat sous la forme d'une opposition permanente, il faut un autre accord", avait ponctuéce même acteur politique, élu député national dans la circonscription de Katako-kombe, province du Sankuru. Ci-dessous, le texte de la déclaration de la Conférence des leaders de "Lamuka", signée le 23 mars à Bruxelles. Grevisse KABREL

Assemblée nationale : trois nouvelles commissions permanentes créées (Radio Okapi du 25 mars 2019)

Palais du peuple à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

 

Trois nouvelles commissions permanentes ont été créées à l’Assemblée nationale. Il s’agit de « Droits de l’homme », « Genre famille et enfants », « Suivi et évaluation des lois et recommandations de l’assemblée nationale ». C’est l’une des innovations adoptées lors de l’adoption, le week-end dernier, du règlement d’ordre intérieur de la chambre basse, a indiqué Jean-Pierre Lihau, rapporteur adjoint de la commission spéciale chargée d’élaborer ce règlement d’ordre intérieur.

700 amendements ont été formulés par les députés. Ils ont mis près de deux semaines à examiner ce règlement d’ordre intérieur.

S’agissant par exemple du contrôle parlementaire, l’amendement qui consiste à ne pas bloquer une motion de défiance ou de censure par une motion incidentielle n’a pas été retenu.

« Le principe de retirer des signatures après dépôt d’une motion de défiance ou de censure. Nous avons adopté le principe de non retrait. Il y avait le souci de laisser aux députés d’utiliser en toute responsabilité, les motions incidentielles ou d’ordre, mais nous voulons d’un contrôle parlementaire efficace et efficient sur le fonctionnement de l’Etat », a poursuivi Jean-Pierre Lihau.

Autre innovation, il appartiendra désormais aux élus d’évaluer à mi-parcours les membres du bureau, a déclaré le rapporteur-adjoint de la Commission spéciale.

Apres l’adoption du règlement d’ordre intérieur, l’Assemblée nationale s’attèle à installer son bureau définitif.

L’élection des 7 membres du bureau de la chambre basse ne pourra avoir lieu qu’après l’avis favorable de la cours Constitutionnelle sur la conformité de ce texte à la constitution du pays.

RDC-Caricature: Pour le MLC et le FCC, la réunion interinstitutionnelle n'a aucun pouvoir (Actualité CD du 21 mars 2019)

Caricature ACTUALITE.CD réalisée par Kash Caricature ACTUALITE.CD réalisée par Kash

Le Mouvement de libération du Congo (MLC) désapprouve les décisions prises, le lundi 18 mars 2019, au cours de la réunion interinstitutionnelle présidée par le président de la République, Félix Tshisekedi.

Pour le MLC, la décision de suspendre l’installation des sénateurs élus, traduit l’incompétence de la nouvelle classe dirigeante à la tête du pays.

« Le MLC a suivi avec consternation les annonces faites à l’issue de la réunion interinstitutionnelle. Parti républicain, le MLC relève l’incompétence absolue en cette matière de cet organe informel dépourvu de tout pouvoir décisionnel au regard de la constitution de notre pays », dit le communiqué du MLC signé ce mardi par sa secrétaire générale, Eve Bazaiba.

A l’issue de ladite réunion interinstitutionnelle, le chef de l’Etat avait également annoncé le report de l’élection des gouverneurs et l’ouverture par le PGR d’une enquête sur les allégations de corruption aux sénatoriales.

Ces décisions ont, par contre, été saluées par la quasi-totalité de membres de l’UDPS qui ont manifesté contre les résultats des sénatoriales perdues par le parti de Félix Tshisekedi.

« Le MLC note avec sidération l’amalgame et l’amateurisme qui ont tendance à élire domicile au sommet de l’Etat. Les questions internes à un parti politique ne peuvent impacter la vie d’une nation », ajoute le MLC.

Le parti de Jean Pierre Bemba souligne que « Mr Félix Tshisekedi ne fait d’aucune capacité à établir un départ entre la gestion de l’Etat et ses intérêts privés tant familiaux que partisans » dénonçant un « accord sous-seing privé ».

RDC : Diomi Ndongala vient de quitter la prison de Makala et se dirige vers Limete (7 sur 7 du 21 mars 2019)

L’opposant congolais Eugène Diomi Ndongala a enfin retrouvé sa liberté ce jeudi 21 mars 2019.

Après avoir rempli les formalités administratives, Diomi Ndongala a quitté le Centre Pénitentiaire de Kinshasa.

Présentement, son cortège se trouve au niveau de la commune de Selembao en direction de celle de Limete.

Selon les membres de son parti sur pace, Diomi Ndongala va d’abord se rendre à Limete avant de prendre la direction du siège de son parti situé dans la commune de Bandalungwa.

Rappelons par ailleurs qu’une forte présence des militants de son parti “Démocratie Chrétienne”, est remarquable.

Jephté Kitsita

RDC : Les États-Unis saluent la politique de Félix Tshisekedi, mais ils réclament des comptes à rendre aux ... (Le Potentiel du 21 mars 2019)

... aux auteurs du meurtre des experts de l’ONU au Kasaï

 

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, est entrain de gagner la confiance des États-Unis. Ces derniers sont convaincus que le chef de l’État congolais répond aux attentes des Congolais. Toutefois, ils continuent de réclamer des comptes à rendre aux responsables du meurtre des experts de l’ONU au Kasaï.

L’ambassadeur Jonathan Cohen, représentant permanent par intérim de la mission américaine auprès des Nations Unies s’est exprimé en marge d’une réunion du conseil de sécurité sur la République démocratique du Congo ce lundi dernier. « Depuis son entrée en fonction, le président Tshisekedi a réagi à ce moment historique en s’engageant à lutter contre la corruption, à mettre un terme aux violations des droits de l’homme par les forces de sécurité de la RDC, à améliorer la sécurité, à renforcer le climat des investissements de la RDC et à promouvoir le développement » a-t-il introduit son allocution.

Pour Jonathan Cohen, la politique de Félix Tshisekedi répond aux attentes des Congolais. « Deux mois à peine après ce transfert historique du pouvoir, le peuple congolais commence déjà à constater des développements positifs. Le mois dernier, le président Tshisekedi a décidé d’arrêter et de poursuivre les policiers accusés d’avoir tiré sur des manifestants pacifiques. Il a libéré des prisonniers d’opinion et s’est engagé à réformer l’Agence nationale du renseignement, une organisation abusive, et à fermer des centres de détention non officiels », poursuit le diplomate américain.

       Compte tenu de sa bonne politique, ce dernier exhorte le président Tshisekedi à respecter les engagements qu’il a pris de mettre en œuvre une vision prometteuse pour l’avenir de la RDC en l’invitant à son gouvernement qui l’aidera à bien mener son action.

       Par ailleurs, il rappelle le vœu des États-Unis à voir les auteurs du meurtre des experts onusiens au Kasaï être punis. « Cela fait deux ans que les experts de l’ONU Michael Sharp et Zaïda Catalan ont été assassinés », a-t-rappelé. Dans cet ordre d’idées, il exhorte le Conseil à continuer d’appuyer le mécanisme de suivi des Nations-Unis à mener les enquêtes en vue de rétablir les responsabilités.  

Donc, les États-Unis se disent disposer à travailler avec le nouveau gouvernement pour accompagner le peuple congolais à vivre le changement qu’attend apporter le nouveau régime.

Hervé Ntumba

Un consensus politique Tshisekedi – Kabila s’impose (Le Potentiel du 21 mars 2019)

La suspension de l’installation du Sénat a créé un tsunami autant dans la classe politique que dans l’opinion publique. Malgré la violente réaction du FCC faisant état de violation flagrante de la Constitution, le chef de l’Etat Félix Tshisekedi n’a daigné remettre en cause l’une des décisions de la dernière réunion interinstitutionnelle. Comment va se dénouer cette crise ? Quelles sont les pistes à explorer ? Ce questionnement appelle un consensus politique entre le président Félix Tshisekedi (CACH) et Joseph Kabila(FCC).

Le Potentiel

Présente à la dernière réunion interinstitutionnelle qui a décidé de suspendre la mise en place du Sénat issu des résultats des sénatoriales du 15 mars 2019, la Céni semble avoir pris acte de cette décision. Son silence autour de ce dossier vaut d’une certaine manière acquiescement ? Ce n’est pas pour autant que le dossier est clos. Car, après la suspension de l’installation du Sénat, il faut maintenant trouver une voie de sortie pour donner à la chambre haute du Parlement ses nouveaux membres.

Du parquet général près la Cour de cassation, l’on apprend que des enquêtes commencent déjà à livrer leurs premiers indices. Les compagnies de téléphonie mobile réquisitionnées par les services de la Cour, apprend-on, ont fourni aux enquêteurs des relevés téléphoniques, des conversations et des SMS mettant en cause les corrupteurs et les corrompus. Des indices qui corroborent la thèse d’une vaste corruption aux sénatoriales du 15 mars 2019. Que reste-t-il donc à faire ? C’est tout le problème.

En attendant les conclusions des enquêtes initiées au niveau de la Cour de cassation, nombre d’analystes préconisent une situation politique pour une issue apaisée de ce couac qui risque de compromettre la poursuite du processus électoral.

D’ores et déjà, le FCC, plateforme politique de Joseph Kabila, a marqué son opposition à l’option levée par la dernière réunion interinstitutionnelle. Le FCC, qui crie désormais à la violation de la Constitution, a dit attendre du chef de l’Etat son implication personnelle pour ne pas « entraver la mise en place des institutions », principalement le Sénat. Ce qui, à première vue, devrait une fois de plus passer par des concertations directes entre les deux camps, à savoir le FCC et le CACH.

La clé du problème

A ce jour, la Céni n’a pas voulu réagir aux décisions de la réunion interinstitutionnelle, compte tenu certainement de la dimension hautement politique de cette affaire. Si la Cour a peut-être du mal à réunir les éléments de flagrance qui devraient attester l’existence de la corruption aux sénatoriales du 15 mars, des sources internes indiquent que ses enquêteurs ont pu intercepter des appels et des messages audio entre les corrompus et les corrupteurs du 15 mars. Autant d’indices qui pourraient faire avancer les enquêtes.

Mais, pour un problème politique, la solution pourrait tout aussi être éminemment politique. C’est, semble-t-il, la voie que privilégient les acteurs politiques dans les deux camps qui forment la coalition au pouvoir. Grand gagnant de ces sénatoriales, le FCC redoute que le gel de l’installation du prochain Sénat ne conduise à l’annulation de l’élection sénatoriale du 15 mars. Sur ce point, le FCC a dit qu’il n’est prêt à transiger. Il considère dès lors la victoire de ces candidats comme un acquis irréversible. Mais, de l’autre côté, il y a le chef de l’Etat qui, prenant en compte des indices probants de corruption qui ont entouré ces élections, ne serait pas non plus prêt à revenir sur les décisions de la réunion interinstitutionnelle, prise à l’unanimité des membres présents à la réunion du lundi 18 mars 2019.

C’est dire que l’un comme l’autre ne voudrait perdre la face dans cette affaire. Chacun fait prévaloir son orgueil. Il faut donc craindre un enlisement. Ce qu’il faudrait éviter, à tout prix.

C’est dire combien les deux acteurs majeurs de cette crise pèsent pour un probablement dénouement en douceur. Le président Félix Tshisekedi et Joseph Kabila ont la clé du problème. Ils sont dans l’obligation de rencontrer pour voir dans quelle mesure sortir de cette impasse, sans que l’un et l’autre ne s’en sortent affaiblis.

On n’est en face d’une crise politique évidente. Et les acteurs qui sont au centre de ce contentieux ont l’obligation de se surpasser et aller au-delà de leur orgueil pour éviter à ce que tout l’édifice ne s’écroule. Déjà, pour obtenir les élections du 30 décembre 2018, le Congo est passé par une série d’épreuves, couronnée le 24 janvier 20419 par une passation pacifique et civilisée du pouvoir entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila. C’est un acquis à préserver à tout prix dans la voie de la consolidation de la démocratie congolaise.

Certes, la corruption à grande échelle qui a entouré les sénatoriales a été un coup dans la poursuite du processus électoral, ce n’est pas pour autant qu’il faille jeter l’eau de bain et le bébé. Un compromis Tshisekedi- Kabila s’impose. C’est en tout cas ce consensus qui devra guider le travail de la Céni dans la voie du parachèvement du cycle électoral. Au problème politique soulevé par la décision du 18 mars 2019, l’opinion s’attend donc à une solution qui relèvera aussi du domaine politique. Tous les regards sont donc rivés vers le président Tshisekedi et l’autorité morale du FCC, Joseph Kabila.

Les leaders de LAMUKA en réunion d’évaluation aujourd’hui à Bruxelles ! (Forum des As du 21 mars 2019)

APRES PLUSIEURS REPORTS

Plusieurs fois reportée, la réunion de la plateforme LAMUKA commence, enfin, aujourd'hui à Bruxelles. Cette session de deux jours se clôture demain vendredi 22 mars. Les cinq leaders -, Jean-Pierre Bemba Gombo, Moïse Katumbi Chapwe, Adolphe Muzito, Freddy Matungulu Mbuyamu, et Martin Fayulu - sont déjà sur place pour prendre part à cette rencontre, projetée de longue date.

La rencontre a pour objet de faire l'évaluation de LAMUKA, comme plateforme électorale depuis les élections jusqu'à ce jour. Les cinq leaders vont déterminer s'il est opportun aujourd'hui de modifier la nature de leur plateforme en termes de ses objectifs. Avant toute chose, ils vont se livrer à l'analyse de la situation politique du pays.

Lundi dernier, cette réunion avait à nouveau été reportée, du fait de l'absence de Moïse Katumbi Chapwe, président de "Ensemble pour le changement". L'ex-Gouverneur du Katangan'était pas présent dans la capitale belge. Il avait fait le déplacement pour Londres.

Si l'un des cinq leaders est empêché en toute dernière minute, il se fera représenter par un délégué plénipotentiaire, pour que la réunion ne soit pas à nouveau ajournée, précisent les organisateurs de cette réunion.

Il y a une question qui divise à ce jour à LAMUKA, c'est celle qui est posée par les membres de "Ensemble" de Katumbi pour qui cette plateforme électorale a cessé d'exister après les élections, car ses objectifs sont atteints. Cette position n'est toutefois pas partagée par les autres partis politiques membres, comme par exemple le MLC de Jean-Pierre Bemba, qui estiment que LAMUKA doit continuer, vu que la CENI n'a pas encore organisé tous les scrutins prévus au calendrier électoral.

TREVE DE CONFUSION

Pourtant à Kinshasa, Delly Sessanga, Secrétaire général de "Ensemble" et Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, très proche de Moïse Katumbi et coordonnateur de LAMUKA et de "Ensemble" pour le Katanga, ont fait savoir que leur plateforme a quitté LAMUKA, qui n'existe plus. De Bruxelles, on n'a pas entendu leur chef Moïse Katumbi Chapwe les contredire en disant, par exemple, que "Ensemble" est toujours dans LAMUKA.

Plus inquiétant est encore le fait que, lors du récent voyage de Martin Fayulu Madidi à Bruxelles, les membres de "Ensemble" étaient les seuls à n'être pas venusà Zaventem l'accueillir. Ce qui accrédite l'opinion des observateurs, qui pensent que Moïse Katumbi a laissé faire Kyungu Wa Kumwanza et les autres cadres de "Ensemble" lorsqu'ils ont dressé l'attestation de décès de la plateforme LAMUKA, en prenant à contrepied les autres membres qui continuent de soutenir "le combat que mène Martin Fayulu Madidi pour la vérité des urnes".

REQUALIFICATION DU COMBAT

A ce titre, la réunion de Bruxelles est capitale pour la survie de cette plateforme, dont le candidat continue àrevendiquer la victoire à l'élection présidentielle de décembre 2018. C'est là qu'ils jugeront d'une requalification de ce combat ou pas.

C'est assurément à cause de cette divergence que l'on a vu tout récemment, lors de l'installation en provinces des comités de résistance pour la "vérité des urnes" dans les provinces, que c'est plutôt le parti politique "Engagement pour la citoyenneté et le développement" (ECIDE) de Martin Fayulu Madidi qui était seul à la manœuvre.

 

Le candidat n°4 à la présidentielle de 2018 ne se décourage pas pour autant. Pas plus qu'il ne s'avoue vaincu pour le combat pour la " vérité des urnes ". Dans une lettre adressée la semaine dernière à l'ONU, Martin Fayulu Madidi donne des pistes pour la solution de la crise de légitimité qui frappe la RDC, après les élections du 30 décembre 2018, comme en 2011 avec Etienne Tshisekedi Wa Mulumba.

 

Il propose que l'ONU mette sur pied un Comité spécial chargé du recomptage des voix, partant des PV que détient la CENI. Dans le cas contraire, Fayulu Madidi préconise l'installation d'une autorité de transition pour une courte période de six mois tout au plus, juste le temps d'organiser de nouvelles élections.

 

On attend encore la réponse de l'ONU à cette proposition du porte-étendard de LAMUKA. Pendant ce temps, au pays, le même processus électoral est suspendu de manière controversée par Félix Tshisekedi. KANDOLO M.

Défaite de l’UDPS aux sénatoriales : les cadres du parti s’accusent mutuellement (Radio Okapi du 21 mars 2019)

Vue du siège de l’UDPS à Kinshasa, le 27/02/2017 lors des obsèques d’Etienne Tshisekedi. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le député provincial de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) Jerry Dikala sur qui pèsent des soupçons de corruption pour les sénatoriales, rejette ces accusations. Dans une déclaration faite à la presse mercredi 20 mars, il a mis à son tour en cause le président délégué du parti, Jean Marc Kabund et le député provincial Peter Kazadi. Il accuse ces deux cadres de l'UDPS d'avoir aligné un candidat sénateur qui ne serait pas membre de l’UDPS.

« Quand on parle de la corruption, tout le monde prend ses responsabilités pour ne pas laisser les traces. Vous ne verrez jamais quelqu’un qui va vous brandir une décharge qui reprend le montant perçu pour voter. Pourquoi Peter nous a demandé, nous députés provinciaux de l’UDPS de voter pour Godé Mpoy au bureau de l’assemblée provinciale de Kinshasa. Le mal est profond. Le mal s’appelle Jean-Marc Kabund. Sendamwana n’est pas de l’UDPS. Moi j’ai fait 28 ans à l’UDPS. Comment Sendamwana se retrouve-t-il sur la liste de l’UDPS ? Il y a eu beaucoup de choses qui se sont passées pour qu’il se retrouve sur cette liste. C’est comme ça qu’il y a eu malaise », argumente Jerry Dikala.

Cible des corrupteurs et corrompus

Mis en cause, le député provincial Peter Kazadi rejette à son tour ces accusations. Il affirme s’être désisté de la course à la présidence de l’assemblée provinciale sur demande du parti, estimant que les raisons évoquées par Jerry Dikala ne suffisent pas pour ne pas élire ne fût-ce qu’un seul sénateur. 

« Aujourd’hui, je suis devenu la cible. Les corrompus et les corrupteurs ont coalisé. Ils veulent non seulement me liquider politiquement, mais aussi physiquement. Je suis en insécurité parce que j’ai dénoncé. Pourquoi ils ont attendu autant de jours pour commencer à se justifier plusieurs jours après l’élection et après ma dénonciation », s’interroge Peter Kazadi.

Le parti Union pour la démocratie et le progrès social du président Tshisekedi dans la ville de Kinshasa, avec ses 12 députés provinciaux électeurs des sénateurs, n’a obtenu aucun siège au Sénat.

Les députés provinciaux de l’UDPS ont été accusés d’avoir perçu de l’argent en échange de vote des candidats autres que ceux de leur parti.

La marche pacifique de l’opposition dispersée à Uvira (Radio Okapi du 30 novembre 2017)

Un quartier de la cité d'Uvira, voisine de la ville de Bujumbura au Burundi.

 

Une personne été blessée jeudi 30 novembre matin dans la cité d’Uvira, lors de la dispersion par la police de la marche pacifique initiée par le Rassemblement de l’opposition. Les manifestants se dirigeaient vers leur lieu de regroupement, au rond-point Kavimvira. Mais la police les a interceptés sur leur parcours, tirant à balles réelles sur la foule avant de la disperser.
 
La victime, Yorogo Sambaza, président sectionnaire de l’UNC, est blessée grièvement et a été évacué vers l’hôpital général de référence d’Uvira. Il se trouvait à la tête d’une centaine de partisans de l’opposition, qui voulait se rendre à la MONUSCO pour déposer leur mémorandum.
 
Ils ont été stoppés à Kibongwe par la police. Au bout d’une forte discussion, la police s’est vue obligée d’ouvrir le feu pour la disperser la foule dans tous les sens.
 
Le porte-parole du Rassemblement, Me Tuye François, affirme que sa plateforme avait informé les autorités civiles et demandé l’encadrement par la police de cette marche pacifique. Mais, il se dit surpris du recours à la force par cette même police.

Mercredi déjà, l’administrateur du territoire intérimaire, Stéphanie Milenge Matundanya, avait interdit cette marche de l’opposition, évoquant des raisons sécuritaires sur la cité d’Uvira.
 
Tôt ce matin, les habitants ont pu observer les soldats des FARDC et la police se déployer sur les artères principales de la cité.

Par la suite, commerces, écoles et quelques agences de voyages ont commencé à ouvrir timidement. Mais, la grande partie de la population est restée terrée à la maison. Par ailleurs, dans les cités de Sange et Kiliba, dans la plaine de la Ruzizi, les activités sont paralysées.

RDC: le gouvernement annonce des funérailles officielles pour Etienne Tshisekedi (Radio Okapid du 2 février 2017)

Le gouvernement de la RDC veut organiser des funérailles officielles pour honorer la mémoire d’Etienne Tshisekedi, opposant historique et ancien Premier ministre décédé le 1er février à Bruxelles de suite d’une embolie pulmonaire.

« Nous attendons que le gouvernement puisse de manière formelle prendre toutes les dispositions pour les funérailles de cette illustre personnalité qui est un ancien Premier ministre de notre pays, un ancien ministre et qui a été le numéro 2 lors des élections de 2011 et qui était à la tête du deuxième parti politique au Parlement de la RDC », a déclaré à Radio Okapi Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

Il se dit tout de même « surpris » par la mort du président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi.

« Nous sommes un peu surpris parce que hier, nous étions en discussion avec M. Félix Tshisekedi [fils d’Etienne Tshisekedi] jusque vers 18 heures dans le cadre des concertations entre les participants aux discussions directes de la CENCO. Nous savions que Tshisekedi père était admis à l’hôpital pour des examens et nous apprenons cette triste nouvelle maintenant. Nous présentons nos condoléances à la famille du président de l’UDPS et à tous les membres de son parti », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Etienne Tshisekedi est décédé à l’âge de 84 ans à Bruxelles. Il était arrivé mardi 24 janvier après-midi dans la capitale de la Belgique, en provenance de Kinshasa pour des examens médicaux.​

 

Vrai Dialogue en RDC : la main tendue de Tshisekedi ! (La Prospérité du 29 novembre 2016)

 

Son parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social -UDPS-, a effectué une sortie médiatique remarquée. Par la bouche de Jean-Marc Kabund-A-Kabund, l’UDPS dit maintenir le préavis donné au Président actuel. Par ailleurs, les initiatives de la CENCO sont soutenues dans la perspective d’un vrai dialogue qui doit résoudre la crise. Mais, si le régime en place ne cherche pas à réunir les conditions nécessaires pour l’organisation de ce deuxième round avant le 19 décembre 2016 à 23 heures 59’, le carton rouge sera, comme annoncé, exhibé et, ainsi, le peuple va se prendre en charge.

L’UDPS et le Rassemblement martèlent qu’ils sont d’avis que seul un dialogue inclusif mettant face-à-face Kabila et ses alliés du camp Tshatshi d’une part, Tshisekedi et le Rassemblement avec leurs alliés, d’autre part, permettra de trouver une solution consensuelle pour la gestion de la période de transition jusqu’aux élections apaisées. Cette voie médiane se trouverait, comme l’indiquait il y a peu la CENCO, dans un mariage de raison entre l’Accord conclu à la cité de l’Union Africaine d’avec la feuille de route du Rassemblement.

Les point sur les ‘i’’

Selon Kabund, la mouvance en place mène une campagne de diabolisation dans les médias et les ambassades pour saper l’image de Tshisekedi et ses compères en soutenant qu’ils optent pour le chaos en RDC. Face à ces ‘’accusations‘’, le Secrétaire Général de l’UDPS a tenu à crier haut et fort que c’est faux. Le lider maximo et ses alliés n’œuvrent que pour le respect de la Constitution et le bien du peuple, a-t-il assuré.

Pour Kabund, le dialogue organisé au mont Ngaliema n’a été qu’un monologue, ayant fait le lit devant permettre au Président Kabila de rester au pouvoir ad vitam aeternam, c'est-à-dire, qu’il soit Président à vie. Le Rassemblement est disposé à dialoguer et non à monologuer comme le voudrait le pouvoir. Donc, ce n’est point Tshisekedi qui bloque. Toutefois, si d’ici le 19 décembre 2016 aucun vrai dialogue n’a lieu, celui qui se tiendra au-delà ne devrait plus avoir Joseph Kabila comme partie au conflit. Pourquoi ? Parce qu’à en croire l’UDPS, il aura déjà quitté le poste de Chef de l’Etat car n’ayant plus de mandat. ‘’Si cette rencontre se déroule avant le 19 décembre, Kabila en fera partie, autrement, il ne sera plus concerné. Etant donné qu’il aura bien avant béni le pays et le peuple congolais par son départ, le 19 décembre 2016 ‘’, a-t-il affirmé. L’oral du Raïs sur l’Etat de la nation est mal perçu à l’Union pour la démocratie et le Progrès social car, selon leur entendement, le Président aurait menacé l’Opposition et lever l’option de foncer malgré le fait que l’inclusivité n’est pas encore obtenue. La nomination de Samy Badibanga Ntita comme Premier ministre du Gouvernement d’union nationale ne vient rien régler puisqu’il ne représente ni l’UDPS, ni le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. L'UDPS dément avoir donné son aval à la nomination, à tout dire. "Pourquoi on l'aurait fait? Il n'est plus de l'UDPS depuis 2012", a relevé Jean-Marc Kabund-A-Kabund. La semaine dernière, un document a été remis aux évêques de la CENCO pour le compte du Rassemblement. Il ne comportait pas la signature de Tshisekedi et semblait prônée une gestion consensuelle de l’Etat avec Kabila pour des élections en 2017. Le SG de la fille aînée de l’Opposition révèle qu’il s’agissait là simplement d’un  "document de travail" remis à la CENCO en réponse à un autre que cette structure avait donné. Aucune ombre d’Accord n’est à l’horizon. ‘’Nous encourageons donc la démarche engagée par la CENCO pour ouvrir la voie le plus vite possible  au vrai dialogue entre fils et filles de ce pays, pour éviter le pire ‘’, a soutenu en substance le SG de l’UDPS. Toutefois, si rien de cela n’arrive pas, le parti d’Etienne Tshisekedi prévient : ‘’le 19 décembre nous sortons notre carton rouge et nous jouerons notre match sur Triomphal. Aucun gaz lacrymogène ne nous empêchera’’.

Danny Ngubaa

      

Et si Kabila n’avait pas tort ? (Forum des As du 17 novembre 2016)

VIDE JURIDIQUE APRES LE 19 DECEMBRE 2016

Après tout, les articles 103 et 105 de la Constitution - auxquels « Rassemblement » ne fait jamais allusion parce que conscient de leur application mutatis mutandis avec l’article 70 - donnent raison au Président de la République lorsqu’il déclare, dans son discours sur l’état de la Nation du 15 novembre 2016 : « Quant à tous ceux qui semblent se préoccuper à longueur des journées de mon avenir politique – je tiens à leur dire, tout en les remerciant, que la République Démocratique du Congo est une démocratie constitutionnelle et que toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la Constitution » et ajoute, comme pour une prise de finition à la manière des catcheurs : « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée, et ce, dans toutes ses dispositions »...

Ces dernières heures, les manchettes de la presse étrangère « opposée » à Joseph Kabila rivalisent de créativité et d’ardeur pour continuer d’entretenir le flou sur ce qui est pourtant d’une clarté élémentaire.
« Congo : le président Kabila a éludé l’essentiel », écrit Colette Braeckman, revenue après la sortie manquée de l’affaire Jean-Jacques Lumumba dans le dossier « Bgfi-Céni ». C’est dans sa chronique mise en ligne le 15 novembre 2016 à 20h02. « RDC : devant le Congrès, Joseph Kabila reste vague sur son avenir politique », note Trésor Kibangula de « Jeune Afrique » pour son article mis à jour le même jour à 13h40. « A la Une : Kabila fait durer le suspense », relève Frédéric Couteau dans la dépêche Afp publiée le mercredi 16 novembre 2016. « RDC : un discours à la nation combatif pour Joseph Kabila », signale Rfi dans la sienne du 15 novembre modifiée le 16 novembre à 11h27.
Argument commun, pour paraphraser la spécialiste belge des Questions congolaises, le chef de l’Etat « a éludé la question que se posent tous les Congolais : a-t-il ou non l’intention de prolonger sa présence à la tête de l’État après le 19 décembre, date de l’expiration de son second et en principe dernier mandat ? », s’interroge Braeckman.
Mieux, Trésor Kibangula constate le problème en ces termes : « le Rassemblement, principale plateforme de l’opposition congolaise, ne l’entend pas de cette oreille. Rangé derrière Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, ce regroupement politique n’a toujours pas signé l’accord politique du 18 octobre, et soupçonne Joseph Kabila de concocter une modification ou un changement de la Constitution pendant la transition, afin de pouvoir se représenter à un troisième mandat ».
Beaucoup mieux, Christophe Rigaud du site web afrikarabia conclut : « Sur son avenir politique, Joseph Kabila s’est montré des plus flous. (…) A aucun moment, il ne s’est déclaré clairement contre la possibilité d’un troisième mandat, comme lui demandent de le faire l’opposition et la communauté internationale depuis plusieurs mois ».
L’autre dirait du cartésianisme qu’il a un sérieux problème d’application en RDC !
Et pour cause !

LE MECANISME DONNE RAISON AU CHEF DE L’ETAT
Dans son discours sur l’état de la Nation du 15 novembre 2016, le Président déclare de façon solennelle que « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée, et ce, dans toutes ses dispositions ».
Or, la première disposition qui intéresse l’opinion, selon les médias, est celle du troisième mandat. Tout le monde le sait : la Constitution ne le prévoit nullement. En toute logique, le sujet ne présente plus quelque intérêt. Les choses sont claires.
Il se fait, en plus, que la Constitution règle par elle-même la question de continuité de l’ordre institutionnel, de façon à éviter le vide juridique. Pour les institutions à mandat électif (Président de la République, Député national et Sénateur au plan national), le Constituant prévoit les articles 70 pour le premier, 103 pour le deuxième et 105 pour le troisième.
Leurs libellés respectifs sont les suivants : « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu » (article 70), « Le député national est élu pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible. Le mandat de député national commence à la validation des pouvoirs par l’Assemblée nationale et expire à l’installation de la nouvelle Assemblée » (article 103) et « Le sénateur est élu pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible. Le mandat de sénateur commence à la validation des pouvoirs par le Sénat et expire à l’installation du nouveau Sénat » (article 105).
Quoi de plus normal que d’entendre Joseph Kabila soutenir dans son discours sur l’état de la Nation que « toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglés de manière satisfaisante par la Constitution » ! Quoi de plus normal surtout qu’il en vienne à féliciter ses pourfendeurs de lui donner l’occasion de le démontrer aussi clairement que courageusement.
Pour rappel, dans son communiqué du 13 novembre 2016 par lequel il rend compte des échanges qu’il a eus le samedi 12 novembre dernier avec les membres du Conseil de sécurité ayant séjourné au pays, « Rassemblement » soutient qu’à la date du 19 décembre 2016, autant que le Président de la République, « toutes les autres institutions de la République à mandat électif n’auront plus ni légalité ni légitimité » au pays.
Or, le mécanisme constitutionnel comprenant les articles 70, 103 et 105 donne raison à Joseph Kabila, fort de la Loi fondamentale qui dispose, d’ailleurs, s’agissant de la Cour constitutionnelle, que « Les arrêts de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours et sont immédiatement exécutoires » et qu’en plus « Ils sont obligatoires et s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, civiles et militaires ainsi qu’aux particuliers ». C’est à l’article 168.

FORMATE POUR LES INTERETS DU MAITRE
Reste alors à savoir pourquoi les députés nationaux et les sénateurs membres de « Rassemblement » n’évoquent pas les articles 103 et 105 qui leur permettent de « glisser » légalement et légitimement au détriment de l’Udps, l’unique grand parti de la plateforme à n’avoir ni députés (reconnus), ni sénateurs (faute d’avoir participé au cycle électoral de 2006-2007) !
La Constitution congolaise a certes des faiblesses avérées. D’ailleurs, même ses défenseurs les plus acharnés admettent que la révision constitutionnelle est inévitable, même si elle ne doit s’opérer qu’après et non avant les élections.
Et qu’a-t-on décidé au Dialogue de la Cité de l’Union africaine, si ce n’est du respect strict de la Constitution dans la période comprise entre le 19 décembre 2016 et la date d’investiture des institutions issues des élections ? Au cours de cette période, il n’est question ni de révision constitutionnelle, ni de référendum constitutionnel.
La morale, dans cette affaire, est qu’à ce jour, précisément, fonctionnent au pays deux familles politiques. Celle qui, d’un côté, se conforme à la Constitution même si elle est présentée dans l’opinion comme étant non respectueuse de cette loi fondamentale et, de l’autre, celle qui déclare vouloir défendre à tout prix la Constitution pendant qu’en réalité, elle en est la première et principale pourfendeuse. C’est le cas, pour la première, de la Majorité présidentielle et, pour la seconde, de « Rassemblement ».
S’il arrive à esprit se voulant cartésien de ne pas percevoir cette simple évidence, c’est qu’il est dans un schéma qui ne garantit aucunement les intérêts de la RDC. Il est formaté pour les intérêts de son maître, dirait l’autre. Il fait exactement ce qu’il doit faire : empêcher Joseph Kabila d’avoir raison même lorsque les faits confirment qu’il n’a pas du tout tort dans ses prises de position.
C’est ce qui se fait à haute voix.
Omer NSONGO DIE LEMA/Correspondance particulière

Chemin de fer : les travaux de réhabilitation débutent à la gare de Matete (Forum des As du 8 octobre 2015)

EN VUE D’ASSURER LA VITESSE, LA SECURITE ET LE CONFORT SUR LE TRAFIC

La voie ferrée Kinshasa-Matadi est en pleine réhabilitation. Ce, grâce aux fonds (10,7 millions USD) débloqués par le Gouvernement Matata. Les travaux ont déjà débuté au niveau de la Gare de Matete. Cette première phase s’étend jusqu’à la gare de Kimwenza. Le conseiller principal du Premier ministre, en charge des Infrastructures et Transports, se fait accompagner hier du Directeur général de la Société Commerciale des Transports et des Ports (SCTP), entre la gare de Matete et celle de Lemba, pour se rendre compte de l’effectivité des travaux.

L’ingénieur Baikpon Kalonda a apprécié le fait que la réhabilitation se déroule dans les normes requises en la matière. Il s’est étonné de constater que plus de 1.700 m3 d’immondices ont été dégagées. Parce que, a-t-il indiqué, " l’objectif c’est de consolider la voie entre la gare de Matete jusqu’à Kimwenza. Ce qui constitue la première phase de ces travaux. "
L’Ingénieur Baikpon a également déploré des occupations anarchiques sur la voie. Sur ce point, insiste-t-il, " il faut que les autorités provinciales de Kinshasa et du Kongo central prennent des dispositions urgentes pour arrêter ce genre de choses et repousser les habitations selon les normes. Parce que l’objectif principal, c’est le désengorgement du Port de Matadi, ainsi que la réduction des charges sur la voie routière. Alors il faut garantir aux clients une vitesse commerciale acceptable. "
Ce qui n’est pas possible à ce jour avec le goulot d’étranglement observé au niveau de la voie entre Matete et Kisenso. Une section truffée d’immondices, avec des eaux usées en provenance soit des parcelles, anarchiquement construits, qui longent la voie, se déversant par endroit sur la voie. Ces eaux proviennent également des avenues en perpendiculaires de la voie. Une situation susceptible d’entraîner l’affaissement de la terre. A cela, il faut ajouter de files électriques enfouies sous le rail, lesquels endommagent certaines locomotives pendant leur passage.

VITESSE, SECURITE, CONFORT, DES DEFIS A RELEVER

Pour le Directeur général de la SCTP, Jean Kimbembe Mazunga, les travaux de réhabilitation de la voie ferrée Kinshasa-Matadi visent à réaliser trois paramètres que sont la vitesse, la sécurité et le confort. " Aujourd’hui, on ne sait pas faire la vitesse avec l’état de la voie, on ne peut pas parler du confort avec l’état de la voie, on ne peut pas non plus dire qu’on a assuré la sécurité avec des gens qui passent sur la voie. En fait tout ce banditisme foncier a quitté la route vers la voie ferrée. C’est un danger public. Le déraillement est un incident de trafic ferroviaire normal. Avec cet encombrement de la voie, imaginez qu’il y ait déraillement, c’est des vies humaines et des dégâts matériels importants que nous allons compter. "
Le patron de la SCTP a rappelé qu’à ce jour, on ne peut plus parler de l’effectivité du trafic ferroviaire parce qu’il y a le train voyageur qui dessert Kinshasa-Matadi, chaque week-end depuis le 22 août dernier. Bientôt, ça sera la reprise du train omnibus qui s’arrête sur les 42 gares que compte l’ex-Onatra. Il y a aussi le train marchandises en corolaire qui emboitent, fait-il savoir. "Aujourd’hui les importateurs recommencent à nous faire confiance, le niveau du trafic augmente. Mais ce n’est pas ça l’optimal ", a-t-il ajouté.

UN TRAVAIL DE SENSIBILISATION DE LA POPULATION S’IMPOSE Réhabiliter la voie est une chose, mais la maintenir en état en est une autre. Car, le constat fait hier par le conseiller principal du premier Ministre et les responsables de la SCTP est décevant. L’entrée de la gare de Matete est presque méconnaissable, saturée par des constructions anarchiques. Il y a même un bâtiment de deux niveaux qui jouxte la maison de la Gare. Un empiétement que le numéro un de la SCTP ne veut pas cautionner. Il a immédiatement envisagé d’actionner le processus de démolition de tous ces lotissements.
A l’intérieur de la Gare, on peut maintenant respirer l’air frais car, des montagnes d’immondices ont été dégagées. Ce qui a permis de retrouver d’autres voies qui s’étaient englouties par le sable. Des passants s’étonnent même de constater qu’un caniveau existe le long de la voie.
Le long de la voie s’organise de petits commerces. Les élèves empruntent la voie ferrée pour se rendre à l’école. Avec les travaux qui s’effectuent, il y aura augmentation de la vitesse et en cas de déraillement, c’est de dégâts énormes, a déploré Yacinthe Dzogolo, chef de projet et directeur du Département des Chemins de fer à la SCTP.
Le Gouvernement est déterminé à relancer le secteur des transports en RDC en vue de pallier le déficit budgétaire orchestré par la baisse des prix des matières premières sur le marché international. C’est ce qui justifie ce premier décaissement de 10,7 millions USD pour la réhabilitation de la voie ferrée Kinshasa-Matadi.
La première phase des travaux durera six mois, selon M. Bungula Basolua, directeur des voies et travaux à la SCTP. Le projet en entier devra couter plus de 40 millions USD, a-t-on appris. MOLINA