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Politique

Sur cette page, nous publions journellement des sujets politiques d'actualité traités par des quotidiens Congolais. Nous ne manquerons pas d'en citer les sources.

Merci.

 

RDC : réunion de travail cet avant-midi entre Félix Tshisekedi et Charles Michel (Actualité CD du 17 septembre 2019)

ACTUALITE.CD

Arrivé au pouvoir le 24 janvier, Félix Tshisekedi a entamé depuis lundi une visite officielle de cinq jours en Belgique. Il va tenter d’améliorer les rapports avec l’ancienne puissance coloniale et inciter les opérateurs économiques belges à revenir au Congo.

 

Ce mardi, il sera au Palais d’Egmont où il rencontrera les principaux membres du gouvernement. Des échanges avec le premier ministre Charles Michel, Didier Reynders et Alexander De Croo sont prévus.

Il est attendu à la fin de la journée la signature de quatre Memorandum d’entente (MoU) notamment sur réouverture du consulat belge à Lubumbashi et celui d’Anvers.

Déjà à 10H30, le chef de l’Etat congolais sera recu par le Premier ministre belge. Le couple présidentiel est attendu au Palais royal à 12H30. Il est également prévu le dépôt de gerbe de fleurs au monument du soldat inconnu.

Bruxelles : une centaine de combattants mobilisés au Square Lumumba/Porte de Namur (Actualité CD du 17 septembre 2019)

ACTUALITE.CD

Une centaine de ressortissants congolais appelés combattants se sont mobilisés ce mardi au Square Lumumba. C’est à Matonge/Porte de Namur à Bruxelles. Ils manifestent contre l’arrivée de Félix Tshisekedi. Ils ont déployés des calicots s’en prenant également aux autorités belges qui ont reconnu Félix Tshisekedi comme président.  

Parmi les combattants, certains exigent la fin de la coalition FCC-CACH et d’autres demandent que les anciens collaborateurs de Joseph Kabila soient écartés du pouvoir. Parmi les plus radicaux, il y en a qui demandent la réorganisation des élections. Parmi les militants, il y a notamment le chanteur Boketshu 1er.

RDC : le président Tshisekedi plaide pour un "assouplissement" des sanctions imposées aux ... (7 sur 7 du 17 septembre 2019)

 

... proches de Kabila par l'EU et les USA

7sur7

Dans un entretien accordé au journal belge "Le soir" dimanche dernier, le président de la République, Félix Tshisekedi a plaidé pour un assouplissement des sanctions imposées aux proches de Joseph Kabila par les États-Unis d'Amérique et l'Union Européenne. 

Pour justifier son plaidoyer, le chef de l'Etat congolais fait savoir que ces mesures étaient été liées à la situation politique du pays qui, d'après lui, a évolué. 

"Ces personnalités font aujourd'hui partie de la coalition que nous avons formée. Si nous voulons que les choses se passent bien, nous ne pouvons que plaider en faveur d'une sorte d'assouplissement. Sauf évidemment si les raisons des sanctions sont autres que la crise politique que nous avons traversée, des violations des droits de l'homme par exemple. Ces sanctions étaient liées à la situation politique et celle-ci a a évolué", a indiqué F. Tshisekedi. 

La voix du chef de l'État vient se joindre à celle de l'Eglise catholique,  qui d'après le secrétaire général de la conférence épiscopale nationale du Congo, est favorable à la levée des sanctions. 

Au mois de mai 2017, l'UE avait décidé de sanctionner une dizaine de hauts responsables congolais suite à la répression sanglante des manifestations organisées par l'opposition, appuyée par la société civile et l'église catholique, pour réclamer la tenue des élections. 

Ces sanctions vont du gel des avoirs à la privatisation des visas de l'espace Schengen. Au mois de novembre dernier, juste avant l'organisation des élections générales, l'UE a décidé de renouveler ces mesures pour une durée d'une année. 


Prince Mayiro

Affaire de 15 millions des dollars Us : la leçon de Fatshi, un chef d’Etat ne s’agite pas ! (Le Phare du 17 septembre 2019)

L’affaire des 15 millions des dollars Us qui empoisonne depuis plus de deux semaines le climat sociopolitique du pays provoque des effets secondaires significatifs. Compte tenu de la forte agitation dans l’opinion tant nationale qu’internationale et le chef de l’Etat a fini par réagir pour calmer cette tempête inattendue.

            L’homme à abattre n’est autre que l’actuel directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Vital Kamerhe, sur qui tombent tous les coups et tous les qualificatifs d’oiseaux. Des noms de certaines personnalités proches du pouvoir sont de temps en temps cités, leur demandant de se démarquer de cet homme dont l’apport dans la victoire à l’élection présidentielle du 30 décembre de l’année dernière n’est plus à démontrer. On active la machine de la haine et de la destruction aux oreilles de certains acteurs politiques proches du pouvoir pour qu’ils prennent le plus vite possible leurs distances vis-à-vis de l’ancien speaker de la chambre basse.

Intervention de la justice

            Un élément que d’aucuns n’ont pas vu venir, c’est l’intervention salutaire des instances judiciaires pour permettre à l’incriminé et d’autres acteurs ayant joué un quelconque rôle dans cette ambiance délétère de présenter chacun ses moyens de défense. 

            Pour ne pas donner l’impression de couvrir son directeur de Cabinet et empêcher les instances judiciaires compétentes de remplir leur rôle traditionnel, Fatshi a fini par sortir de son silence en éclairant la religion de l’opinion.

Un Chef d’Etat ne

s’agite pas !

Conformément au serment qu’il avait prêté lors de son installation comme chef de l’Etat élu au suffrage universel, Fatshi a évité le piège lui tendu en faisant confiance en la justice, déjà saisie. Le Chef de l’Etat a refusé de donner l’impression de s’agiter outre mesure ou d’agir sur base des allégations ou rumeurs.     

            Tout d’abord, le Chef de l’Etat attend calmement et sagement les conclusions du rapport qui doit sortir des conclusions de l’Inspection Générale des Finances, qui est chargée d’examiner les recettes de l’Etat. Tout comme ceux de la Cour des Comptes chargée d’examiner la régularité des dépenses de l’Etat.

            C’est la justice qui va départager les parties citées pour connaitre les innocents et ceux qui seront sanctionnés  conformément aux lois et règlements de la République. Que d’agitations provenant des parties intéressées dont chacune veut dicter au Chef de l’Etat la conduite à suivre. Notamment, des Ong de défense des droits de l’homme et autres activistes opérant à ciel ouvert dans des mouvements associatifs.

            En proclamant à haute voix qu’il garde sa confiance en son directeur de Cabinet, le Chef de l’Etat a tenu à le protéger de toutes les tempêtes qui pleuvent jour et nuit dans le but de l’atteindre et créer une crise de trop.

            Les agitateurs de ce vent ont poussé le culot et la manipulation loin, en citant les noms des personnalités présumées grassement servies. Voilà la goutte qui a fait déborder le vase et démontré à la face du monde la vaste manipulation.

            Voilà ce qui a révolté l’opinion qui a vite compris le but de ce complot au fur et à mesure que les esprits commencent à livrer les tenants et les aboutissants de cette conspiration de mauvais goût. F.M.

Premier budget post-alternance : Mabunda pour une politique économique prudente (Le Phare du 17 septembre 2019)

 

 

La présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, a procédé hier lundi 16 septembre 2019, dans la salle des Congrès du Palais du Peuple, à Kinshasa, à l’ouverture de la session ordinaire de la chambre basse du Parlement, laquelle est réputée essentiellement budgétaire.

 Dans son allocution, elle a recommandé au gouvernement une politique économique prudente, après avoir présenté le tableau du contexte macro-économique actuel, tant sur les plans international que national, tel que dressé par la Banque centrale du Congo.

            Mabunda a souligné qu’au plan international et sous l’angle strictement budgétaire, les dernières perspectives du Fonds Monétaire International tablent, en juillet 2019, sur une croissance économique de 3,2% pour cette année, et 3,5% pour l’année prochaine.

            Cette croissance sera inégale d’autant plus qu’elle connaitra une hausse dans le pays dits avancés, en tirant profit surtout des performances de l’économie américaine.

            Dans les pays à faibles revenus, cette croissance risque de s’affaiblir au regard des pressions exercées sur les marchés des matières premières et des produits de base.

La République Démocratique du Congo est concernée par la tendance à la baisse des cours du cuivre et du cobalt, en tant que pays producteur et exportateur de ces matières premières.

            Au plan interne, elle a fait savoir que les estimations de croissance annuelle en 2019 sont fixées à 4,6 %. Mais on a observé un recul de 0,2% à juin 2019 et partant un léger repli par rapport à la même période en 2018, où le taux de croissance se situait autour de 5,8 %.

            Si cette tendance baissière est dépendante de la performance du secteur minier, la présidente de l’Assemblée nationale a signalé que ce taux de croissance demeure supérieur à celle de l’Afrique subsaharienne, qui est chiffré à 3,5 %.

            Au regard du taux de croissance et de dépréciation monétaire, Jeanine Mabunda a invité le gouvernement à une politique budgétaire prudente en vue d’éviter des déficits budgétaires susceptibles de perturber les équilibres macro-économiques.

            Parlant du contrôle parlementaire, la présidente de la chambre basse du parlement a émis le voir déboucher sur la moralisation de la vie publique, afin qu’il ne soit plus une simple formalité, en vue de la répartition équitable des richesses et de l’utilisation optimale des ressources nationales dans le budget de l’Etat.ERIC WEMBA

Volte-face du Gouvernement ! (Forum des As du 17 septembre 2019)

GRATUITE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE

*Comme dans un rétropédalage, le ministre de l'EPST exclut les classes de 7ème et 8ème années en arguant qu'il s'était agi d'une confusion.

 

Si ce n'est pas un rétropédalage,ça y ressemble fortement. Le Gouvernement par le biais du ministre de l'EPST vient d'exclure les classes de 7ème et 8ème années du champ de la mesure de la gratuité de l'enseignement de base. Pas sûr que cette "mesure dans la mesure " soit du goût de nombreux parents qui se croyaient déjà dispensés de cette dépense onéreuse. A l'analyse, ce que le ministre considère comme un malentendu ou une confusion n'a pas l'air de l'être, car dans toutes les communications antérieures, les pouvoirs publics faisaient état de la gratuité de l'enseignement de la 1ère à la 8èmeannée. La preuve, dans beaucoup d'écoles, les parents d'élèves se sont vus rembourser les frais scolaires en raison précisément de la gratuité de l'enseignement. Voilà qu'hier, coup de théâtre. Le ministre d'Etat en charge de l'EPST, Willy Bakonga annonce mettre fin à ce qu'il considère comme une espèce de confusion entretenue dans l'opinion comme une espèce de gratuité.

 

Le ministre national de l'Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) a tenu à mettre fin à la confusion entretenue dans l'opinion au sujet de la gratuité de l'enseignement de base. Il a, au cours d'une interview accordée à radio Top Congo hier lundi 16 septembre, précisé que cette gratuité ne concerne pas les classes de 7ème et 8ème années.

 

Le numéro un de l'EPST a indiqué que la gratuité de l'Enseignement de base concerne exclusivement le niveau primaire. Or, a-t-il expliqué, les classes de 7ème et 8ème se retrouvent dans le cycle secondaire de l'enseignement.

 

" La 7ème et la 8ème sont des classes du secondaire. Elles ne sont donc pas concernées par la gratuité de l'enseignement. Je tiens à le préciser. C'est dire qu'il n'y aura donc pas de gratuité à ce niveau là", a-t-il mentionné.

 

Willy Bakonga a saisi cette occasion pour appeler les parents, à travers toute l'étendue de la RDC, à ne pas faire pression sur les écoles, en leur demandant de restituer l'argent perçu pour les classes de 7ème et 8ème.

 

"Les écoles ne vont donc pas restituer l'argent perçu pour ces classes. Les parents doivent bien le comprendre. Ils sont obligés de payer les frais de scolarité de leurs enfants normalement pour les classes de 7ème et 8ème", a-t-il indiqué.

 

Il a salué la volonté exprimée par le président de la république Felix Tshisekedi de permettre à tous les enfants congolais d'accéder gratuitement à l'éducation de base et a affirmé la détermination de son ministère à veiller à l'application effective de cette gratuité garantie par la Constitution.

 

"La grande ambition du Président de la République est que les enfants congolais puissent aller à l'école, étudier et préparer la relève. Une ambition que vous allons accompagner fidèlement et avec détermination", a promis Willy Bakonga.

 

Dans une interview accordée le 2 septembre courant, date de la rentée scolaire, le chef de l'Etat Félix Tshisekedi a affirmé que la gratuité de l'enseignement de base n'est pas un slogan, c'est une réalité. Il a cependant reconnu quelques difficultés que sa mise en œuvre pourra rencontrer dans la pratique. Orly-Darel NGIAMBUKULU

Bruxelles : Félix Tshisekedi rencontre le roi Philippe et les entrepreneurs belges (Radio Okapi du 17 septembre 2019)

 

Le Président Félix Tshisekedi est arrivé le 16/09/2019 en Belgique par l’aéroport militaire de Melsbroeck. Photo Présidence de la RDC.

 

Le Président Félix Tshisekedi qui est arrivé ce lundi 16 septembre en Belgique par l’aéroport militaire de Melsbroeck va déjeuner mardi 17 septembre chez le couple royal, Philippe et Mathilde, avant un discours devant le patronat de la Fédération des entreprises belges à Bruxelles, rapporte l’agence France presse.

Mercredi 18 septembre, le président congolais sera en "visite de travail", à Anvers, en Flandre, et à Gembloux, en Wallonie, pour soigner le lien avec les deux communautés linguistiques, néerlandophone et francophone. Un rendez-vous est prévu à Anvers avec l'industrie diamantaire.

Il doit aussi être reçu jeudi 19septembre par le président sortant de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Pour le chef de la diplomatie belge Didier Reynders, la visite de Félix Tshisekedi vise à rétablir "progressivement" une relation qui a souffert depuis 2015.

 

Le Président Félix Tshisekedi est arrivé le 16/09/2019 en Belgique par l’aéroport militaire de Melsbroeck. Photo Présidence de la RDC.

 

« On sait que les relations entre nos deux Etats ont connu beaucoup de hauts et de bas, nous venons de très bas sous l'ancienne présidence, on va essayer de remonter étage par étage, sans brusquer les choses », a déclaré Didier Reynders.

De son côté, Félix Tshisekedi attend de cette visite une reprise de la coopération militaire belgo-congolaise et la promesse d'aides pour "renforcer" les systèmes de santé et d'éducation dans son pays, la RDC.

Avec AFP.

RDC : défense, politique et économie, les enjeux de la visite de Félix Tshisekedi en Belgique (Actualité CD du 16 septembre 2019)

ACTUALITE.CD

Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo arrive en Belgique à partir de ce mardi 17 septembre 2019. Il sera accueilli par Premier Ministre Charles Michel et aura ensuite une réunion gouvernementale au Palais d’Egmont avant d’être reçu par le Roi Philippe de Belgique au Palais Royal.

 

Pour les autorités belges, cette visite officielle confirme la redynamisation de la relation de grande proximité qui existe entre la RDC et la Belgique et offre également l’opportunité d’élargir et intensifier la coopération bilatérale. Les échanges sur les attentes et projets des autorités congolaises permettront aux deux pays d’identifier les domaines où la Belgique pourrait soutenir les efforts de réformes et de changements annoncés par les autorités congolaises, au bénéfice de la population ».

Félix Tshisekedi rencontrera également ensuite des représentants des entreprises belges.

Pour ACTUALITE.CD, le stratégiste et économiste AL Kitenge revient sur les enjeux de cette visite.

La coopération militaire.

Nous avons eu depuis longtemps une coopération militaire avec la Belgique qui a été interrompue par le régime précédent. Cette coopération militaire est importante d’abord pour la formation et l’autre enjeu, c’est l’équipement. Notre situation est précaire vis-à-vis de nos voisins.

Coopération économique.

Les belges sont intéressés par le secteur minier. Tout le monde sait la place du coltan et du cobalt dans le monde. Aujourd’hui, c’est la Chine, d’ailleurs pas la Chine officielle, qui est dans ces investissements-là. La Belgique est en train de regarder comment venir travailler dans ce secteur. Je crois que le Chef de l’Etat trouvera des mécanismes pour qu’un cadre gagnant-gagnant soit trouvé pour que par la Belgique une porte pour les investissements européens soit ouverte. Il ne faut pas non plus oublier le dossier du grand Inga.

Secteur privé.

Aujourd’hui, le secteur privé est le moteur du développement. C’est pour cela que dans la délégation du Chef de l’Etat il y a des hommes d’affaires congolais. Il faut attirer le plus possible les intervenants industriels belges. L’objectif de relativiser les initiatives économiques belges en RDC

Le secteur touristique.

Je crois que le Chef de l’Etat fera des grands efforts pour que cette question soit remise au centre. Le musée de Tervuren, grand musée belge consacré à l'Afrique a été rouvert en 2018 après sa rénovation. Ce musée est considéré par beaucoup comme une première porte d’entrée en RDC par la Belgique.

Pour le contexte la RDC est le premier bénéficiaire de l’aide publique au développement de la Belgique.

Augustin Kabuya aux ministres UDPS : "Ces postes n'appartiennent pas aux membres de vos familles mais au parti" (7 sur 7 du 16 septembre 2019)

7sur7

Le secrétaire général du parti présidentiel Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Augustin Kabuya rappelle à tous les ministres nationaux mandatés par le parti, leur "obligation de céder 70% de membres de leurs cabinets être désignés au sein du parti".

C'est devant la jeunesse de l'UDPS qui fêtait la nomination de deux de leurs dans le gouvernement Ilunga samedi 14 septembre à Kinshasa que Kabuya a lancé ce appel à l'ordre.

À l'en croire, seulement deux ministres parmi une dizaine, ont déjà déposé les ossatures de leurs cabinets respectifs.
Il s'agit de Yves Bunkulu et Junior Mata respectivement ministre du tourisme et vice-ministre des finances, qui se sont acquittés de cette obligation.

D'après Augustin Kabuya, des sanctions, dont le retrait de la confiance du parti, sont prévues pour ceux qui ne s'acquitteront pas.

"On ira voir le premier ministre pour le retrait de la confiance. Il y a des ministres qui disent que  ce n'est pas n'importe qui qui doit figurer dans leurs cabinets. C'est de l'ingratitude. Certains sont allés voir le président de la République et le président leur a dit de respecter le mot d'ordre du parti", a déclaré le SG du parti de Tshisekedi.

Avant de poursuivre : "Qu'ils ne s'engagent pas dans une confrontation car ils finiront perdants face aux combattants. Ils ont des postes qui n'appartiennent pas aux membres de leurs familles mais au parti politique".

Pour rappel, pour le compte du Cap pour le Changement CACH, l'UDPS compte 10 ministres, l'UNC de Kamerhe 8 et les alliés 5 ministères.

Glody Murhabazi

Kinshasa : Fayulu et une dizaine de cadres accompagnent Mike Mukebayi au parquet général de la Gombe (Actualité CD du 16 septembre 2019)

 

Photo ACTUALITE.CD.

Martin Fayulu, candidat malheureux à la présidentielle de 2018 ainsi qu’une dizaine de cadres de Lamuka sont en route pour le parquet général de la Gombe pour accompagner Mike Mukebayi et son avocat au parquet général. Mukebayi accusé des « diffamation et chantage » est invité par l’avocat général. 

En veste est d'un air serein, Mukebayi espère que la justice de la RDC sera dans l'équité.

"Je vais répondre ce matin, je suis un citoyen respectueux de la légalité. j'ose croire que la justice de mon pays sera dans l'équité. Je ne reproche de rien, je sais qu'il y a tout un complot contre ma personne. Mais c'est un complot qui ne vise pas que moi. Elle vise ma famille politique et c'est peut-être aussi la preuve qu'il n'y a toujours d'espace d'expression démocratique. C'est tout un combat, c'est un combat pour la liberté. Nous allons nous allons le poursuivre", a déclaré à ACTUALITE.CD Mike Mukebayi.

L’élu de Lingwala dont les immunités parlementaires ont été levées la semaine dernière a été convoqué par le parquet qui n’a pas signifié le motif de son invitation.

Plusieurs plaintes pèsent sur l’ancien journaliste notamment une pour diffamation et imputation dommageable déposée par Molendo Sakombi, nouveau ministre des affaires foncières et proche de Vital Kamerhe.

"Nous ne l'avons pas commencé sous Félix Tshisekedi, nous l'avons commencé il y a des décennies et le poursuivrons jusqu'au bout. c'est un combat pour la postérité et nous ne reculerons pas. Ce n'est pas la perspective pour diffamation qui va me faire peur non. J'en ai connu des situation bien pires et plus risquées que celles d'aujourd'hui" a-t-il ajouté.

Christine Tshibuyi

Martin Fayulu : "Je refuse que la patrie de Lumumba et du prophète Kimbangu devienne la ... (7 sur 7 du 16 septembre 2019)

 

... capitale mondiale de l'escroquerie électorale"

7sur7

Martin Fayulu Madidi, président du parti politique Engagement pour la Citoyenneté et le Développement, (ECIDE), a lancé un message dimanche 15 septembre dernier à la population Congolaise, à l'occasion de la journée internationale de la démocratie.

Dans son discours, Martin Fayulu dénonce ce qu'il qualifie "d'escroquerie électorale" et réaffirme sa détermination à empêcher que le peuple Congolais devienne complice de "cette forfaiture".

"C'est au nom de la dignité humaine que je me révolte contre le supplice que subit mon peuple. Je refuse que la patrie de Lumumba et du prophète Kimbangu, dont l'histoire est une leçon de grandeur pour l'Afrique, devienne la capitale mondiale de l'escroquerie électorale. Par ma voix et à travers ce message, je veux dire au monde que le peuple Congolais ne deviendra jamais complice de cette forfaiture", a dit M. Fayulu.

Un des leaders de la coalition politique LAMUKA, Fayulu prévient par la suite qu'il ne mettra pas de coté les principes qui lui ont toujours guidé.

"Ce n'est donc pas aujourd'hui que je renoncerai aux principes qui m'ont toujours guidé. Car, l'enjeu c'est le devenir et l'avenir de mon pays, aujourd'hui humilié par des personnes sans éthique, qui ne reculent devant rien pour se maintenir au pouvoir", conclut-il.

Candidat malheureux à l'élection présidentielle du 30 décembre dernier, Martin Fayulu Madidi président de l'ECIDE continue toujours de revendiquer sa victoire.

Selon lui, la victoire de Félix Tshisekedi, actuel chef de l'État, proclamée provisoirement par la CENI et confirmée par la Cour Constitutionnelle, est le fruit d'une escroquerie électorale.

Jephté Kitsita

Muzito juge irréalistes les promesses de Fatshi (Forum des As du 16 septembre 2019)

INTERVENANT LORS DES JOURNEES PORTES OUVERTES DE NOUVEL ELAN

* Brandissant ses chiffres, le numéro un de Nouvel Elan ne voit pas comment le chef de l'Etat pourrait faire passer le revenu annuel par habitant de 575 dollars en 2019 à 4300 dollars en 2028, en passant par 1400 dollars en 2023.

 

C'est un Adolphe Muzito revigoré que les militants ont retrouvé le samedi 14 septembre dernier à Kinshasa. Faisant sa rentrée politiquelors des journées portes ouvertes de son parti, le président national de Nouvel Élan est intervenu au seuil des travaux qui vont s'étendre jusqu'au 22 octobre prochain. Fort de son expérience en tant qu'ancien Premier ministre, ce porte-étendard de l'Opposition politique a jugé propice de décortiquer l'actualité en plaçant le curseur sur une thématique dont il recèle les recettes :"L'avenir du Congo en chiffres".

 

Jonglant sur les chiffres, l'un des domaines de prédilection de cet ancien Inspecteur des Finances et ministre du Budget, il a démontré, lors de son allocution inaugurale, ''la non-faisabilité des promesses que ne cesse de faire le président Félix Tshisekedi, aux affaires depuis neuf mois et dont le gouvernement vient d'être investi le 6 septembre dernier''.

 

"Félix Tshisekedi serait-il un marchand d'illusion à la recherche d'une légitimité qu'il n'a pas?", s'interroge à cet effet ce ténor de la coalition Lamuka. Se voulant rationnel, réfléchi, rigoureux, Adolphe Muzito tâche de démontrer, chiffres à l'appui, que le chef de l'Etat aura du mal à concrétiser le rêve qu'il propose aux Congolais. Aux dires du leader de Nouvel Elan, ''tout laisse croire que les belles promesses vont s'arrêter en si bon chemin au regard des chiffres qui ne trompent pas''.

 

QUID DE L'ENVELOPPE SALARIALE ?

 

A titre illustratif, ''Mfumumpa'' brandit le cas de la gratuité de l'enseignement de base, considéré comme le cheval de bataille de Félix-Antoine Tshisekedi. Il estime à cet effet que les horizons sont plutôt sombres. "Par exemple, sur les 750.000 enseignants que compte le pays, 300.000 ne sont pas pris en charge par le trésor public.Ils sont plutôt supportés par les parents d'élèves", soutient Adolphe Muzito. A cet effectif, s'ajoutent les 250.000 enseignants à recruter d'ici cinq ans, alors que le budget du pays s'avère assez maigre, fait-il remarquer.

 

Aux dires de l'ancien chef du Gouvernement, en termes d'enveloppe salariale, l'État congolais mobilise chaque année 540 millions de dollars, rien que pour les enseignants. Et pourtant, les parents supportent jusque-là les enseignants impayés par le Trésor public avec une bagatelle somme de 360 millions de dollars. Et cela, sans inclure les 300 autres millions qu'il faudra ajouter, si l'on doit matérialiser la promesse de recruter d'autres enseignants.

 

A LA MERCI DES INCOHERENCES…

 

L'autre faiblesse dénichée par Muzito, ''ce sont les incohérences entre les bonnes intentions du successeur de Joseph Kabila et la réalité sur terrain en ce qui concerne la hausse du revenu annuel par habitant''.Le chef de l'Etat a promis de propulser le revenu annuel par habitant de 575 dollars en 2019 à 4300 dollars en 2028, en passant par 1400 dollars en 2023.

 

A ce propos, Adolphe Muzito s'interroge : "La baguette magique pour le président congolais serait-elle une pression fiscale qui serait augmentée à 25% et qui amènerait le budget annuel de 11 milliards de dollars, encore très hypothétique en 2019, à 86 milliards en 2028 ?".

 

DES PROMESSES IRREALISTES

 

Le numéro un de Nouvel Elan trouve, de son point de vue, irréaliste l'avalanche de promesses dans un pays où, depuis belle lurette, la croissance annuelle n'a jamais effleuré les deux chiffres.

 

Au regard du discours d'investiture du Gouvernement, Adolphe Muzito juge lucide et prudent le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, estimant qu'il n'a pas voulu emboiter le pas à Félix Tshisekedi sur un terrain très glissant.

 

Le Président national de Nouvel élan a profité de son adresse pour fustiger ''cette minorité qui, depuis l'indépendance, a vassalisé le peuple, confisquant le pouvoir du peuple qui devrait revenir à Martin Fayulu''. Bien entendu, une telle affirmation a suscité des acclamations frénétiquesdans la salle où, présent, Martin Fayulu était régulièrement ovationné par des milliers de militants de Nouvel Elan. YKM

Affaire 15 millions USD : Félix Tshisekedi rassure et encourage l’inspecteur Batubenga (Radio Okapi du 16 septembre 2019)

 

Le chef de l'Etat Félix-Antoine Tshisekedi s'adresse à la nation à l'occasion de la commémoration de la fête de l'indépendance, le 30 juin 2019. Photo Présidence de la RDC.

 

Le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a entendu, rassuré et encouragé samedi 14 septembre à Kinshasa, l’inspecteur en chef Victor Batubenga de l’Inspection générale des Finances, rapporte Kasongo Mwama, porte-parole du Président de la RDC.

« L'inspecteur en chef de l’IGF Victor Batubenga qui se sentait menacé (RFI) a longuement rencontré le Président. Soucieux de la sécurité d'un haut fonctionnaire de l'État, le chef de l’Etat l'a entendu, rassuré, encouragé. L'IGF ayant transmis le dossier à la Justice, le Président ne peut plus s'exprimer là-dessus. Silence "gêné" ? Non, plutôt respect d'un principe démocratique. Néanmoins, Vital Kamerhe garde la confiance du Président », indique Kasongo Mwema.

Selon lui, cette affaire révèle l'ancrage de la démocratie en RDC.

« Hier, appareil de répression sécurocrate, l'ANR, initiatrice du dossier, devient auxiliaire du contrôle du bon fonctionnement de l'État. Un Etat de droit », note Kasongo Mwema.

Genèse de l’affaire 

En 2017, le prix du carburant à la pompe flambe de 5% en RDC. Le gouvernement, pour stabiliser le prix, s’arrange avec les sociétés pétrolières pour un gel des prix sur le marché. En revanche, le gouvernement s’est engagé à compenser les pertes et manque à gagner aux sociétés pétrolières privées.

Ainsi, la Banque centrale du Congo ouvre une ligne de crédit de 100 millions de dollars, pour le compte de ces sociétés pétrolières. C’est de ces montants octroyés aux sociétés pétrolières qu’une décote (exonération totale ou partielle en faveur de certaines catégories de contribuable, DDLR), de 15% soit 15 millions de dollars devrait être retenu à la source sur instruction du ministère des Finances.

Cette décote devrait être virée dans le compte du comité de suivi des prix des produits pétroliers qui est à la Banque centrale du Congo.

Mais dans un rapport d’audit de l’Inspection générale des finances effectué du 17 au 31 juillet auprès des sociétés pétrolières, des banques et des directions générales des impôts et des douanes, il a été constaté un manque de traçabilité d’un montant de 15 millions de la décote prélevée sur les revenus des produits pétroliers.

Par la demande du ministre de l’Économie par intérim Henry Yav Mulang à la direction générale de Rawbank, le montant de la décote a été viré dans un autre compte dénommé comité de suivi programme/Présidence dans une banque privée au lieu du compte habituel dénommé comité de suivi des prix des produits pétroliers à la BCC. 

C’est ce compte-là de suivi programme/Pr approvisionné de 15 millions de dollars qui a été vidé et la traçabilité est jusque-là difficile à retracer.  

Selon l’IGF, les 15 millions de dollars n’auraient pas dû être versés sur le compte du Comité de suivi des prix des produits pétroliers. C'est une « irrégularité qui n'est pas dans l'intérêt du Trésor public » et « viole les dispositions légales et règlementaires régissant les finances publiques », écrivent les auteurs du rapport consulté par RFI. Ils demandent « le reversement de la décote au Trésor » ainsi que « l’audit des comptes du Comité de suivi des produits pétroliers », poursuit le média français.

Implication de l’ANR

Le 31 juillet dernier, l’IGF rendait public son « Rapport du contrôle de paiement de pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières », indiquant que 15 millions de dollars leur étant dus n’étaient pas arrivés au Trésor public et que des institutions et personnalités avaient refusé de donner à l’Inspection des documents qu’elle requérait pour éclaircir ce qui s’était passé.

 Le 17 août, le nouveau patron de l’Agence nationale de renseignement ANR)), Justin Inzun Kakiak a ordonné à l’Inspecteur général des finances d’ouvrir une seconde enquête. Il voulait que « tous les décaissements de fonds du Trésor public en faveur de tous les ministères du gouvernement depuis l’investiture de Félix Tshisekedi » soient audités.

RDC: La société civile invite Félix TSHISEKEDI à lever l’interdiction des missions de contrôle de l’IGF (Actualité CD du 13 septembre 2019)

Ph/actualite.cd

Deux semaines après l’interdiction des missions de contrôle de l’Inspection Générale des Finances par Vital Kamerhe, Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, sept Organisations de la société civile invitent le Président de la République à lever cette interdiction.

Elles l’ont dit dans un mémorandum adressé à Félix Tshisekedi le 09 septembre 2019 que DESKECO.COM a pu consulter. Parmi les organisations signataires du mémorandum, il y a la Ligue Congolaise de Lutte Contre la Corruption (LICOCO) ; l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) ; Association de Parlementaires Contre la Corruption (APNAC) ; Agir Pour les Elections Transparentes et Apaisées (AETA) ; Collectif 24 ; le Centre d’Échanges pour des Réformes Juridiques et Institutionnelles, (CERJI) ; ACDIC.

« Nous constatons avec regret une mauvaise interprétation des articles des lois régissant les finances publiques en RDC par les institutions de la Républiques. Ceci crée une confusion dans l’opinion nationale et internationale sur la mission assignée par le législateur aux institutions supérieures de contrôle de la RDC, notamment l’Inspection Générale des Finances et la Cour des comptes ».

Ces organisations renseignent par ailleurs que le contrôle exercé par les administrations fiscales, évoqué par la loi portant réforme des procédures fiscales, est un contrôle du premier degré. Celle des institutions supérieures de contrôle est effectué en second degré, tel que prévu par le Législateur. La mission de vérification et de contre-vérification des déclarations des assujettis envers les administrations fiscales.

« L’Inspection Générale des Finances et la Cour des Comptes sont deux institutions supérieures de contrôle sur lesquelles le Chef de l’Etat devrait s’appuyer pour asseoir son programme de lutte contre la corruption. Sans quoi, ce pilier ressemblerait à un slogan creux dénué de sens », ajoutent-elles.

L’IGF travaille conformément à la Loi

La société civile se dit inquiète des interpellations et menaces à l’endroit des Inspecteurs Généraux des Finances par vos collaborateurs et la Police Nationale Congolaise.

« Les Inspecteurs Généraux des Finances font qu’exécuter un ordre de mission et réquisition à expert venant de votre conseiller spécial en charge de l’Economie et de l’Agence Nationale de renseignement, qui sont sous votre autorité ». Cette mission est organisée conformément à l’article 2 bis de l’ordonnance-loi de 2009 complétant l’ordonnance du 17 septembre 1987, portant création de l’Inspection Générale des Finances, des articles 121 et 122 de la loi de juillet 2011 relative aux finances publiques en RDC.

Les organisations signataires de ce mémo estiment par ailleurs que ce sont les personnes citées comme responsables de la disparition des 15 millions USD du bonus de l’Etat sur les transactions des produits pétrolier qui devraient être interpellées et non les Inspecteurs Généraux des Finances.

VM Goffman

 

RDC -Tribune, "changer des mentalités et faire la politique autrement au Congo!'' (Pr André Mbata) (7 sur 7 du 13 septembre 2019)

7sur7


A la suite de la dernière adresse à la Nation du président Felix Tshisekedi qui en a appelé au changement des mentalités ou à une "remise en question" de nous-mêmes, pour emprunter les mots de Mabika Kalanda, il me semble urgent et impérieux de rappeler aux politiciens de tous bords et à tous les compatriotes une pensée de Martin Luther King Jr : "Notre vie commence à s'arrêter le  jour où nous gardons le silence sur les choses graves". 

Et cette autre pensée d'Albert Einstein : "le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire".

Ils sont ainsi rangés parmi les artisans de l'inanition de la Nation et les méchants destructeurs de la société, tous ceux qui regardent le mal autour de nous sans rien faire.

Nous ne sommes même pas des complices, mais des co-auteurs du mal, lorsque nous prenons le mal pour le bien, le faux pour le vrai, le laid pour le beau, la médiocrité pour  l'excellence ou vice-versa dans le simple but de servir des intérêts de pouvoir et d'argent qui font courir, chanter et danser la majorité des Congolais.

La RD Congo compte de nombreux  "politiciens et intellectuels du ventre"!

Que de thuriféraires, de tambourinaires et de guignols des "autorités morales" - pourtant souvent "immorales" - et des chefs de partis parmi les acteurs politiques congolais!

Nombreux parmi nous sont également ceux qui pensent vivre - et même  bien vivre - alors que leurs vies ont commencé à s'arrêter dès lors qu'ils sont devenus complices ou co-auteurs du mal en  acceptant de...garder silence ou même d'applaudir des choses graves dans notre société, nos institutions (Presidence, Parlement, Gouvernement, Cours et Tribunaux, services publics, entreprises publiques, institutions provinciales et locales) ou dans nos partis politiques!     

De la part des aînés, des collègues et même des plus jeunes que l'on croyait "politiquement vierges" alors qu'ils ne le sont plus, certains d'entre-nous sont en train d'apprendre que devant des choses graves, un "bon politicien" doit se taire, obéir à des mots d'ordre même les plus illégaux et immoraux ou applaudir pour ne pas être mal vu, jouer a l'équilibriste pour plaire pour ne pas être sacrifié lors de l'examen des "ambitions".  

Certains maîtres et même des aspirants-professionnels de la politique congolaise sont occupés à nous enseigner qu'un "bon politicien" doit être "réaliste", aller à gauche quand "Son Excellence Monsieur/Madame l'Autorite morale" va à gauche, tendre les mains quand elle tousse ou s'apprêter à vomir ou encore scander "Wumela" lorsqu'elle dit des bêtises! Je me suis même fait dire à plusieurs reprises que pour réussir dans la politique au Congo, on n'a pas nécessairement besoin d'être vertueux. Il faut savoir marcher "la tête en bas et les pieds en haut", "le ventre avant et la tête derrière". Terrible gymnatique qui constituerait l'un de plus grands héritages que les anciens dirigeants auraient légué à la postérité! 

La politique congolaise serait devenue le terrain par excellence où se joue le médiocre jeu de l'hypocrisie, de la corruption, du mensonge, de la médisance, des calomnies et de tous les coups bas!

La plupart de politiciens adorent etre appelés "Président" ou "Preso".  C'est vraiment sur ce terrain où nos "médiocres nationaux" deviennent facilement des "Excellences" ou des "Majestés" -  "Rois de la forêt" et sont acclamés comme des messies que l'appel du Président Felix Tshisekedi à un changement des mentalités peut véritablement avoir son sens. 

Nos "amis" chinois qui parlent toujours de "coopération gagnant-gagnant" (win-win) même quand ils en sont les premiers bénéficiaires nous répètent que "le poisson pourrit d'abord par la tête". C'est donc de la tête que vient aussi le salut étant donné que c'est elle qui commande notre corps social, le met en mouvement et lui permet d'échapper à un AVC ou à l'inanition.

Dans le contexte politique congolais, du président de la Republique au plus humble de nos concitoyens, le changement des mentalités exige que chaque congolais accepte de laisser mourir une partie de lui-même afin de préserver la vie de la Nation. Il s'agit de cette partie de nous-mêmes qui s'est nourri des vols, de la corruption, de l'égoïsme, du trafic d'influence, de l'impunité, des détournements des deniers publics, des injustices et d'autres anti-valeurs.

Même quand ils s'opposent, les acteurs politiques respectables sont des adversaires et ne sauraient se considérer comme des ennemis. Les adversaires d'un jour peuvent devenir des partenaires ou des alliés et ces derniers finissent par s'opposer avant de constituer de nouveaux partenariats ou de nouvelles alliances. 

Même quand elle se veut "radicale", l'opposition n'est pas un statut éternel! Les alliances et les coalitions ne sont pas non plus faites pour l'éternité ; elles se nouent et se dénouent. Triste et implacable réalité! Les civilisations dont elles constituent des marques autant que les hommes qui les créent n'échappent pas non plus à la dure loi de la mortalité. Nous le savions bien avant le constat tardif de Paul-Valery, les civilisations sont mortelles.  

Ainsi, la critique même la plus acerbe ne devrait jamais faire de son auteur un ennemi ou une personne à abattre à tout prix. Une critique constructive et une opposition républicaine sont indispensables à la vitalité d'une société démocratique. Elles  devraient être tolérées et même encouragées.

Le négativisme qui consiste à penser que tout ce que fait l'autre est mal parce que "l'enfer, c'est les autres" (JP Sartre) et qui conduit à des critiques vaines et stériles constitue l'une de nombreuses tares dont souffre encore une bonne partie de la "classe" politique et intellectuelle congolaise et dont elle devrait être délivrée.

Il est bon de souligner à l'intention de cette génération et des générations futures que le pouvoir politique n'a aucun sens s'il n'est pas exercé dans l'intérêt du peuple qui dépasse nos intérêts personnels et égoïstes, ceux de nos familles biologiques, de nos partis ou coalitions politiques, de nos  courtisans, des thuriféraires ou des tambourinaires.

Nous sommes citoyens d'un grand et riche pays que nous avons juré de bâtir "plus beau qu'avant".

Étant donné que nous sommes animés des mêmes sentiments patriotiques que le président de la Republique qui vient d'en faire lui-même la démonstration en décidant tant soi peu de rompre le silence pour s'adresser à son peuple qui lui rappelle constamment son serment de servir "le Peuple d'Abord"
tel qu'il avait été formulé par son défunt père Étienne Tshisekedi élevé au rang des Héros nationaux, prenons alors "nos responsabilités devant Dieu, la Nation, l'Afrique et le Monde" et  engageons nous solennellement à ne plus jamais être co-auteurs ou complices du mal dans notre pays, à le dénoncer et à le combattre par tous les moyens quand bien même que ce mal viendrait de nos propres rangs, de ceux de nos alliés ou adversaires politiques temporaires car nous sommes tous filles et fils d'un même pays, la République Démocratique du Congo qui est notre mère-patrie et le bien le plus précieux que nous avons reçu de Dieu et hérité de nos aïeux.

"Uni par le destin et par l'histoire" et "animé par notre volonte commune de bâtir, au coeur de l'Afrique, un Etat de droit et une Nation puissante et prospere", aimons-nous les uns les autres et  refusons désormais de garder silence devant des choses graves dans notre société et dans nos institutions. C'est l'une des exigences du changement des mentalités que le président Félix Tshisekedi a appelé de tous ses voeux pour bâtir un Congo plus beau qu'avant.

 Prof Andre Mbata

A la coalition FCC-CACH de prendre ses responsabilités ! (Forum des As du 13 septembre 2019)

LE CHEF DE L’ETAT AYANT APPELE A L’UNITE NATIONALE ET AU CHANGEMENT DES MENTALITES

Connu pour ses réflexions sur les enjeux existentiels auxquels fait face la RD Congo, l'analyste Jean-Pierre Kambila se livre à l'anatomie de l'adresse du chef de l'Etat à la Nation diffusée le 8 septembre dernier. Dans ce message, deux idées-forces : l'appel à l'unité et l'exhortation au changement de mentalités. Pour ce cadre, il appartient à la coalition FCC-CACH de se mettre au travail en vue de traduire dans les faits le credo présidentiel. Mais, aux yeux de ce patriote - dont le cordon ombilical qui le lie à la vision de Patrice-Emery Lumumba demeure intact - il ne s'agit pas de construire ex nihilo. Les prédécesseurs de l'actuel président, au nombre desquels Joseph Kabila, ont déjà jeté les bases à la fois sur le front de la cohésion nationale et du changement.

 

Le paysage médiatique congolais et la sphère politique nationale toute entière ont été récemment dominés, que dis-je, écrasés par la prestation télévisée de Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République.

 

Quittant le style des discours classiques, sous le modèle d'un clip de haute facture, associant des images du locuteur à quelques illustrations évocatrices des situations du pays et sur fond d'une musique appropriée, le Chef de l'Etat nous a adressé, à tous, un important message qui ne saurait laisser le militant du progrès, que je demeure, sans réaction. Je prie ceux qui cherchent dans mes écrits la petite phrase qui pourrait m'opposer au partenaire privilégié de mon Chef J. Kabila, de renoncer, pour le temps de la lecture de ce texte, à cette quête de mauvais aloi. Dans ce texte, en toute liberté et dans le respect de chacun, je tente de replacer ce brillant discours dans le contexte général de l'histoire des idées politiques en RDC et je m'adresse aux élites de notre pays.

 

Permettez-moi de rappeler ici mon appartenance au PPRD et, donc au FCC ainsi que mon attachement à la coalition FCC/CACH.

 

Le Chef de l'Etat a parlé, nous l'avons écouté et entendu ; maintenant sentons-nous libre de l'accompagner, par des encouragements ou des critiques, chacun selon sa compréhension et ses convictions de la problématique générale de notre pays. Généralement très méfiant à l'égard des réseaux sociaux, qui ne sont pas le lieu des analyses les plus fouillées, équilibrées ou nuancées, j'ai été surpris, cette fois, par la diversité et la pertinence des réactions tant positives que négatives qu'on peut y lire en rapport avec le message sus-évoqué. Des suggestions ou critiques ont été nombreuses et fort intéressantes.

 

Dans la riche exhortation de ce début du mois de septembre, deux points, à mes yeux essentiels voire primordiaux, devraient être relevés. Il s'agit de l'appel à l'unité et l'encouragement au changement.

 

Je reproduis ici ma propre première réaction sur Twitter : " le message du Chef de l'Etat a été parfait, maintenant notons que les questions de l'unité et du changement sont des thèmes récurrents, et même permanents du discours politique congolais. La question reste, que vont faire, maintenant les cadres en charge de les mettre en pratique ? Il s'agit bien de vous et moi ". Ainsi se résume mon état d'esprit après avoir plusieurs fois visionné le message.

 

L'UNITE NATIONALE

 

L'appel à l'unité me semble avoir été superbement présenté. La question de l'unité nationale représente un point sur lequel les Congolais sont unanimes depuis des lustres. Il faut se réjouir que l'actuel Président de la République ait jugé important de le rappeler comme il est utile d'attirer l'attention sur l'origine et le développement de l'idée. Cette question accompagne notre histoire contemporaine. Le Manifeste de la conscience africaine, publié en 1956, premier document rédigé par nos compatriotes et laissant entendre une volonté d'émancipation, s'exprima au nom de tous les Congolais, sans discrimination. Plus tard, Joseph Kasavubu et l'Abako qui avaient déclenché les émeutes de Kinshasa pour la libération en réclamant l'indépendance des Bakongo, se rallieront assez vite au courant nationaliste en provenance de Stanleyville à travers la personne de Patrice Emery Lumumba. Manipulé un moment par le grand capital belge, Moïse Kapend Tshombe s'était, il est vrai, fourvoyé dans la sécession katangaise ; mais nul ne peut sérieusement nier les bons sentiments patriotiques que cet homme reprit dès son retour à Kinshasa, en 1964. Il n'est pas très utile de revenir sur la malheureuse tentative et la fin de l'initiative kalonjiste de séparer le Sud-Kasaï de la RDC, là aussi l'idée nationaliste reprit rapidement le dessus. Pendant toutes les guerres, rébellions et autres troubles ayant émaillé l'Est du pays et le Kwilu pendant les années 1960, jamais l'unité de la RDC n'a été remise en cause. La réaction unanime d'hostilité des Congolais, lors des tentatives d'occupation de notre territoire par le Rwanda avec la complicité des puissances, a démontré la solidité du sentiment national en notre pays. Le refus de la balkanisation du pays est assurément le sujet sur lequel tous les Congolais se mettent aisément d'accord.

 

Le nationalisme congolais, entendu comme volonté de tout mettre en œuvre pour défendre et conserver l'unité du Congo dans ses frontières du 30 juin 1960 puis raffermir la nation congolaise, est d'abord un dessein éminemment lumumbiste. Cependant, il faut reconnaitre que Joseph Mobutu Sese Seko a su donner à ce projet une ampleur incontestable. De sa féroce dictature, l'histoire retiendra une réelle volonté politique de préserver l'intégrité territoriale de notre pays. Nul ne peut contester que sa gestion des Provinces, de l'Administration Publique et de l'Université, marquée par une pratique de brassage des responsables ou des étudiants,visait à faire vivre les Congolais ensemble, afin d'unifier et consolider la Nation. Le credo : " Ekolo bo moko, mokonzi bo moko " est encore dans beaucoup de nos esprits. La musique, la chanson, la danse et le football apporteront également leur contribution à ce projet.

 

Sans contester l'utilité d'une exhortation sur le thème de l'unité nationale, il convient de retenir qu'aujourd'hui, la question centrale n'est plus celle de l'unité de la RD Congo ; la République existe, les Congolais la veulent unie et forte, ils la défendent, nombreux sont tombés sur le champ d'honneur pour elle. La problématique actuelle est celle de ce que le Président Joseph Kabila qualifiait de "Question de la cohésion nationale ", c'est celle du renforcement de cette unité par la lutte contre le tribalisme, l'ethnicisme, le régionalisme. Il s'agit, par exemple, de comprendre et prendre des mesures concrètes contre la constitution des cabinets politiques mono-ethniques,les violences inter-ethniques, la chasse aux non originaires dans certaines provinces ou même la revendication intempestive de la présence de toutes les provinces ou territoires au sein du gouvernement sous le prétexte de la représentation nationale.

 

Par ailleurs, j'ai cru comprendre que l'appel à l'unité nationale visait également à prêcher une certaine modération dans le camp des partisans du Président. Ne s'agissait-il pas de calmer ceux de ses extrémistes qui s'acharnent à faire le vide autour de l'autorité afin d'en faire une sorte de "propriété exclusive " pour des intérêts manifestement égoïstes ?

 

Maintenant que le Chef de l'Etat a mis le doigt sur cette question, que et comment faire pour consolider encore davantage l'unité nationale ? Comment agir quotidiennement pour aider le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à poursuivre, dans de bonnes conditions, le travail de raffermissement de la cohésion nationale, entamé par le Sénateur Joseph Kabila Kabange ?

 

Les questions s'adressent à vous penseurs politiques et autres. Quid alors de la problématique du changement ?

 

LE CHANGEMENT

 

Le Chef de l'Etat a posé la question du changement en ces termes : " Les défis de notre pays sont immenses et les problèmes multiples, mais il n'est pas impossible d'y remédier et de commencer ainsi à changer les choses, à changer notre mode de vie en société, à changer notre Congo ".

 

Le changement est-il l'arlésienne de la RDC, c'est-à-dire quelque chose dont on parle beaucoup, que l'on attend et désire mais qui n'apparaît pas ? Certes non !

 

Avant d'aller plus loin, revenons à l'histoire. Le thème du changement ou de l'espoir du changement constitue un des principes fondamentaux du Kimbanguisme. C'est en promettant ou prophétisant le changement que Simon Kimbangu inaugure son Ministère vers les années 20 du siècle passé :" Le blanc deviendra noir et le noir deviendra blanc " prophétise-t-il et attire les masses à N'Kamba. Cet espoir du changement enthousiasmera les Bakongo jusqu'au déclanchement de la lutte pour l'indépendance en 1959 ; par la suite le message s'étendra sur l'ensemble du pays.

 

Le thème du changement reviendra à la mode, au milieu des années 50, à travers une chanson à succès du chanteur-guitariste Adou Elenga : " Ata ndele mokili ekobaluka ". Comme bien souvent dans l'histoire de l'humanité cet artiste de talent dénonçait la situation coloniale tout en mobilisant ses compatriotes à aller vers le changement ; il affirma qu'un jour les choses changeraient ou finiraient par changer.

 

Le grand leader de la lutte pour l'indépendance Patrice Emery Lumumba, dans un ouvrage publié en 1957 et intitulé : " Le Congo terre d'avenir est-il menacé ? ",ne parle que du changement, l'imagine, le souhaite et le réclame. Aucun des autres combattants de la libération ne s'exprimer a différemment, même les plus modérés du PNP.

 

Joseph Kasa-vubu mettra le premier quinquennat de l'indépendance nationale sous ce thème. C'était bien pour changer que lui et ses amis de l'Abako avaient, dès 1957, exigé l'indépendance immédiate.

 

Mobutu arrive au pouvoir le 24 novembre 1965 avec pour credo : " Congo nouveau, homme nouveau et femme nouvelle ". Peut-on imaginer une expression d'un changement plus radical ?

 

Lorsque les rues de grandes villes congolaises et les sentiers de nos campagnes reçoivent la rumeur selon laquelle Mzee Laurent Désiré Kabila paie,aux soldats et fonctionnaires des territoires libérés, 100 USD par mois, ce n'est plus la guerre qui libère le reste du pays, mais l'espoir du changement.

 

Et quelle a été la caractéristique principale, qui sous-tendait, les 18 années du pouvoir du Président Joseph Kabila Kabange, si l'on considère : la démocratisation, le programme des cinq chantiers, le credo : changement de mentalité, la vision : révolution de la modernité, la passation pacifique et civilisée du pouvoir suite aux élections de décembre 2018 ? N'est-ce pas la volonté et la concrétisation du changement ?

 

Le changement est donc bien un thème récurrent et même permanent du discours politique congolais. Est-ce dire qu'il ne faut plus le mettre en exergue ? Bien sûr que non ! Il faut d'ailleurs le crier plus fort !

 

Il reste légitime, surtout de la part d'un Président de souhaiter encore plus de changement pour son pays. Il est même de son devoir d'initier ce changement, de l'organiser et de motiver son peuple à l'entreprendre au plus vite.

 

Cependant, il importe, si nous voulons réussir de manière décisive ce énième courant du changement, que ceux qui, après que le Chef de l'Etat a parlé et indiqué le chemin, auront la responsabilité de conduire ce changement, sachent regarder d'un œil critique certes, mais objectif, ce qui a déjà été réalisé, son ampleur, comment cela avait pu être concrétisé, quelles étaient les difficultés rencontrées, dans quelles conditions de paix ou de guerre et avec la collaboration de qui ? Nous devrions tous comprendre que le changement vers le développement constitue un processus à la fois cumulatif et global. Il est cumulatif en ce sens qu'il se construit sur des fondations établies par les prédécesseurs et ne peut s'enraciner que s'il prend en compte la société dans ses différents aspects, notamment culturels.

 

De la prise en compte de ces considérations politiques dépendra la réussite de notre projet national de poursuivre le changement.

 

Pour ma part, je doute que Joseph Kasavubu ait pu embraser Léopoldville en 1959 et chasser le colonisateur, sans que Simon Kimbangu et les kitawalistes n'aient préparé le chemin. Je ne crois pas que LD Kabila aurait pu libérer la RDC si Joseph Mobutu n'avait pas su maintenir l'unité du Zaïre. La mise en œuvre de la démocratie par Joseph Kabila en 2001 avait été facilitée par le travail de préparation des esprits à cette forme de gouvernement, effectué notamment par Etienne Tshisekedi. Le Raïs a pu mettre en œuvre la démocratie, initier et réaliser les grands travaux des" cinq chantiers " qui ont laissé des traces indélébiles dans ce pays, conceptualiser " la Révolution de la modernité " et enfin passer au transfert pacifique et civilisé du pouvoir que parce que LD Kabila avait su, avec le peuple congolais, résister aux tentatives de balkanisation du pays.

 

Pour réussir le changement projeté, la balle est dans le camp de tous les Congolais, mais la responsabilité incombe principalement au gouvernement de la coalition FCC /CACH et à certains cadres restés en dehors. Prenons donc nos responsabilités.

 

Jean Pierre Kambila Kankwende, Cadre de la coalition FCC /CACH et Membre du PPRD

RDC : Félix Tshisekedi préside son tout premier conseil de ministres (Radio Okapi du 13 septembre 2019)

 

[Photo d'illustration]Le Président Félix Tshisekedi en conférence de presse le 2 juillet 2019 à Bunia. Photo Présidence de la RDC.

 

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, tient vendredi 13 septembre, son tout premier conseil de ministres à la cité de l’Union africaine, après l’investiture du gouvernement Ilunga.

Selon la presse présidentielle, toute l'équipe gouvernementale est présente à cette rencontre, au cours de laquelle le Chef de l’Etat devra donner aux 66 membres du gouvernement des orientations claires pour accompagner sa vision de gouvernance.

Nord-Kivu : 111 rebelles Raïya Mutomboki qui se sont rendus aux FARDC ont débuté ... (7 sur 7 du 12 septembre 2019)

... formation militaire à Walikale (Armée)

7sur7

Depuis août dernier, 111 ex rebelles Raïya Mutomboki qui opéraient dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu), ayant accepté la reddition, sont en formation militaire de base dans la région, a indiqué à la presse locale, le général Doudou Kabwe. 

"Quand ils sont arrivés, la première des choses a consisté à leur sélection. C’était pour voir s’ils étaient aptes conformément à leurs désidératas, d’intégrer l’armée. Ceux à qui l’on a résolu leurs aptitudes, sont en formation ici (Walikale, Ndlr). Il a fallu directement les encadrer, les initier sur comment intégrer l’armée nationale. Ils apprennent l’organisation de l’armée. Il y a les cours spécifiques pour les cadres », a-t-il expliqué. 

Le général des FARDC dans le ledit territoire rappelle par ailleurs que la reddition de ces combattants Maï-Maï fait suite à l’appel du chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi, exhortant les groupes rebelles qui surplombent plusieurs villages et territoires de l’Est de la RDC dont le Nord-Kivu, à déposer les armes et servir sous le drapeau.

Joël Kaseso depuis Butembo

RDC : l’ARCA rappelle que seuls quatre assureurs sont agrées dont Rawsur SA et Rawsur Life SA (Actualité CD du 12 septembre 2019)

ACTUALITE.CD

Dans un communiqué publié le 6 septembre,  l’Autorité de Régulation et de Contrôle des assurances a rappelé que seules les sociétés Rawsur SA, Rawsur Life SA, ACTIVA Assurances RDC et Société Financière d’Assurance Congo SA (SFA Congo) sont agrées. Avec la SONAS, ces cinq assureurs peuvent travailler avec la population et les opérateurs économiques « sans aucune restriction ou limitation ».

 

L’Autorité de Régulation et de Contrôle des assurances a rappelé également dans sa circulaire n°0001/2019/ARCA relative à l'assurance directe à l'étranger et auprès des entreprises non agréés, qu'il est formellement interdit de souscrire une assurance directe à l'étranger pour un risque concernant une personne, un bien ou une responsabilité, situé sur le territoire national ou auprès d'une entreprise non agréée par l'ARCA.

L’ARCA ajoute que les courtiers non autorisés par l’ARCA sont interdits d’opérer sur toute l’étendue de la RDC. A ce jour, seules quatre sociétés de courtage d’assurances sont autorisées à exercer : Allier Insurance Brokers SARL (AIB), Gras Savoye RDC SA, Assurances Okapi SARL et ASCOMA RDC SARL.

Kinshasa : L'ECIDE de Fayulu organise une marche jeudi prochain pour commémorer les victimes de ... (7 sur 7 du 12 septembre 2019)

...  manifestations du 19 septembre 2016.

7sur7

L'Engagement pour la Citoyenneté et le Développement, (ECIDE), parti politique de Martin Fayulu Madidi, projette une marche pacifique le jeudi 19 septembre prochain à Kinshasa pour commémorer les victimes de manifestations pacifiques du 19 septembre 2016.

L'ECIDE qui a saisi le gouverneur de la ville de Kinshasa Gentiny Ngobila mercredi dernier quant à ce, indique que ladite marche partira de son siège situé dans la commune de Kasa-Vubu sur Enseignement, pour emprunter l'avenue Kasa-Vubu, en passant par le rond-point Victoire, pour chuter à la paroisse Saint Joseph de Matonge dans la commune de Kalamu

Sur place, une messe d'action de grâce sera dite en mémoire des victimes de manifestations du 19 septembre 2016, précise Devos Kitoko, secrétaire général du parti.

Pour rappel, des affrontements ont éclaté à Kinshasa le lundi 19 septembre 2016 lors d'une manifestation de l'opposition pour réclamer le départ de l'ancien président Kabila à la fin de son mandat.

Le ministère de l'intérieur et sécurité avait rendu public un bilan de 17 personnes mortes dont 3 policiers, ainsi que 14 civils blessés par balles.

Jephté Kitsita

 

L'Engagement pour la Citoyenneté et le Développement, (ECIDE), parti politique de Martin Fayulu Madidi, projette une marche pacifique le jeudi 19 septembre prochain à Kinshasa pour commémorer les victimes de manifestations pacifiques du 19 septembre 2016.

L'ECIDE qui a saisi le gouverneur de la ville de Kinshasa Gentiny Ngobila mercredi dernier quant à ce, indique que ladite marche partira de son siège situé dans la commune de Kasa-Vubu sur Enseignement, pour emprunter l'avenue Kasa-Vubu, en passant par le rond-point Victoire, pour chuter à la paroisse Saint Joseph de Matonge dans la commune de Kalamu

Sur place, une messe d'action de grâce sera dite en mémoire des victimes de manifestations du 19 septembre 2016, précise Devos Kitoko, secrétaire général du parti.

Pour rappel, des affrontements ont éclaté à Kinshasa le lundi 19 septembre 2016 lors d'une manifestation de l'opposition pour réclamer le départ de l'ancien président Kabila à la fin de son mandat.

Le ministère de l'intérieur et sécurité avait rendu public un bilan de 17 personnes mortes dont 3 policiers, ainsi que 14 civils blessés par balles.

Jephté Kitsita