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Politique

Sur cette page, nous publions journellement des sujets politiques d'actualité traités par des quotidiens Congolais. Nous ne manquerons pas d'en citer les sources.

Merci.

 

Manifestation à l’UNIKIN : « Le policier qui a tiré sur un de deux étudiants décédés a ... (7 sur 7 du 16 novembre 2018)

...  été mis aux arrêts et sera déféré à l’auditorat militaire », (S. Kasongo)

Le commissariat provincial de la Police Ville de Kinshasa a, dans un communiqué parvenu à 7SUR7.CD ce vendredi 16 novembre 2018, indiqué que les manifestations de colère organisées par les étudiants de l’université de Kinshasa contre la grève des professeurs ont causé plusieurs dégâts matériels et humains.

Deux étudiants ont perdu la vie selon la police, de suite des blessures causées par balle. Le commissariat provincial dit ainsi regretter ces pertes en vies humaines et rassure qu’il ne peut en aucun cas tolérer la mort d’une personne innocente.

« Déjà, le policier qui a tiré lundi sur un de deux étudiants décédés a été mis aux arrêts et sera déféré à l’auditorat militaire. Le commissariat provincial présente ses sincères condoléances aux familles éplorées et à toute la communauté estudiantine », a souligné le général Sylvano Kasongo.

Dans la foulée, la police ville de Kinshasa dit mettre en garde tout policer qui utiliserait les armes à feu pour les interventions sur les sites universitaires.

« Le bilan de ces événements fait état, hormis la mort de ces deux étudiants que nous regrettons, de 8 policiers grièvement blessés, 12 véhicules endommagés dont 3 appartenant à la police et 9 aux privés », conclut le communiqué.

La police appelle les étudiants au calme et rassure l’opinion que toutes les dispositions sont prises pour établir les responsabilités de ces actes afin que les coupables répondent de leurs actes conformément à la loi.

Jephté Kitsita

Les "cinq" confirment Martin Fayulu ! (Forum des As du 16 novembre 2018)

REUNIS HIER A BRUXELLES

* Par ailleurs, JB Bemba, M. Katumbi, A. Muzito et F. Matungulu annoncent qu’ils vont accompagner leur candidat lors de son retour triomphal.
* Aux yeux du Chairman du MLC, " rien n’explique le revirement de Fatshi et de Vital Kamerhe".


Les cinq des sept opposants réunis du 9 au 11 novembre à Genève, ont confirmé Martin Fayulu, comme candidat commun de l’opposition à la présidentielle du 23 décembre prochain. Ils l’ont déclaré à haute et intelligible voix, au cours de leur rencontre, la toute première, tenue hier à Bruxelles, après celle de Genève la semaine dernière. Pour Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi, Adolphe Muzito et Freddy Matungulu, il n’y a plus la moindre confusion à entretenir quant au candidat commun de l’Opposition, au scrutin présidentiel prévu de décembre. Martin Fayulu ou personne !

Par ailleurs, cette quinconce d’opposants annonce leur retour imminent à Kinshasa, pour un accompagnement en triomphe de leur candidat à la présidentielle. Le candidat élu de l’Opposition. Toute l’opposition. " Nous serons à ses côtés. Car, il (ndlr : Martin Fayulu) incarne aujourd’hui la seule et véritable chance d’alternance pour l’avenir de notre pays", précisent les cinq, dans le communiqué sanctionnant leur rencontre d’hier dans la capitale belge.
Les cinq opposants restés fidèles à l’accord de Genève, croient en la victoire finale de leur candidat, et en appellent au soutien du peuple congolais. " Nous croyons en sa capacité à remporter l’élection présidentielle. Martin Fayulu est un véritable soldat du peuple dont le cursus, l’expérience et l’engagement sont avérés ", renchérissent les signataires dudit communiqué. Tout donne à penser que les principaux leaders de la coalation "LAMUKA", demeurent imparables, malgré le désengagement de Vital Kamerhe et de Félix Tshilombo Tshisekedi.

RIEN N’EXPLIQUE LE REVIREMENT
Interrogé hier sur TV5 monde sur la très brûlante question du candidat commun de l’opposition au scrutin présidentiel, Jean-Pierre Bemba président national du MLC (Mouvement de libération du Congo), a invité les Congolais à soutenir Martin Fayulu.
Quant au désengagement de Vital Kamerhe et de Félix Tshilombo Tshisekedi de l’accord de Genève, le principal challenger du président Joseph Kabila au second tour de la présidentielle en octobre 2006, dit ne pas comprendre cette volte-face. " Rien n’explique ce revirement, car le choix de notre collègue Martin Fayulu s’est opéré dans un processus régulier et en toute transparence. Et je me souviens même de la réaction spontanée de Félix Tshisekedi qui, tout de suite après le vote, avait déclaré " dura lex sed lex". Il avait même félicité notre collègue élu. Je ne comprends pas que 24 heures seulement après, les deux décident de retirer leurs signatures librement apposées au bas de l’accord qui nous lie tous ", fait remarquer Jean-Pierre Bemba, sur u ton d’indignation.
Même si la réunion de l’opposition d’hier jeudi 15 novembre dans la capitale belge, ne l’a pas déclaré expressément, des analystes avertis y perçoivent des indices d’un divorce consommé entre les cinq acteurs et les deux désengagés. A preuve, le point 12 du communiqué signé hier à Bruxelles, et qui stipule : " fini les faux-fuyants ! Aujourd’hui il ne reste plus que deux camps. Celui de la démocratie et celui de la dictature(…) ". C’est tout comprendre.
Tout en laissant leur main tendue à deux de leurs compagnons désengagés du compromis politique de Genève, les cinq opposants réunis à Bruxelles soulignent que la cause de la Nation congolaise ne peut, sous aucun prétexte, être sacrifiée sur l’autel des ambitions et intérêts personnels. Forum des As publie ci-dessous, le texte intégral du communiqué final sorti de la première réunion hier à Bruxelles, de " LAMUKA", la nouvelle coalition politique et électorale de l’Opposition née à Genève.
Grevisse KABREL

RDC : sept casques bleus tués à Beni (Radio Okapi du 16 novembre 2018)

 

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’exprimant à NYU Stern School of Business sur les changements climatiques à New York (USA). Photo UN

Sept casques bleus ont été tués jeudi 15 novembre à Beni (Nord-Kivu) lors des opérations militaires conjointes lancées par l’armée congolaise et la MONUSCO contre les rebelles des ADF. Les FARDC ont aussi enregistré des morts et des blessés dans leurs rangs, a indiqué la porte-parole de la Mission onusienne, Florence Marchal.

Les casques bleus tués sont six Malawites et un Tanzanien. Les rapports initiaux indiquent que dix autres Casques bleus ont été blessés et qu’un autre est porté disparu, selon un communiqué de l’ONU. 

Florence Marchal précise que les soldats de la paix ont été tués à l’issus des combats entre les ADF et les FARDC, appuyées par la MONUSCO :

Elle rapporte par ailleurs que le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a aussitôt condamné cette attaque :

« Le Secrétaire général des Nations unies a immédiatement condamné la mort de ces casques bleus et présenté ses condoléances à la fois aux familles et aux gouvernements de la Tanzanie et du Malawi. Il a également appelé tous les groupes armés à cesser leurs activités de déstabilisation et à déposer les armes immédiatement. »

Il souhaite un prompt rétablissement aux blessés et exprime son soutien résolu aux contingents malawite et tanzanien, qui continuent d'opérer dans un environnement exceptionnellement difficile pour protéger les populations locales contre les attaques des ADF et d'autres groupes armés.

M. Guterres encourage par ailleurs les autorités congolaises à continuer à prendre les mesures nécessaires pour appréhender et traduire en justice les auteurs d'attaques contre les civils, les forces de sécurité nationales et les casques bleus en RDC.

La réponse de F. Tshisekedi à Fayulu : « Je te demande de dire à l’opinion les termes de l’engagement ... (7 sur 7 du 14 novembre 2018)

... que tu as pris devant moi, les yeux dans les yeux, 1h avant la réunion ».

Après le retrait des signatures de Félix Tshisekedi et de Vital Kamerhe de l’accord conclu à Genève le 11 novembre dernier, Martin Fayulu désigné à cet effet candidat commun de l’opposition, a demandé à ces derniers de dépasser les considérations partisanes et de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation.

La réponse du berger à la bergère. Le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, « UDPS », a demandé à Martin Fayulu de révéler d’abord à l’opinion l’engagement qu’il avait pris devant lui.

« Cher frère Martin, au nom du DIEU que nous prions toi et moi au Centre Missionnaire Philadelphie, je te demande de dire à l’opinion les termes de l’engagement que tu as pris devant moi, les yeux dans les yeux, 1h avant la réunion. Ainsi, nous pourrons parler d’intérêt de la nation », a fait savoir Félix Tshisekedi via Twitter ce mercredi 14 novembre.

Après avoir annoncé le retrait de sa signature, F. Tshisekedi a invité sa base à se mobiliser afin de démarrer la campagne électorale prévue du 22 novembre au 22 décembre prochain.

Jephté Kitsita

Au nom de la base (Le Potentiel du 14 novembre 2018)

L’accord de Genève n’aura tenu qu’au bout de 24 petites heures. Après avoir tenu tout un peuple en haleine, l’opposition vient de lui offrir, sur un plateau empoisonné,un spectacle désolant. Il a fallu juste l’espace d’une nuit, pour que les deux candidats-poids lourds à la présidentiel (Tshisekedi et Kamerhe) fassent volte-face, en reniantleurspropres signatures. Un rétropédalage qu’aucun esprit sensé ne peut expliquer !

Le Potentiel    

D’aucuns estiment que cet acte dénote d’un manque criant de leadership. Car, en effet, un leader, c’est un meneur d’hommes, un guide éclairé, un veilleur et éveilleur de consciences… À l’instar d’un berger du troupeau, c’est lui qui montre la voie à suivre à ses brebis et non l’inverse. La foule, dit-on, n’a pas d’âme. Surtout lorsqu’elle est surchauffée, la foule agit par instinct grégaire, sans tenir compte des conséquences qui vont advenir. C’est quand même étonnant et drôle pour un leader qui doit paniquer et céder juste à cause d’une petite tempête dans un verre d’eau. Qu’adviendrait-il alors si jamais un jour au sommet de l’État, le peuple se soulevait pour revendiquer tel ou tel autre droit ?

Pourtant, les forces sociales acquises au changement, l’Église catholique en tête, se sont beaucoup investies pour arracher, parfois dans le sang, cette alternance que les opposants sont en passe de vandaliser à vil prix. Au nom des intérêts égoïstes. Que des arrestations, que des brimades, que des morts n’a-t-on pas enregistrés pour réclamer la tenue des élections et baliser le chemin de l’alternance.

Quoi qu’il en soit, ceux qui se targuent d’avoir des bases comme rempart, devraient retenir qu’au stade actuel des choses, personne, fut-il populaire dans sa base, n’est en mesure de remporter les élections en solo. Surtout que le scrutin a été réduit à un tour et à la majorité relative des voix.

Que dire de plus ? Au nom d’une certaine « base », les leaders ont fait un rétropédalage à 150 degré. Au nom de la base, le retrait de Tshisekedi et Kamerhe prouve que les partis politiques ne sont pas guidés par l’intérêt du pays. Leur motivation est ailleurs. Avec ce coup de massue, c’est toute l’unité de l’opposition qui vole en éclats. Triste fin d’un marché de dupes.

Implosion de l’opposition congolaise: Pourquoi faut-il blâmer Bemba et Katumbi ? (Le Potentiel du 14 novembre 2018)

Tous, et à juste titre, pensent que Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe ont sabordé la dynamique de l’opposition qui avait réussi à trouver un candidat unique en la personne de Martin Fayulu. Mais au fond, c’est Jean Pierre Bemba et Moïse Katumbi qui ont dynamité la candidature unique.

Attendu avec impatience et accueilli avec soulagement et enthousiasme, l’accord politique sur le candidat unique de l’opposition n’aura pas finalement tenu 24H. Un véritable gâchis et désillusion pour la majeure partie de la population congolaise qui croyait pouvoir enfin goûter au délice d’une alternance démocratique.

Si les différentes réactions tendant à clouer au pilori Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe pour n’avoir pas honoré leur engagement de soutenir celui qui sera choisi sont légitimes, il faut cependant se poser des questions sur le choix porté sur Martin Fayulu.

L’homme a certes le profil et le background pour l’emploi, mais sur le plan politique, il est très loin de faire le poids face à Félix Tshisekedi ou Vital Kamerhe. Parce qu’en politique, il faut deux choses : le charisme et la popularité qu’il faut traduire dans les urnes en termes de voix.

Or sur ces deux points, les deux derniers nommés dépassent largement Martin Fayulu. Dès lors, la question est de savoir pourquoi Félix Tshisekedi ou Vital Kamerhe n’a pas été désigné ?

Les erreurs de la Fondation Koffi Annan

Si nul ne remet en cause l’expertise de la Fondation Koffi Annan, elle a cependant fauté dans le processus de désignation, en permettant aux protagonistes de voter pour départager les prétendants à l’investiture. Il aurait été plus judicieux, a défaut d’un consensus entre leaders, de faire appel à un panel d’experts n’ayant aucun lien avec les acteurs. Ces experts devant bien maîtriser la situation politique du Congo, les forces et faiblesses des uns et des autres ainsi que leurs appareils politiques.

Mais en permettant à tout ce beau monde de voter, la Fondation a créé les bases dun vote tronqué. En effet, il est de notoriété publique qu’au sein de l’opposition, se joue un combat de leadership sans merci entre Moïse Katumbi, Jean Pierre Bemba, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe. Ce qui fait que demander à l’un de voter pour l’autre, revient à faire croire à un adulte que le père noël existe.

Ce vote qui a désigné Martin Fayulu est un vote biaisé parce que Jean Pierre Bemba et Moïse Katumbi n’ont pas voté pour Félix Tshisekedi. Tout simplement parce qu’ils ne veulent pas renforcer l’UDPS. Le débat est aussi simple. Essayer de trouver dautres explications revient à tenir aux Congolais un discours à dormir debout. Parce que, si ces deux poids lourds qui sont hors course pour la présidentielle avaient pris position en faveur du fils du défunt fondateur de l’UDPS, il n’y aurait pas vote. Parce que les autres ne font pas le poids et vont suivre la voie tracée.

Bemba-Katumbi : les calculateurs destructeurs

Ce vote est donc un vote biaisé. Parce que, si les leaders de lopposition avaient voté de façon objective en tenant en compte les huit critères définis, selon Jeune Afrique par la Fondation Koffi Annan, (à savoir, « la capacité à fédérer les forces de l’opposition avant, pendant et après le processus électoral ; la capacité à rassembler la Nation congolaise ; la force d’organisation dans le pays pour conduire une campagne présidentielle ; la densité du réseau des candidats aux élections législatives, nationales et provinciales ; la géographie et la cartographie électorale ; la tendance générale au sein de la population; l’expérience professionnelle et la capacité managériale ; l’expérience électorale »), le candidat de lUDPS, Félix Tshisekedi aurait été logiquement désigné candidat de l’opposition.

Par ailleurs, la logique aurait voulu que les acteurs du conclave de Genève tiennent en compte le dernier sondage publié par le Bureau d’études, de recherches, et de consulting international (BERCI) et le Groupe d’études sur le Congo (GEC) de l’Université de New-York qui place Félix Tshisekedi en tête des intentions de vote avec 36%, suivi de Vital Kamerhe 17%, Emmanuel Ramazani Shadari, candidat du FCC 16%.

Même si un sondage n’évalue que le poulpe de l’électorat à un moment précis, ce sondage est révélateur dun fait : l’UDPS et Félix Tshisekedi devancent de très loin les autres candidats.

Et cest justement ce candidat que les calculateurs politiciens de Genève veulent enterrer pour mieux préparer leur retour. Parce qu’ils se disent que si Tshisekedi gagne, il est parti pour faire 10 ans. Alors qu’avec Martin Fayulu, son règne peut vite prendre fin car, il ne dispose pas d’un appareil assez puissant qui puisse leur tenir tête.

François MENDY, correspondant à Paris

Jean-Bertrand Ewanga : " Ensemble va battre campagne pour Fayulu " (Forum des As du 14 novembre 2018)

En dépit du retrait de Félix Tshisekedi et de Vital Kamerhe de l’accord de Genève, "Ensemble", la plateforme électorale dirigée par Moïse Katumbi promet de soutenir le candidat commun de l’Opposition lors de l’élection présidentielle du 23 décembre. Jean-Bertrand Ewanga, qui en est le porte-parole, estime que l’apport de l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga, de Jean-Pierre Bemba…suffit pour amener Martin Fayulu à la magistrature suprême.

C’est du moins ce que rapporte le porte-parole de ce regroupement, Jean-Bertrand Ewanga. "Ensemble" battra campagne pour le candidat Martin Fayulu. Il est à et effet convaincu qu’avec le soutien de Moïse Katumbi et de Jean-Pierre Bemba du Mouvement de libération du Congo (Mlc), " le président de l’Ecidé est bien parti pour gagner la bataille de l’alternance au sommet de l’État le 23 décembre prochain".
Jean-Bertrand Ewanga s’est dit favorable aux élections, mais s’oppose farouchement à l’utilisation de la machine à voter pour les prochains scrutins. Pour lui, " aller aux élections avec la machine à voter, c’est accompagner le Front commun pour le Congo (FCC) à la victoire". Le porte-parole d’Ensemble relève que la plateforme de Moïse Katumbi se range derrière Martin Fayulu " pour obtenir des élections sans la machine à voter et le nettoyage du fichier électoral".
Le point de vue de Jean-Bertrand Ewanga ne fait que confirmer la position de cette frange de l’Opposition acquise à l’accord de Genève. Martin Fayulu, alors qu’il venait fraichement d’être choisi par ses pairs comme candidat unique de l’Opposition à la Présidentielle 2018, n’a pas manqué d’insister sur le fait qu’il poursuivra son combat qui est celui d’empêcher, primo, la CENI de recourir à la machine à voter et secundo, amener la Centrale électorale à retirer du fichier les 6 millions d’électeurs sans empreintes digitales. Rachidi MABANDU

Jacques Djoli reste optimiste pour la suite de l’accord de Genève (Radio Okapi du 14 novembre 2018)

 

Professeur Jacques Djoli, cadre du MLC, lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 16/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo. Photo d'archive

 

« Dans une élection normale en RDC, il est difficile de battre 2 ou même 3 candidats de l’opposition. Nous restons donc optimistes », a déclaré mercredi 14 novembre à Radio Okapi, Jacques Djoli, inspecteur Général du MLC, dont le chef Jean-Pierre Bemba a signé l’accord de Genève désignant Martin Fayulu, candidat de l’opposition à la présidentielle de décembre.

Il s’exprimait au lendemain du revirement Felix Tshisekedi de l’UDPS et de Vital Kamerhe de l’UNC qui ont retiré leurs signatures de cet accord à la suite des pressions exercées sur eux par les militants de leurs partis.

Jacques Djoli regrette que les considérations des bases de l’UDPS et de l’UNC aient été prises en compte par les leaders de ces partis après qu’ils ont signé l’accord de Genève.

« Nous nous rendons seulement compte que la cohésion idéologique qui doit être le ciment de tout regroupement ou de toute alliance politique n’existe pas. C’était tout simplement des engagements des uns et des autres qui voulaient tout simplement profiter des autres », a constaté le cadre MLC qui maintient son soutien à Martin Fayulu.      

La marche pacifique de l’opposition dispersée à Uvira (Radio Okapi du 30 novembre 2017)

Un quartier de la cité d'Uvira, voisine de la ville de Bujumbura au Burundi.

 

Une personne été blessée jeudi 30 novembre matin dans la cité d’Uvira, lors de la dispersion par la police de la marche pacifique initiée par le Rassemblement de l’opposition. Les manifestants se dirigeaient vers leur lieu de regroupement, au rond-point Kavimvira. Mais la police les a interceptés sur leur parcours, tirant à balles réelles sur la foule avant de la disperser.
 
La victime, Yorogo Sambaza, président sectionnaire de l’UNC, est blessée grièvement et a été évacué vers l’hôpital général de référence d’Uvira. Il se trouvait à la tête d’une centaine de partisans de l’opposition, qui voulait se rendre à la MONUSCO pour déposer leur mémorandum.
 
Ils ont été stoppés à Kibongwe par la police. Au bout d’une forte discussion, la police s’est vue obligée d’ouvrir le feu pour la disperser la foule dans tous les sens.
 
Le porte-parole du Rassemblement, Me Tuye François, affirme que sa plateforme avait informé les autorités civiles et demandé l’encadrement par la police de cette marche pacifique. Mais, il se dit surpris du recours à la force par cette même police.

Mercredi déjà, l’administrateur du territoire intérimaire, Stéphanie Milenge Matundanya, avait interdit cette marche de l’opposition, évoquant des raisons sécuritaires sur la cité d’Uvira.
 
Tôt ce matin, les habitants ont pu observer les soldats des FARDC et la police se déployer sur les artères principales de la cité.

Par la suite, commerces, écoles et quelques agences de voyages ont commencé à ouvrir timidement. Mais, la grande partie de la population est restée terrée à la maison. Par ailleurs, dans les cités de Sange et Kiliba, dans la plaine de la Ruzizi, les activités sont paralysées.

RDC: le gouvernement annonce des funérailles officielles pour Etienne Tshisekedi (Radio Okapid du 2 février 2017)

Le gouvernement de la RDC veut organiser des funérailles officielles pour honorer la mémoire d’Etienne Tshisekedi, opposant historique et ancien Premier ministre décédé le 1er février à Bruxelles de suite d’une embolie pulmonaire.

« Nous attendons que le gouvernement puisse de manière formelle prendre toutes les dispositions pour les funérailles de cette illustre personnalité qui est un ancien Premier ministre de notre pays, un ancien ministre et qui a été le numéro 2 lors des élections de 2011 et qui était à la tête du deuxième parti politique au Parlement de la RDC », a déclaré à Radio Okapi Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

Il se dit tout de même « surpris » par la mort du président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi.

« Nous sommes un peu surpris parce que hier, nous étions en discussion avec M. Félix Tshisekedi [fils d’Etienne Tshisekedi] jusque vers 18 heures dans le cadre des concertations entre les participants aux discussions directes de la CENCO. Nous savions que Tshisekedi père était admis à l’hôpital pour des examens et nous apprenons cette triste nouvelle maintenant. Nous présentons nos condoléances à la famille du président de l’UDPS et à tous les membres de son parti », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Etienne Tshisekedi est décédé à l’âge de 84 ans à Bruxelles. Il était arrivé mardi 24 janvier après-midi dans la capitale de la Belgique, en provenance de Kinshasa pour des examens médicaux.​

 

Vrai Dialogue en RDC : la main tendue de Tshisekedi ! (La Prospérité du 29 novembre 2016)

 

Son parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social -UDPS-, a effectué une sortie médiatique remarquée. Par la bouche de Jean-Marc Kabund-A-Kabund, l’UDPS dit maintenir le préavis donné au Président actuel. Par ailleurs, les initiatives de la CENCO sont soutenues dans la perspective d’un vrai dialogue qui doit résoudre la crise. Mais, si le régime en place ne cherche pas à réunir les conditions nécessaires pour l’organisation de ce deuxième round avant le 19 décembre 2016 à 23 heures 59’, le carton rouge sera, comme annoncé, exhibé et, ainsi, le peuple va se prendre en charge.

L’UDPS et le Rassemblement martèlent qu’ils sont d’avis que seul un dialogue inclusif mettant face-à-face Kabila et ses alliés du camp Tshatshi d’une part, Tshisekedi et le Rassemblement avec leurs alliés, d’autre part, permettra de trouver une solution consensuelle pour la gestion de la période de transition jusqu’aux élections apaisées. Cette voie médiane se trouverait, comme l’indiquait il y a peu la CENCO, dans un mariage de raison entre l’Accord conclu à la cité de l’Union Africaine d’avec la feuille de route du Rassemblement.

Les point sur les ‘i’’

Selon Kabund, la mouvance en place mène une campagne de diabolisation dans les médias et les ambassades pour saper l’image de Tshisekedi et ses compères en soutenant qu’ils optent pour le chaos en RDC. Face à ces ‘’accusations‘’, le Secrétaire Général de l’UDPS a tenu à crier haut et fort que c’est faux. Le lider maximo et ses alliés n’œuvrent que pour le respect de la Constitution et le bien du peuple, a-t-il assuré.

Pour Kabund, le dialogue organisé au mont Ngaliema n’a été qu’un monologue, ayant fait le lit devant permettre au Président Kabila de rester au pouvoir ad vitam aeternam, c'est-à-dire, qu’il soit Président à vie. Le Rassemblement est disposé à dialoguer et non à monologuer comme le voudrait le pouvoir. Donc, ce n’est point Tshisekedi qui bloque. Toutefois, si d’ici le 19 décembre 2016 aucun vrai dialogue n’a lieu, celui qui se tiendra au-delà ne devrait plus avoir Joseph Kabila comme partie au conflit. Pourquoi ? Parce qu’à en croire l’UDPS, il aura déjà quitté le poste de Chef de l’Etat car n’ayant plus de mandat. ‘’Si cette rencontre se déroule avant le 19 décembre, Kabila en fera partie, autrement, il ne sera plus concerné. Etant donné qu’il aura bien avant béni le pays et le peuple congolais par son départ, le 19 décembre 2016 ‘’, a-t-il affirmé. L’oral du Raïs sur l’Etat de la nation est mal perçu à l’Union pour la démocratie et le Progrès social car, selon leur entendement, le Président aurait menacé l’Opposition et lever l’option de foncer malgré le fait que l’inclusivité n’est pas encore obtenue. La nomination de Samy Badibanga Ntita comme Premier ministre du Gouvernement d’union nationale ne vient rien régler puisqu’il ne représente ni l’UDPS, ni le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. L'UDPS dément avoir donné son aval à la nomination, à tout dire. "Pourquoi on l'aurait fait? Il n'est plus de l'UDPS depuis 2012", a relevé Jean-Marc Kabund-A-Kabund. La semaine dernière, un document a été remis aux évêques de la CENCO pour le compte du Rassemblement. Il ne comportait pas la signature de Tshisekedi et semblait prônée une gestion consensuelle de l’Etat avec Kabila pour des élections en 2017. Le SG de la fille aînée de l’Opposition révèle qu’il s’agissait là simplement d’un  "document de travail" remis à la CENCO en réponse à un autre que cette structure avait donné. Aucune ombre d’Accord n’est à l’horizon. ‘’Nous encourageons donc la démarche engagée par la CENCO pour ouvrir la voie le plus vite possible  au vrai dialogue entre fils et filles de ce pays, pour éviter le pire ‘’, a soutenu en substance le SG de l’UDPS. Toutefois, si rien de cela n’arrive pas, le parti d’Etienne Tshisekedi prévient : ‘’le 19 décembre nous sortons notre carton rouge et nous jouerons notre match sur Triomphal. Aucun gaz lacrymogène ne nous empêchera’’.

Danny Ngubaa

      

Et si Kabila n’avait pas tort ? (Forum des As du 17 novembre 2016)

VIDE JURIDIQUE APRES LE 19 DECEMBRE 2016

Après tout, les articles 103 et 105 de la Constitution - auxquels « Rassemblement » ne fait jamais allusion parce que conscient de leur application mutatis mutandis avec l’article 70 - donnent raison au Président de la République lorsqu’il déclare, dans son discours sur l’état de la Nation du 15 novembre 2016 : « Quant à tous ceux qui semblent se préoccuper à longueur des journées de mon avenir politique – je tiens à leur dire, tout en les remerciant, que la République Démocratique du Congo est une démocratie constitutionnelle et que toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la Constitution » et ajoute, comme pour une prise de finition à la manière des catcheurs : « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée, et ce, dans toutes ses dispositions »...

Ces dernières heures, les manchettes de la presse étrangère « opposée » à Joseph Kabila rivalisent de créativité et d’ardeur pour continuer d’entretenir le flou sur ce qui est pourtant d’une clarté élémentaire.
« Congo : le président Kabila a éludé l’essentiel », écrit Colette Braeckman, revenue après la sortie manquée de l’affaire Jean-Jacques Lumumba dans le dossier « Bgfi-Céni ». C’est dans sa chronique mise en ligne le 15 novembre 2016 à 20h02. « RDC : devant le Congrès, Joseph Kabila reste vague sur son avenir politique », note Trésor Kibangula de « Jeune Afrique » pour son article mis à jour le même jour à 13h40. « A la Une : Kabila fait durer le suspense », relève Frédéric Couteau dans la dépêche Afp publiée le mercredi 16 novembre 2016. « RDC : un discours à la nation combatif pour Joseph Kabila », signale Rfi dans la sienne du 15 novembre modifiée le 16 novembre à 11h27.
Argument commun, pour paraphraser la spécialiste belge des Questions congolaises, le chef de l’Etat « a éludé la question que se posent tous les Congolais : a-t-il ou non l’intention de prolonger sa présence à la tête de l’État après le 19 décembre, date de l’expiration de son second et en principe dernier mandat ? », s’interroge Braeckman.
Mieux, Trésor Kibangula constate le problème en ces termes : « le Rassemblement, principale plateforme de l’opposition congolaise, ne l’entend pas de cette oreille. Rangé derrière Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, ce regroupement politique n’a toujours pas signé l’accord politique du 18 octobre, et soupçonne Joseph Kabila de concocter une modification ou un changement de la Constitution pendant la transition, afin de pouvoir se représenter à un troisième mandat ».
Beaucoup mieux, Christophe Rigaud du site web afrikarabia conclut : « Sur son avenir politique, Joseph Kabila s’est montré des plus flous. (…) A aucun moment, il ne s’est déclaré clairement contre la possibilité d’un troisième mandat, comme lui demandent de le faire l’opposition et la communauté internationale depuis plusieurs mois ».
L’autre dirait du cartésianisme qu’il a un sérieux problème d’application en RDC !
Et pour cause !

LE MECANISME DONNE RAISON AU CHEF DE L’ETAT
Dans son discours sur l’état de la Nation du 15 novembre 2016, le Président déclare de façon solennelle que « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée, et ce, dans toutes ses dispositions ».
Or, la première disposition qui intéresse l’opinion, selon les médias, est celle du troisième mandat. Tout le monde le sait : la Constitution ne le prévoit nullement. En toute logique, le sujet ne présente plus quelque intérêt. Les choses sont claires.
Il se fait, en plus, que la Constitution règle par elle-même la question de continuité de l’ordre institutionnel, de façon à éviter le vide juridique. Pour les institutions à mandat électif (Président de la République, Député national et Sénateur au plan national), le Constituant prévoit les articles 70 pour le premier, 103 pour le deuxième et 105 pour le troisième.
Leurs libellés respectifs sont les suivants : « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu » (article 70), « Le député national est élu pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible. Le mandat de député national commence à la validation des pouvoirs par l’Assemblée nationale et expire à l’installation de la nouvelle Assemblée » (article 103) et « Le sénateur est élu pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible. Le mandat de sénateur commence à la validation des pouvoirs par le Sénat et expire à l’installation du nouveau Sénat » (article 105).
Quoi de plus normal que d’entendre Joseph Kabila soutenir dans son discours sur l’état de la Nation que « toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglés de manière satisfaisante par la Constitution » ! Quoi de plus normal surtout qu’il en vienne à féliciter ses pourfendeurs de lui donner l’occasion de le démontrer aussi clairement que courageusement.
Pour rappel, dans son communiqué du 13 novembre 2016 par lequel il rend compte des échanges qu’il a eus le samedi 12 novembre dernier avec les membres du Conseil de sécurité ayant séjourné au pays, « Rassemblement » soutient qu’à la date du 19 décembre 2016, autant que le Président de la République, « toutes les autres institutions de la République à mandat électif n’auront plus ni légalité ni légitimité » au pays.
Or, le mécanisme constitutionnel comprenant les articles 70, 103 et 105 donne raison à Joseph Kabila, fort de la Loi fondamentale qui dispose, d’ailleurs, s’agissant de la Cour constitutionnelle, que « Les arrêts de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours et sont immédiatement exécutoires » et qu’en plus « Ils sont obligatoires et s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, civiles et militaires ainsi qu’aux particuliers ». C’est à l’article 168.

FORMATE POUR LES INTERETS DU MAITRE
Reste alors à savoir pourquoi les députés nationaux et les sénateurs membres de « Rassemblement » n’évoquent pas les articles 103 et 105 qui leur permettent de « glisser » légalement et légitimement au détriment de l’Udps, l’unique grand parti de la plateforme à n’avoir ni députés (reconnus), ni sénateurs (faute d’avoir participé au cycle électoral de 2006-2007) !
La Constitution congolaise a certes des faiblesses avérées. D’ailleurs, même ses défenseurs les plus acharnés admettent que la révision constitutionnelle est inévitable, même si elle ne doit s’opérer qu’après et non avant les élections.
Et qu’a-t-on décidé au Dialogue de la Cité de l’Union africaine, si ce n’est du respect strict de la Constitution dans la période comprise entre le 19 décembre 2016 et la date d’investiture des institutions issues des élections ? Au cours de cette période, il n’est question ni de révision constitutionnelle, ni de référendum constitutionnel.
La morale, dans cette affaire, est qu’à ce jour, précisément, fonctionnent au pays deux familles politiques. Celle qui, d’un côté, se conforme à la Constitution même si elle est présentée dans l’opinion comme étant non respectueuse de cette loi fondamentale et, de l’autre, celle qui déclare vouloir défendre à tout prix la Constitution pendant qu’en réalité, elle en est la première et principale pourfendeuse. C’est le cas, pour la première, de la Majorité présidentielle et, pour la seconde, de « Rassemblement ».
S’il arrive à esprit se voulant cartésien de ne pas percevoir cette simple évidence, c’est qu’il est dans un schéma qui ne garantit aucunement les intérêts de la RDC. Il est formaté pour les intérêts de son maître, dirait l’autre. Il fait exactement ce qu’il doit faire : empêcher Joseph Kabila d’avoir raison même lorsque les faits confirment qu’il n’a pas du tout tort dans ses prises de position.
C’est ce qui se fait à haute voix.
Omer NSONGO DIE LEMA/Correspondance particulière

Chemin de fer : les travaux de réhabilitation débutent à la gare de Matete (Forum des As du 8 octobre 2015)

EN VUE D’ASSURER LA VITESSE, LA SECURITE ET LE CONFORT SUR LE TRAFIC

La voie ferrée Kinshasa-Matadi est en pleine réhabilitation. Ce, grâce aux fonds (10,7 millions USD) débloqués par le Gouvernement Matata. Les travaux ont déjà débuté au niveau de la Gare de Matete. Cette première phase s’étend jusqu’à la gare de Kimwenza. Le conseiller principal du Premier ministre, en charge des Infrastructures et Transports, se fait accompagner hier du Directeur général de la Société Commerciale des Transports et des Ports (SCTP), entre la gare de Matete et celle de Lemba, pour se rendre compte de l’effectivité des travaux.

L’ingénieur Baikpon Kalonda a apprécié le fait que la réhabilitation se déroule dans les normes requises en la matière. Il s’est étonné de constater que plus de 1.700 m3 d’immondices ont été dégagées. Parce que, a-t-il indiqué, " l’objectif c’est de consolider la voie entre la gare de Matete jusqu’à Kimwenza. Ce qui constitue la première phase de ces travaux. "
L’Ingénieur Baikpon a également déploré des occupations anarchiques sur la voie. Sur ce point, insiste-t-il, " il faut que les autorités provinciales de Kinshasa et du Kongo central prennent des dispositions urgentes pour arrêter ce genre de choses et repousser les habitations selon les normes. Parce que l’objectif principal, c’est le désengorgement du Port de Matadi, ainsi que la réduction des charges sur la voie routière. Alors il faut garantir aux clients une vitesse commerciale acceptable. "
Ce qui n’est pas possible à ce jour avec le goulot d’étranglement observé au niveau de la voie entre Matete et Kisenso. Une section truffée d’immondices, avec des eaux usées en provenance soit des parcelles, anarchiquement construits, qui longent la voie, se déversant par endroit sur la voie. Ces eaux proviennent également des avenues en perpendiculaires de la voie. Une situation susceptible d’entraîner l’affaissement de la terre. A cela, il faut ajouter de files électriques enfouies sous le rail, lesquels endommagent certaines locomotives pendant leur passage.

VITESSE, SECURITE, CONFORT, DES DEFIS A RELEVER

Pour le Directeur général de la SCTP, Jean Kimbembe Mazunga, les travaux de réhabilitation de la voie ferrée Kinshasa-Matadi visent à réaliser trois paramètres que sont la vitesse, la sécurité et le confort. " Aujourd’hui, on ne sait pas faire la vitesse avec l’état de la voie, on ne peut pas parler du confort avec l’état de la voie, on ne peut pas non plus dire qu’on a assuré la sécurité avec des gens qui passent sur la voie. En fait tout ce banditisme foncier a quitté la route vers la voie ferrée. C’est un danger public. Le déraillement est un incident de trafic ferroviaire normal. Avec cet encombrement de la voie, imaginez qu’il y ait déraillement, c’est des vies humaines et des dégâts matériels importants que nous allons compter. "
Le patron de la SCTP a rappelé qu’à ce jour, on ne peut plus parler de l’effectivité du trafic ferroviaire parce qu’il y a le train voyageur qui dessert Kinshasa-Matadi, chaque week-end depuis le 22 août dernier. Bientôt, ça sera la reprise du train omnibus qui s’arrête sur les 42 gares que compte l’ex-Onatra. Il y a aussi le train marchandises en corolaire qui emboitent, fait-il savoir. "Aujourd’hui les importateurs recommencent à nous faire confiance, le niveau du trafic augmente. Mais ce n’est pas ça l’optimal ", a-t-il ajouté.

UN TRAVAIL DE SENSIBILISATION DE LA POPULATION S’IMPOSE Réhabiliter la voie est une chose, mais la maintenir en état en est une autre. Car, le constat fait hier par le conseiller principal du premier Ministre et les responsables de la SCTP est décevant. L’entrée de la gare de Matete est presque méconnaissable, saturée par des constructions anarchiques. Il y a même un bâtiment de deux niveaux qui jouxte la maison de la Gare. Un empiétement que le numéro un de la SCTP ne veut pas cautionner. Il a immédiatement envisagé d’actionner le processus de démolition de tous ces lotissements.
A l’intérieur de la Gare, on peut maintenant respirer l’air frais car, des montagnes d’immondices ont été dégagées. Ce qui a permis de retrouver d’autres voies qui s’étaient englouties par le sable. Des passants s’étonnent même de constater qu’un caniveau existe le long de la voie.
Le long de la voie s’organise de petits commerces. Les élèves empruntent la voie ferrée pour se rendre à l’école. Avec les travaux qui s’effectuent, il y aura augmentation de la vitesse et en cas de déraillement, c’est de dégâts énormes, a déploré Yacinthe Dzogolo, chef de projet et directeur du Département des Chemins de fer à la SCTP.
Le Gouvernement est déterminé à relancer le secteur des transports en RDC en vue de pallier le déficit budgétaire orchestré par la baisse des prix des matières premières sur le marché international. C’est ce qui justifie ce premier décaissement de 10,7 millions USD pour la réhabilitation de la voie ferrée Kinshasa-Matadi.
La première phase des travaux durera six mois, selon M. Bungula Basolua, directeur des voies et travaux à la SCTP. Le projet en entier devra couter plus de 40 millions USD, a-t-on appris. MOLINA