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Billets de jnlandu

RDC : Le gouvernement renonce à déposer un collectif budgétaire (Actualité CD du 15 octobre 2019)

ACTUALITE.CD

Le 2 mars 2019, le président de la République Félix TSHISEKEDI a présenté un programme d’urgence couvrant les 100 premiers jours de son mandat. La santé, l’éducation, l’énergie, le transport, l’agriculture, la pêche et l'élevage et autres actions sectorielles sont les piliers de son programme, dont le budget s’élève à 304 millions USD. Ce programme a été élaboré en dehors du cadre réglementaire régissant les finances publiques en RDC.

 

Pour se conformer au cadre réglementaire régissant les finances publiques en RDC, les experts du ministère du Budget ont élaboré, depuis fin juillet 2019, un projet de loi des finances rectificative. Une source proche du gouvernement, contacté par DESKECO.COM renseigne que ce collectif budgétaire ne sera plus déposé au parlement. Alors que le dernier travail consistait au recadrage, validation par le Conseil des ministres, son dépôt au parlement pour examen et vote, s’inquiète un expert du ministère des Finances, qui a pris part aux travaux.

« Pour résoudre la situation, nous allons intégrer les modifications de la loi des finances 2019 directement dans la loi portant reddition des comptes 2019. Pour l’instant, nos efforts sont conservés dans le projet de loi des finances 2020 », nous renseigne un expert du ministère du Budget.

Pourtant, l’article 26 de la loi cadre des finances publiques est catégorique « … seule la loi des finances rectificative peut, en cours d’année, modifier certaines dispositions de la loi des finances de l’année ».

Les articles 55 et 62 de la loi relative aux finances publiques rappellent que le budget du pouvoir central comprend le budget général, les budgets annexes et les comptes spéciaux. En dehors du programme de 100 jours du chef de l’Etat, plusieurs politiques du Gouvernement ont été initiées sans leurs inscriptions dans la loi des finances de l’année, notamment les effets de la gratuité de l’éducation de base…

VM Goffman

Kinshasa : 4 sauts-de-mouton sur 6 en construction seront opérationnels au plus tard le 31 décembre prochain (7 sur 7 du 15 octobre 2019)

7sur7

Le ministre des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction, (ITPR), a déclaré lundi 14 septembre dernier que 4 sauts-de-mouton sur 6 en construction, doivent être  opérationnels d'ici le 31 décembre 2019. 

C'est au terme d'une séance de travail avec tous les intervenants et exécutants de ces ouvrages, qui avait pour but de procéder à une évolution générale des travaux, que Willy Ngoopos a fait cette déclaration.

"Il faut terminer les travaux dans les endroits où les palissades sont déjà installées. La population est fatiguée d'attendre et devient de plus en plus pessimiste, encore que nous sommes presque hors délai", a fait savoir le ministre des ITPR.  

RRe

Les 6 sauts-de-mouton qui seront opérationnels en décembre sont entre autres ceux de la place Assanef, du Rond-point Mandela, de Pompage et de Debonhomme.

Pour rappel, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo avait visité les différents chantiers le 17 juillet dernier pour s'imprégner de l'état d'évolution de tous les travaux. 

Le directeur général de l'Office des Voiries et Drainage, (OVD), Benjamin Wenga avait, à cette occasion, déclaré que 40% de travaux étaient déjà exécutés.

Au total, 10 sauts-de-mouton seront érigés à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, dans le cadre du programme d'urgence de 100 jours du chef de l'État.
 
Jephté Kitsita

Sécurité aérienne : le Gouvernement interpellé (Forum des As du 15 octobre 2019)

AU DELA DU CRASH DE LA SEMAINE DERNIERE

La République démocratique du Congo est endeuillée. Une fois de plus. Après les naufrages des embarcations, les déraillements de trains, les accidents d'automobiles ou des motos, l'attention des Congolais est aujourd'hui braquée sur le crash d'avion qui a coûté la vie à des proches collaborateurs du Président de la république, Félix Antoine Tshisekedi. Au moment où les enquêtes sont maintenant diligentées pour identifier les mobiles de l'accident, des voix s'élèvent pour interpeler le Gouvernement sur la sécurité aérienne.

 

C'est par un communiqué de l'Autorité de l'Aviation Civile (AAC) diffusé le jeudi 10 octobre que l'opinion a été alertée sur la disparition et de l'aéronef et des passagers qu'il transportait entre Goma et Kinshasa. Il n'a pas fallu attendre deux jours pour entendre des échos de plus en plus persistants faisant désormais allusion au crash de l'avion-cargo de type Antonov 72. Poussant le chef de l'Etat à requérir une minute de silence des membres du Gouvernement lors du Conseil des ministres du week-end dernier.

 

Sans doute, cet accident, sans préjuger la suite de l'enquête, remet sur le tapis la problématique de la sécurité aérienne. Ici, il ne s'agit pas seulement de la sécurité du vol. Mais bien plus. La cogitation s'étend à la sécurité des infrastructures aéroportuaires. Qu'il s'agisse de l'état des pistes d'atterrissage, des équipements des tours de contrôle, de l'état des appareils de télédétection qu'on a du mal à retrouver en RDC... Heureusement que la Monusco, sollicitée, vient à la rescousse de l'Autorité de l'Aviation civile pour localiser l'avion…

 

Qu'en est-il du balisage des pistes d'atterrissage ? Que dire alors de l'état de nos aéronefs, que des nostalgiques taxent même de cercueils volants…? La réponse saute aux yeux. S'il est vrai que des efforts sont présentement consentis pour rendre viables ces infrastructures et aéronefs, il est moins vrai que la modernisation de nos infrastructures aéroportuaires s'impose.

 

LA MODERNISATION S'IMPOSE

 

Il est plus que temps que les pouvoirs publics se penchent sur cette problématique. Non pas en mettant sur pied des commissions techniques, encore moins en convoquant des états généraux, tant il est vrai que des pistes de solution en ma matière existent déjà, il ne reste plus qu'à les mettre en pratique.

 

Cela passe d'abord par une volonté politique clairement assumée. Cette volonté qui se traduira notamment par l'affectation conséquente des ressources financières à ce secteur vital. C'est ici le lieu de s'interroger sur l'usage, la gestion du fameux ''go pass'' auquel sont astreints les passagers depuis plusieurs années.

 

Au regard des accidents à répétition, les autorités congolaises sont appelées à mettre enfin en œuvre quantité de résolutions et autres pistes de solutions qui moisissent dans les tiroirs. Et cela, non seulement dans le secteur aérien, mais aussi dans bien d'autres domaines. Qu'il s'agisse des transports lacustre, fluvial, ferroviaire, routier… FDA

Baudoin Mayo : « Nous pouvons atteindre 10 milliards USD (de budget de l’Etat) et même les dépasser » (Radio Okapi du 15 octobre 2019)

 

Baudouin Mayo, cadre de l’union pour la nation congolaise(UNC), un parti de l’opposition congolaise le 10/08/2015 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

 

Le Conseil de ministre a adopté vendredi 11 octobre le projet de loi de finances exercice 2020, à hauteur de 10 milliards de dollars américains. Il ne s’agit pas d’un budget réévalué mais simplement l’une de trois propositions finalement adopté par le gouvernement, a expliqué le vice-premier ministre et ministre de Budget, Baudoin Mayo Mambeke.

« Si jamais un train de mesures est pris et qu’on appliquait ces mesures, nous pouvons atteindre 10 milliards USD (de budget de l’Etat) et même les dépasser », a-t-il assuré.

RDC-Crash : Les hélicoptères de la MONUSCO vont tenter d’atterrir à proximité du lieu de l’accident ce lundi ( Actualité CD du 14 octobre 2019)

ACTUALITE.CD

La MONUSCO continue son soutien aux opérations de recherche suite au crash jeudi dernier d’un Antonov affrété par la Présidence de la République.

 

Des hélicoptères ont décollé de Goma ce lundi 14 octobre pour Kananga. Ils devraient arriver à l’aéroport de la capitale du Kasaï central vers midi. Ils vont essayer de se rendre sur la zone exacte de l’accident et pouvoir mener des opérations de terrain.

Pour la première fois, les équipes de la MONUSCO vont tenter d’atterrir à proximité du lieu de l’accident dans la province du Sankuru. Selon les informations de ACTUALITE.CD, le terrain exploré est une zone de savane, ce qui faciliterait l’atterrissage d’un hélicoptère.

En fonction des besoins, des casques bleus déployés en marge de l’élection du gouverneur du Sankuru pourront également être mis en contribution.

Depuis le début de la recherche, les opérations ne sont pas aisées étant donné que la zone n’est pas couverte par un réseau téléphonique. 

A ce stade, aucune source officielle ne s’avance sur la possibilité de retrouver ou pas les survivants. Selon les dernières informations fournies par le gouvernement, 7 congolais étaient à bord.

RDC-Gratuité de l'enseignement : Environ 500 enseignants des écoles publiques manifestent à Goma ( 7 sur 7 du 14 octobre 2019)

7sur7

Au moins 500 enseignants des écoles publiques manifestent ce lundi 14 octobre 2019 dans les rues de la ville de Goma en province du Nord-Kivu.

Ces derniers affirment qu'ils ne sont pas contre la gratuité de l'enseignement de base prônée par le chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, mais exigent un salaire décent.

Ils revendiquent aussi le paiement des nouvelles unités (N.U) et les Non payés (NP).

Actuellement, ces enseignants sont arrivés au gouvernorat de la province où ils vont déposer un mémorandum contenant leurs revendications.

Glody Murhabazi à Goma

Recherché à Punia, l’avion retrouvé à 814 kms (Le Phare du 14 octobre 2019)

Le crash de l’Antonov 72, survenu dans l’après-midi du jeudi 10 octobre 2019, vient de mettre une fois de plus à nu les graves carences technologiques de la République Démocratique du Congo dans le secteur aéronautique. En effet, quatre jours après l’accident, aucune équipe technique ni aucun expert n’a pu accéder au site concerné. S’il on a pu avoir une indication plus ou moins précise du lieu du drame, c’est grâce aux villageois de Kole, dans la province du Sankuru. Recherché à Punia, dans la province du Maniema, l’aéronef a été finalement retrouvé à 814 kilomètres de là, pratiquement à mi-parcours entre Goma et Kinshasa.

            En principe, cette localisation aurait dû intervenir plus tôt, dès lors que l’aéronef précité avait coupé tout contact avec les différentes tours de contrôle en possession de son rooting, à savoir celles de Goma (point de départ), de Kindu, de Kisangani, de Mbuji-Mayi et de Kinshasa (point d’arrivée). Dépourvu de la logistique nécessaire pour déterminer, avec précision, le rayon où est tombé l’Antonov 72, le pays a tourné en rond de jeudi à dimanche, alimentant au passage les rumeurs les plus folles.

            Sans l’alerte inattendue des villageois de Kole, des millions de Congolaises et Congolais seraient encore sous l’emprise d’une intolérable tension liée à l’absence d’information, et partant à la montée des rumeurs. On s’est mis à croire et ne pas croire à tout et à rien, face aux nouvelles faisant état tantôt d’un sabotage, tantôt du non respect du tonnage, ou encore de mauvaises conditions météorologiques.

            On a également tout entendu : les décès des quatre membres d’équipage, d’un des chauffeurs du président de la République et de trois éléments de la Garde présidentielle ; la découverte d’un rescapé en la personne de l’un des pilotes russes ; la disparition de la voiture blindée du chef de l’Etat  selon certaines sources ou de ses mitrailles pour d’autres ; la présence des rescapés blessée ; l’enterrement illico presto de quelques corps ; etc.

             Cette situation est anormale, d’autant que cet aéronef transportait des membres et des matériels de la sécurité rapprochée du Chef de l’Etat. La mobilisation instantanée des moyens technologiques nécessités par la gravité de la situation aurait été la réponse appropriée aux interrogations qui ont troublé et continuent de troubler de nombreux esprits.

            A l’heure du numérique mais aussi des hélicoptères, drones et autres avions de reconnaissance aérienne, un avion perdu dans une zone constituée de la terre ferme, même si c’est la forêt, aurait dû être localisé dans un délai raisonnable, à la limite 24 heures après l’accident. C’est le lieu de s’interroger sur les instruments et équipements de couverture aérienne du pays et d’intervention rapide en cas de catastrophe aérienne ou autre.

On rappelle que c’est dans ce pays que, sous Mobutu, avait disparu à jamais, dans un aéronef victime d’un crash, le tout premier PDG de la CNECI (Caisse Nationale d’Epargne et des Crédits Immobiliers), le regretté Biangala.

            La catastrophe aérienne de Kole devrait interpeller le nouveau pouvoir, victime de la mauvaise gouvernance de son devancier, pour doter la RDC des moyens logistiques et technologiques requis pour apaiser les consciences en cas de catastrophe aérienne. Et si l’Antonov était tombé dans un lac ou le fleuve Congo, quel villageois allait le découvrir au fond des eaux, à l’œil nu ?              Kimp

Plus de prise en charge des Cabinets ministériels par les entreprises sous tutelle ! (Forum des As du 14 octobre 2019)

FRAIS DE FONCTIONNEMENT, MISSIONS…

* "De telles pratiques sont contraires à la bonne gouvernance et constituent une grave entorse à l'acte d'engagement éthique auquel les membres du Gouvernement ont individuellement adhéré", souligne le Premier ministre dans une lettre-instruction au ministre du Porteuille.

 

Exit la prise en charge des cabinets ministériels par des entreprises du Portefeuille de l'Etat. L'instruction est du Premier ministre en personne. Exégèse d'une décision qui consacre dans les faits le primat de la bonne gouvernance.

 

De la Primature ne proviennent pas que des mots et des signaux sur le front de l'orthodoxie dans la gestion de la respublica. Ilunga Ilunkamba entend faire observer dans les faits l'acte d'engagement éthique auquel les membres du Gouvernement ont individuellement souscrit. En témoigne cette lettre du 9 octobre par laquelle le Premier ministre met un terme à un vieil avatar de la mauvaise gestion qu'est la prise en charge des dépenses de fonctionnement des cabinets ministériels par des entreprises sous tutelle.

 

Cette pratique ne sera plus de saison. Afin que personne ne l'ignore, le chef du Gouvernement a instruit le ministre du Portefeuille avec ampliation à tous les membres de son équipe. " Je vous enjoins d'instruire les gestionnaires des entreprises publiques de ne plus financer les dépenses précitées qui relèvent du Budget de l'Etat ", écrit le Premier ministre.

 

A la base de cette instruction, un constat amer qui sonne dans les oreilles du chef du Gouvernement comme un pied de nez à la bonne gouvernance et une entorse à l'acte d'engagement éthique. A savoir que des Cabinets ministériels s'adressent aux entreprises du Portefeuille de l'Etat ainsi qu'aux établissements publics sous leur tutelle pour la prise en charge des dépenses de fonctionnement et/ou des missions.

 

Hier comme avant-hier, cette pratique a participé du coulage de l'argent public. Une véritable pompe à finance. Elle permettait aux ministres et à leurs dépendants de se payer des frais de mission en marge de la réglementation. Ce n'est pas tout. Cette prise en charge détournait nombre d'entreprises de leur objet social en obérant les ressources. Elle couvrait enfin ceux des mandataires indélicats qui avaient beau jeu de majorer les frais mis à la disposition de la tutelle.

 

La démarche de Sylvestre Ilunga a donc le mérite de la cohérence, de la clarté et du sérieux. Pour avoir fait de la bonne gouvernance son cheval de bataille dans le droit fil de la vision du chef de l'Etat, le Premier ministre entend rompre d'avec la culture du discours sans acte derrière. Désormais, la bonne gouvernance ne sera plus désincarnée. Elle sera vécue.

 

De fait, les habitués de différents cénacles de l'Hôtel du gouvernement -tant sur l'avenue Roi Baudouin au bord du fleuve qu'à la Place " Le Royal "- relèvent que le maître des lieux est à cheval sur les principes de l'orthodoxie financière. Exit les missions de complaisance. Les demandes de départ en mission ne sont plus acquis. " Il faudra convaincre à coup d'arguments de l'utilité de la mission pour que le Premier ministre accorde son quitus ", souffle un collaborateur du Boss.

 

QUAND LE FAIRE ET LE DIRE VONT ENSEMBLE

 

Pour ceux qui suivent Ilunga Ilunkamba dès ses premiers pas comme Premier ministre, rien de surprenant. Cet homme avait annoncé les couleurs dès le seuil de son mandat en faisant comme un " tour de propriétaire " dans pratiquement tous les services de l'Etat ayant trait à la bonne gouvernance (Cour des comptes, Inspection générale des finances…).

 

Ce chef du gouvernement qui bosse près 14 heures -il arrive au bureau à 8 h pour n'en repartir qu'aux environs de 22H- fait qu'il dit et dit ce qu'il fait. La preuve, cette lettre de nature à révolutionner les mœurs dans la gestion de la chose publique. Qui s'en plaindrait dans un pays qui a souffert de l'overdose du dire et du déficit abyssal du faire. " C'est une belle harmonie quand le faire et le dire vont ensemble ", écrivait déjà au XVIème siècle le philosophe-moraliste français Michel de Montaigne. José NAWEJ

Sankuru : des débris d’un avion et 4 corps découverts près du village Okoto (radio okapi du 14 octobre 2019)

 

Crash de l'avion à Bukavu le 12/02/2012, Ph. Internet/Jack Musavuli

 

Des débris d’un avion ont été découverts à 7 km du village Okoto dans le secteur de Bakutshu Lokenye dans le territoire de Kole au Sankuru. Selon une source sur place, il s’agirait d’un avion de couleur bleu et blanc.

Pour l’heure, aucune source officielle n’a encore fait de lien entre cet appareil et l’avion assurant la logistique de la présidence de la République dont on est sans nouvelle depuis jeudi dernier.

Un agent de l’association humanitaire Catholic Relief Services en mission sur place s’y est rendu ce dimanche en milieu de matinée.

Les communications téléphoniques avec Okoto n’étant pas possible, Radio Okapi parlé au téléphone avec son collègue à Kole.

Selon les informations transmises à ce dernier par Motorolla, les habitants d’Okoto ont découvert quatre corps, huit armes et des munitions à côté des débris d’un appareil de couleur bleu et blanc.

A en croire la même source, le chef de secteur de Bakutshu Lokenye s’est rendu sur le lieu samedi 12 octobre. Il a ordonné que les quatre corps en décomposition soient inhumés.

Une forte odeur se dégagerait de ce périmètre. Ce qui, selon l’agent de Catholic Relief Services, laisse penser que d’autres corps sont sous les débris.

Le président de l’assemblée provinciale du Sankuru joint au téléphone en milieu d’après-midi a annoncé qu’un responsable de la police et de l’agence nationale des renseignements ainsi que l’administrateur du territoire accompagnés de quelques militaires, ont quitté la cité de Kole ce dimanche pour se rendre vers le lieu où les débris ont été découverts.

Il promet de donner plus d’informations une fois que la mission sera sur le lieu.

Félix Tshisekedi : « tout a toujours tourné autour des mines et cela ne nous a rien apporté à nous » (Actualité CD du 18 septembre 2019)

ACTUALITE.CD

Félix Tshisekedi a décliné ce mardi devant les hommes d’affaires belges sa vision des opportunités que le Congo d’aujourd’hui offre aux monde des affaires. Il a parlé notamment de la diversification de l’économie.

 

« Tout a toujours tourné autour des mines et cela ne nous a rien apporté à nous, nous les Congolais », a t-il dit au siège de la Fédération des Entreprises de Belgique (VBO-FEB) où il a animé une séance académique. Le chef de l’Etat congolais a présenté ses priorités socio-économiques, destinées notamment à attirer de nouveaux investisseurs étrangers. L’intervention de Félix Tshisekedi a été suivie d’une session question-réponse.

Il a évoqué également des opportunités notamment dans le domaine agricole et le secteur du numérique.

A propos, la vision du Chef de l’Etat dans ce domaine est de transformer le potentiel agricole congolais en un autre levier de croissance important avec ses 80 millions d’hectares de terres arables et 40 millions irrigables.

« Le défi pour nous est d’amener la population rurale et agricole d’une production de subsistance à une production industrielle. Il s’agit là aussi d’un défi de capacité », avait déclaré Félix Tshisekedi toujours à la 5e édition du Forum économique Makutano.

Le nouveau gouvernement s’inscrit également sur cette même ligne. Dans son discours de politique générale, le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba constatait que « faute d’opportunités économiques et sociales viables dans l’arrière-pays, nous assistons, de plus en plus aujourd’hui, à l’exode rural et au dépérissement du secteur agricole ».

Devant les hommes d’affaires belges ce mardi, Félix Tshisekedi a évoqué également des réformes à venir notamment sur le climat des affaires, l’énergie, etc.

Japhet Toko

La marche pacifique de l’opposition dispersée à Uvira (Radio Okapi du 30 novembre 2017)

Un quartier de la cité d'Uvira, voisine de la ville de Bujumbura au Burundi.

 

Une personne été blessée jeudi 30 novembre matin dans la cité d’Uvira, lors de la dispersion par la police de la marche pacifique initiée par le Rassemblement de l’opposition. Les manifestants se dirigeaient vers leur lieu de regroupement, au rond-point Kavimvira. Mais la police les a interceptés sur leur parcours, tirant à balles réelles sur la foule avant de la disperser.
 
La victime, Yorogo Sambaza, président sectionnaire de l’UNC, est blessée grièvement et a été évacué vers l’hôpital général de référence d’Uvira. Il se trouvait à la tête d’une centaine de partisans de l’opposition, qui voulait se rendre à la MONUSCO pour déposer leur mémorandum.
 
Ils ont été stoppés à Kibongwe par la police. Au bout d’une forte discussion, la police s’est vue obligée d’ouvrir le feu pour la disperser la foule dans tous les sens.
 
Le porte-parole du Rassemblement, Me Tuye François, affirme que sa plateforme avait informé les autorités civiles et demandé l’encadrement par la police de cette marche pacifique. Mais, il se dit surpris du recours à la force par cette même police.

Mercredi déjà, l’administrateur du territoire intérimaire, Stéphanie Milenge Matundanya, avait interdit cette marche de l’opposition, évoquant des raisons sécuritaires sur la cité d’Uvira.
 
Tôt ce matin, les habitants ont pu observer les soldats des FARDC et la police se déployer sur les artères principales de la cité.

Par la suite, commerces, écoles et quelques agences de voyages ont commencé à ouvrir timidement. Mais, la grande partie de la population est restée terrée à la maison. Par ailleurs, dans les cités de Sange et Kiliba, dans la plaine de la Ruzizi, les activités sont paralysées.

RDC: le gouvernement annonce des funérailles officielles pour Etienne Tshisekedi (Radio Okapid du 2 février 2017)

Le gouvernement de la RDC veut organiser des funérailles officielles pour honorer la mémoire d’Etienne Tshisekedi, opposant historique et ancien Premier ministre décédé le 1er février à Bruxelles de suite d’une embolie pulmonaire.

« Nous attendons que le gouvernement puisse de manière formelle prendre toutes les dispositions pour les funérailles de cette illustre personnalité qui est un ancien Premier ministre de notre pays, un ancien ministre et qui a été le numéro 2 lors des élections de 2011 et qui était à la tête du deuxième parti politique au Parlement de la RDC », a déclaré à Radio Okapi Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

Il se dit tout de même « surpris » par la mort du président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi.

« Nous sommes un peu surpris parce que hier, nous étions en discussion avec M. Félix Tshisekedi [fils d’Etienne Tshisekedi] jusque vers 18 heures dans le cadre des concertations entre les participants aux discussions directes de la CENCO. Nous savions que Tshisekedi père était admis à l’hôpital pour des examens et nous apprenons cette triste nouvelle maintenant. Nous présentons nos condoléances à la famille du président de l’UDPS et à tous les membres de son parti », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Etienne Tshisekedi est décédé à l’âge de 84 ans à Bruxelles. Il était arrivé mardi 24 janvier après-midi dans la capitale de la Belgique, en provenance de Kinshasa pour des examens médicaux.​

 

Vrai Dialogue en RDC : la main tendue de Tshisekedi ! (La Prospérité du 29 novembre 2016)

 

Son parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social -UDPS-, a effectué une sortie médiatique remarquée. Par la bouche de Jean-Marc Kabund-A-Kabund, l’UDPS dit maintenir le préavis donné au Président actuel. Par ailleurs, les initiatives de la CENCO sont soutenues dans la perspective d’un vrai dialogue qui doit résoudre la crise. Mais, si le régime en place ne cherche pas à réunir les conditions nécessaires pour l’organisation de ce deuxième round avant le 19 décembre 2016 à 23 heures 59’, le carton rouge sera, comme annoncé, exhibé et, ainsi, le peuple va se prendre en charge.

L’UDPS et le Rassemblement martèlent qu’ils sont d’avis que seul un dialogue inclusif mettant face-à-face Kabila et ses alliés du camp Tshatshi d’une part, Tshisekedi et le Rassemblement avec leurs alliés, d’autre part, permettra de trouver une solution consensuelle pour la gestion de la période de transition jusqu’aux élections apaisées. Cette voie médiane se trouverait, comme l’indiquait il y a peu la CENCO, dans un mariage de raison entre l’Accord conclu à la cité de l’Union Africaine d’avec la feuille de route du Rassemblement.

Les point sur les ‘i’’

Selon Kabund, la mouvance en place mène une campagne de diabolisation dans les médias et les ambassades pour saper l’image de Tshisekedi et ses compères en soutenant qu’ils optent pour le chaos en RDC. Face à ces ‘’accusations‘’, le Secrétaire Général de l’UDPS a tenu à crier haut et fort que c’est faux. Le lider maximo et ses alliés n’œuvrent que pour le respect de la Constitution et le bien du peuple, a-t-il assuré.

Pour Kabund, le dialogue organisé au mont Ngaliema n’a été qu’un monologue, ayant fait le lit devant permettre au Président Kabila de rester au pouvoir ad vitam aeternam, c'est-à-dire, qu’il soit Président à vie. Le Rassemblement est disposé à dialoguer et non à monologuer comme le voudrait le pouvoir. Donc, ce n’est point Tshisekedi qui bloque. Toutefois, si d’ici le 19 décembre 2016 aucun vrai dialogue n’a lieu, celui qui se tiendra au-delà ne devrait plus avoir Joseph Kabila comme partie au conflit. Pourquoi ? Parce qu’à en croire l’UDPS, il aura déjà quitté le poste de Chef de l’Etat car n’ayant plus de mandat. ‘’Si cette rencontre se déroule avant le 19 décembre, Kabila en fera partie, autrement, il ne sera plus concerné. Etant donné qu’il aura bien avant béni le pays et le peuple congolais par son départ, le 19 décembre 2016 ‘’, a-t-il affirmé. L’oral du Raïs sur l’Etat de la nation est mal perçu à l’Union pour la démocratie et le Progrès social car, selon leur entendement, le Président aurait menacé l’Opposition et lever l’option de foncer malgré le fait que l’inclusivité n’est pas encore obtenue. La nomination de Samy Badibanga Ntita comme Premier ministre du Gouvernement d’union nationale ne vient rien régler puisqu’il ne représente ni l’UDPS, ni le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. L'UDPS dément avoir donné son aval à la nomination, à tout dire. "Pourquoi on l'aurait fait? Il n'est plus de l'UDPS depuis 2012", a relevé Jean-Marc Kabund-A-Kabund. La semaine dernière, un document a été remis aux évêques de la CENCO pour le compte du Rassemblement. Il ne comportait pas la signature de Tshisekedi et semblait prônée une gestion consensuelle de l’Etat avec Kabila pour des élections en 2017. Le SG de la fille aînée de l’Opposition révèle qu’il s’agissait là simplement d’un  "document de travail" remis à la CENCO en réponse à un autre que cette structure avait donné. Aucune ombre d’Accord n’est à l’horizon. ‘’Nous encourageons donc la démarche engagée par la CENCO pour ouvrir la voie le plus vite possible  au vrai dialogue entre fils et filles de ce pays, pour éviter le pire ‘’, a soutenu en substance le SG de l’UDPS. Toutefois, si rien de cela n’arrive pas, le parti d’Etienne Tshisekedi prévient : ‘’le 19 décembre nous sortons notre carton rouge et nous jouerons notre match sur Triomphal. Aucun gaz lacrymogène ne nous empêchera’’.

Danny Ngubaa

      

Et si Kabila n’avait pas tort ? (Forum des As du 17 novembre 2016)

VIDE JURIDIQUE APRES LE 19 DECEMBRE 2016

Après tout, les articles 103 et 105 de la Constitution - auxquels « Rassemblement » ne fait jamais allusion parce que conscient de leur application mutatis mutandis avec l’article 70 - donnent raison au Président de la République lorsqu’il déclare, dans son discours sur l’état de la Nation du 15 novembre 2016 : « Quant à tous ceux qui semblent se préoccuper à longueur des journées de mon avenir politique – je tiens à leur dire, tout en les remerciant, que la République Démocratique du Congo est une démocratie constitutionnelle et que toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la Constitution » et ajoute, comme pour une prise de finition à la manière des catcheurs : « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée, et ce, dans toutes ses dispositions »...

Ces dernières heures, les manchettes de la presse étrangère « opposée » à Joseph Kabila rivalisent de créativité et d’ardeur pour continuer d’entretenir le flou sur ce qui est pourtant d’une clarté élémentaire.
« Congo : le président Kabila a éludé l’essentiel », écrit Colette Braeckman, revenue après la sortie manquée de l’affaire Jean-Jacques Lumumba dans le dossier « Bgfi-Céni ». C’est dans sa chronique mise en ligne le 15 novembre 2016 à 20h02. « RDC : devant le Congrès, Joseph Kabila reste vague sur son avenir politique », note Trésor Kibangula de « Jeune Afrique » pour son article mis à jour le même jour à 13h40. « A la Une : Kabila fait durer le suspense », relève Frédéric Couteau dans la dépêche Afp publiée le mercredi 16 novembre 2016. « RDC : un discours à la nation combatif pour Joseph Kabila », signale Rfi dans la sienne du 15 novembre modifiée le 16 novembre à 11h27.
Argument commun, pour paraphraser la spécialiste belge des Questions congolaises, le chef de l’Etat « a éludé la question que se posent tous les Congolais : a-t-il ou non l’intention de prolonger sa présence à la tête de l’État après le 19 décembre, date de l’expiration de son second et en principe dernier mandat ? », s’interroge Braeckman.
Mieux, Trésor Kibangula constate le problème en ces termes : « le Rassemblement, principale plateforme de l’opposition congolaise, ne l’entend pas de cette oreille. Rangé derrière Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, ce regroupement politique n’a toujours pas signé l’accord politique du 18 octobre, et soupçonne Joseph Kabila de concocter une modification ou un changement de la Constitution pendant la transition, afin de pouvoir se représenter à un troisième mandat ».
Beaucoup mieux, Christophe Rigaud du site web afrikarabia conclut : « Sur son avenir politique, Joseph Kabila s’est montré des plus flous. (…) A aucun moment, il ne s’est déclaré clairement contre la possibilité d’un troisième mandat, comme lui demandent de le faire l’opposition et la communauté internationale depuis plusieurs mois ».
L’autre dirait du cartésianisme qu’il a un sérieux problème d’application en RDC !
Et pour cause !

LE MECANISME DONNE RAISON AU CHEF DE L’ETAT
Dans son discours sur l’état de la Nation du 15 novembre 2016, le Président déclare de façon solennelle que « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée, et ce, dans toutes ses dispositions ».
Or, la première disposition qui intéresse l’opinion, selon les médias, est celle du troisième mandat. Tout le monde le sait : la Constitution ne le prévoit nullement. En toute logique, le sujet ne présente plus quelque intérêt. Les choses sont claires.
Il se fait, en plus, que la Constitution règle par elle-même la question de continuité de l’ordre institutionnel, de façon à éviter le vide juridique. Pour les institutions à mandat électif (Président de la République, Député national et Sénateur au plan national), le Constituant prévoit les articles 70 pour le premier, 103 pour le deuxième et 105 pour le troisième.
Leurs libellés respectifs sont les suivants : « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu » (article 70), « Le député national est élu pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible. Le mandat de député national commence à la validation des pouvoirs par l’Assemblée nationale et expire à l’installation de la nouvelle Assemblée » (article 103) et « Le sénateur est élu pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible. Le mandat de sénateur commence à la validation des pouvoirs par le Sénat et expire à l’installation du nouveau Sénat » (article 105).
Quoi de plus normal que d’entendre Joseph Kabila soutenir dans son discours sur l’état de la Nation que « toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglés de manière satisfaisante par la Constitution » ! Quoi de plus normal surtout qu’il en vienne à féliciter ses pourfendeurs de lui donner l’occasion de le démontrer aussi clairement que courageusement.
Pour rappel, dans son communiqué du 13 novembre 2016 par lequel il rend compte des échanges qu’il a eus le samedi 12 novembre dernier avec les membres du Conseil de sécurité ayant séjourné au pays, « Rassemblement » soutient qu’à la date du 19 décembre 2016, autant que le Président de la République, « toutes les autres institutions de la République à mandat électif n’auront plus ni légalité ni légitimité » au pays.
Or, le mécanisme constitutionnel comprenant les articles 70, 103 et 105 donne raison à Joseph Kabila, fort de la Loi fondamentale qui dispose, d’ailleurs, s’agissant de la Cour constitutionnelle, que « Les arrêts de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours et sont immédiatement exécutoires » et qu’en plus « Ils sont obligatoires et s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, civiles et militaires ainsi qu’aux particuliers ». C’est à l’article 168.

FORMATE POUR LES INTERETS DU MAITRE
Reste alors à savoir pourquoi les députés nationaux et les sénateurs membres de « Rassemblement » n’évoquent pas les articles 103 et 105 qui leur permettent de « glisser » légalement et légitimement au détriment de l’Udps, l’unique grand parti de la plateforme à n’avoir ni députés (reconnus), ni sénateurs (faute d’avoir participé au cycle électoral de 2006-2007) !
La Constitution congolaise a certes des faiblesses avérées. D’ailleurs, même ses défenseurs les plus acharnés admettent que la révision constitutionnelle est inévitable, même si elle ne doit s’opérer qu’après et non avant les élections.
Et qu’a-t-on décidé au Dialogue de la Cité de l’Union africaine, si ce n’est du respect strict de la Constitution dans la période comprise entre le 19 décembre 2016 et la date d’investiture des institutions issues des élections ? Au cours de cette période, il n’est question ni de révision constitutionnelle, ni de référendum constitutionnel.
La morale, dans cette affaire, est qu’à ce jour, précisément, fonctionnent au pays deux familles politiques. Celle qui, d’un côté, se conforme à la Constitution même si elle est présentée dans l’opinion comme étant non respectueuse de cette loi fondamentale et, de l’autre, celle qui déclare vouloir défendre à tout prix la Constitution pendant qu’en réalité, elle en est la première et principale pourfendeuse. C’est le cas, pour la première, de la Majorité présidentielle et, pour la seconde, de « Rassemblement ».
S’il arrive à esprit se voulant cartésien de ne pas percevoir cette simple évidence, c’est qu’il est dans un schéma qui ne garantit aucunement les intérêts de la RDC. Il est formaté pour les intérêts de son maître, dirait l’autre. Il fait exactement ce qu’il doit faire : empêcher Joseph Kabila d’avoir raison même lorsque les faits confirment qu’il n’a pas du tout tort dans ses prises de position.
C’est ce qui se fait à haute voix.
Omer NSONGO DIE LEMA/Correspondance particulière

Chemin de fer : les travaux de réhabilitation débutent à la gare de Matete (Forum des As du 8 octobre 2015)

EN VUE D’ASSURER LA VITESSE, LA SECURITE ET LE CONFORT SUR LE TRAFIC

La voie ferrée Kinshasa-Matadi est en pleine réhabilitation. Ce, grâce aux fonds (10,7 millions USD) débloqués par le Gouvernement Matata. Les travaux ont déjà débuté au niveau de la Gare de Matete. Cette première phase s’étend jusqu’à la gare de Kimwenza. Le conseiller principal du Premier ministre, en charge des Infrastructures et Transports, se fait accompagner hier du Directeur général de la Société Commerciale des Transports et des Ports (SCTP), entre la gare de Matete et celle de Lemba, pour se rendre compte de l’effectivité des travaux.

L’ingénieur Baikpon Kalonda a apprécié le fait que la réhabilitation se déroule dans les normes requises en la matière. Il s’est étonné de constater que plus de 1.700 m3 d’immondices ont été dégagées. Parce que, a-t-il indiqué, " l’objectif c’est de consolider la voie entre la gare de Matete jusqu’à Kimwenza. Ce qui constitue la première phase de ces travaux. "
L’Ingénieur Baikpon a également déploré des occupations anarchiques sur la voie. Sur ce point, insiste-t-il, " il faut que les autorités provinciales de Kinshasa et du Kongo central prennent des dispositions urgentes pour arrêter ce genre de choses et repousser les habitations selon les normes. Parce que l’objectif principal, c’est le désengorgement du Port de Matadi, ainsi que la réduction des charges sur la voie routière. Alors il faut garantir aux clients une vitesse commerciale acceptable. "
Ce qui n’est pas possible à ce jour avec le goulot d’étranglement observé au niveau de la voie entre Matete et Kisenso. Une section truffée d’immondices, avec des eaux usées en provenance soit des parcelles, anarchiquement construits, qui longent la voie, se déversant par endroit sur la voie. Ces eaux proviennent également des avenues en perpendiculaires de la voie. Une situation susceptible d’entraîner l’affaissement de la terre. A cela, il faut ajouter de files électriques enfouies sous le rail, lesquels endommagent certaines locomotives pendant leur passage.

VITESSE, SECURITE, CONFORT, DES DEFIS A RELEVER

Pour le Directeur général de la SCTP, Jean Kimbembe Mazunga, les travaux de réhabilitation de la voie ferrée Kinshasa-Matadi visent à réaliser trois paramètres que sont la vitesse, la sécurité et le confort. " Aujourd’hui, on ne sait pas faire la vitesse avec l’état de la voie, on ne peut pas parler du confort avec l’état de la voie, on ne peut pas non plus dire qu’on a assuré la sécurité avec des gens qui passent sur la voie. En fait tout ce banditisme foncier a quitté la route vers la voie ferrée. C’est un danger public. Le déraillement est un incident de trafic ferroviaire normal. Avec cet encombrement de la voie, imaginez qu’il y ait déraillement, c’est des vies humaines et des dégâts matériels importants que nous allons compter. "
Le patron de la SCTP a rappelé qu’à ce jour, on ne peut plus parler de l’effectivité du trafic ferroviaire parce qu’il y a le train voyageur qui dessert Kinshasa-Matadi, chaque week-end depuis le 22 août dernier. Bientôt, ça sera la reprise du train omnibus qui s’arrête sur les 42 gares que compte l’ex-Onatra. Il y a aussi le train marchandises en corolaire qui emboitent, fait-il savoir. "Aujourd’hui les importateurs recommencent à nous faire confiance, le niveau du trafic augmente. Mais ce n’est pas ça l’optimal ", a-t-il ajouté.

UN TRAVAIL DE SENSIBILISATION DE LA POPULATION S’IMPOSE Réhabiliter la voie est une chose, mais la maintenir en état en est une autre. Car, le constat fait hier par le conseiller principal du premier Ministre et les responsables de la SCTP est décevant. L’entrée de la gare de Matete est presque méconnaissable, saturée par des constructions anarchiques. Il y a même un bâtiment de deux niveaux qui jouxte la maison de la Gare. Un empiétement que le numéro un de la SCTP ne veut pas cautionner. Il a immédiatement envisagé d’actionner le processus de démolition de tous ces lotissements.
A l’intérieur de la Gare, on peut maintenant respirer l’air frais car, des montagnes d’immondices ont été dégagées. Ce qui a permis de retrouver d’autres voies qui s’étaient englouties par le sable. Des passants s’étonnent même de constater qu’un caniveau existe le long de la voie.
Le long de la voie s’organise de petits commerces. Les élèves empruntent la voie ferrée pour se rendre à l’école. Avec les travaux qui s’effectuent, il y aura augmentation de la vitesse et en cas de déraillement, c’est de dégâts énormes, a déploré Yacinthe Dzogolo, chef de projet et directeur du Département des Chemins de fer à la SCTP.
Le Gouvernement est déterminé à relancer le secteur des transports en RDC en vue de pallier le déficit budgétaire orchestré par la baisse des prix des matières premières sur le marché international. C’est ce qui justifie ce premier décaissement de 10,7 millions USD pour la réhabilitation de la voie ferrée Kinshasa-Matadi.
La première phase des travaux durera six mois, selon M. Bungula Basolua, directeur des voies et travaux à la SCTP. Le projet en entier devra couter plus de 40 millions USD, a-t-on appris. MOLINA