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Politique

RDC : Fayulu demande aux Chefs d’Etat africains de ne pas encourager la fraude (Actualité CD du 21 janvier 2019)

Photo ACTUALITE.CD Photo ACTUALITE.CD

Martin Fayulu se considère désormais comme le seul président légitime de la RDC. Il a appelé le peuple congolais ainsi que la communauté internationale à ne pas reconnaître le pouvoir de Félix Tshisekedi.

« Aux Présidents africains qui demandent aux Congolais de respecter la décision de la Cour constitutionnelle, je les prie de respecter la décision souveraine du peuple congolais qui m'a élu Président à plus de 60%. N'encourageons pas la fraude, le mensonge et le faux », a-t-il publié sur ses réseaux sociaux.

L’Union africaine a pris acte des résultats publiés par la Cour Constitutionnelle. Certains chefs d’Etat africains ont déjà commencé à transmettre à Tshisekedi les félicitations.

Fayulu, qui a donné rendez-vous à ses militants aujourd’hui dans l’avant-midi au siège provincial du Mouvement de Libération du Congo (MLC), sur l'avenue de l'Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu, a mis à jour ses comptes et pages sur les réseaux affirmant qu’il est le président élu de la RDC.

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RDC : La prestation de serment de Félix Tshisekedi reportée à une date ultérieure (Proches) (7 sur 7 du 21 janvier 2019)

Initialement prévue pour ce mardi 22 janvier 2019, la prestation de serment du nouveau président élu de la République Démocratique du Congo Félix Tshisekedi, a été reportée à une date ultérieure.

Selon certains proches du président de la République entrant, c’est pour des raisons logistiques que cet événement a été repoussé.

D’autres sources ont par ailleurs confié à 7SUR7.CD qu’elle pourrait avoir lieu ce jeudi 24 janvier.

La victoire de Félix Tshisekedi à l’élection présidentielle de décembre 2018 a été définitivement confirmée dimanche dernier par la Cour Constitutionnelle.

Les juges de la haute juridiction congolaise ont validé les résultats provisoires de la Commission Électorale Nationale Indépendante, “CENI”, selon lesquels Tshisekedi a obtenu 38,57%.

Ce qui fait du fils biologique de feu Étienne Tshisekedi, le 5ème président de l’histoire de la République Démocratique du Congo.

Le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, “UDPS”, va ainsi succéder à Joseph Kabila qui a dirigé la RDC pendant 18 ans.

Jephté Kitsita

Ce mardi, investiture de Félix Tshisekedi : Fin de la longue marche de l’UDPS (Le Potentiel du 21 janvier 2019)

Enfin, l’Udps accède à la magistrature suprême. Il a fallu at- tendre 36 ans pour que la fille aînée de l’opposition congolaise – parti créé en 1982 par les frondeurs du MPR – se retrouve enfin aux commandes de la RDC. Proclamé dans la nuit du samedi 19 et dimanche 20 janvier par la Cour constitutionnelle comme nouveau président de la RDC, Félix Tshisekedi devient ainsi le 5ème président de la République. Pour l’Udps, c’est le couronnement d’une longue marche, entamée dans les conditions difficiles et parfois atroces en 1982, aux temps forts de la dictature de la 2ème République. Depuis sa confirmation par la Cour constitutionnelle, Félix Tshisekedi reçoit déjà les félicitations de ses pairs africains.

Le Potentiel

Président élu de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a échappé des griffes de la Cour constitutionnelle qui l’a confirmé, dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 janvier, président de la République démocratique du Congo. Fini le suspense. Félix Tshisekedi succède à Joseph Kabila, dont la candidature à la présidentielle a été portée par la coalition CACH (Cap vers le changement).

Aucun voyage n’est long, dès l’instant où on atteint l’objectif, dit-on. C’est le moins que l’on puisse au regard de la longue épopée qu’a connue l’UDPS. Créée en 1982 par les frondeurs de l’ex parti- Etat, le MPR, l’UDPS a dû attendre 36 ans pour voir enfin ses rêves de présider aux destinées de la RDC s’accomplir. Si le père, Etienne Tshisekedi, décédé en 2017 en Belgique, n’a pas pu le faire, c’est le fils, Félix Tshisekedi, qui a réussi l’exploit d’ouvrir les portes du Palais de la nation à l’UDPS. A l’UDPS, l’heure de la gloire a sonné. C’est aussi le moment pour l’UDPS de matérialiser enfin son vieux rêve d’un Congo prospère bâti sur la démocratie et le progrès social.

LA COUR DÉBOUTE FAYULU

A la Cour constitutionnel le, qui a statué le week-end sur le contentieux électoral à la présidentielle porté à son arbitrage, la surprise n’a pas été au rendez-vous. Comme prévu, le président élu a échappé à la guillotine des juges de la haute Cour. Face à la requête présentée par Martin Fayulu, arrivé deuxième à la présidentielle, les juges de la Cour constitutionnelle l’ont débouté sur la base des arguments de droit.

« Proclamé élu à la majorité simple président de la République, M. Félix Tshisekedi», a ainsi annoncé Benoît Lwamba Bintu, le président de la Cour constitutionnelle.

Rejetés pour la plupart, ou jugés très généreux ou non soutenus par des preuves, autrement dit « non fondés », les trois moyens – deux principaux et un subsidiaire – présentés par les avocats de Martin Fayulu n’ont pas convaincu les juges. Ils consistaient en la dénonciation de la « violation de la loi électorale », de la « non-prise en compte des résultats affichés devant les bureaux de vote » et de « l’exclusion » des citoyens de Beni, Butembo et Yumbi du scrutin présidentiel.

La requête relative à l’annulation du vote pour la présidentielle à Beni et Butembo a été considérée comme « recevable mais non fondée », car « cas de force majeure » du fait de la résurgence de la maladie à virus Ebola. « La Cour constitutionnelle a ainsi délibéré et statué » sur les requêtes de la Dynamique de l’opposition, a affirmé à RFI le juge Kilomba, dans un arrêt « irrévocable ».

La prestation de serment de Félix Tshisekedi est prévue mardi 22 janvier, selon le dernier calendrier de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). « Félix [Tshisekedi] est le nouveau président de la République. Il faut s’y habituer », a commenté à Jeune Afrique un proche de Joseph Kabila, le chef de l’État sortant.

L’on se rappelle que, jeudi dernier, l’Union africaine avait, au terme d’un sommet convoqué par le président rwandais, Paul Kagame, de- mandé à la Cour constitutionnelle de suspendre l’annonce des résultats définitifs à la présidentielle du 30 décembre, estimant qu’il existait des « sérieux doutes » sur la crédibilité des résultats provisoires proclamés le 9 janvier 2019 par la Céni.

A Kinshasa, des voix discordantes se sont directement fait attendre, notamment celles portées par le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga. Kinshasa a donc pris l’UA à contrepied, alors qu’Addis-Abeba avait en même temps dépêché une délégation à Kinshasa dès ce lundi pour s’enquérir de la situation sur le terrain. Selon Rfi, cette mission n’aurait plus lieu. Résignation ou stratégie, en attendant une concertation entre l’UA et le Conseil de sécurité de l’Onu qui ne partagent pas le même entendement sur le processus électoral en RDC.

UNE NOUVELLE PAGE D’HISTOIRE POUR L’UDPS

Quoiqu’il en soit, Félix Tshisekedi est désormais président de la République démocratique du Congo. Les décisions de la Cour constitutionnelle étant irrévocables, rien n’empêche le président Félix Tshisekedi de prêter le serment constitutionnel devant la même Cour dès ce mardi 22 janvier. Pour l’UDPS, c’est la fin d’une longue marche qui aura duré 36 ans. Autant une nouvelle page s’ouvre pour la RDC, autant une autre, avec de nombreux défis, se présente à l’Udps.

En réalité, le fils, Félix Tshisekedi, a réalisé ce que le père, Etienne Tshisekedi, n’a pas pu faire en trente ans de lutte. Les clés du Palais de la nation lui ont été remises.

L’AFDC-A, le premier du top 5 (Forum des As du 21 janvier 2019)

A LA FAVEUR DU NOMBRE DE DEPUTES NATIONAUX ET PROVINCIAUX ELUS

* Le regroupement de Bahati est suivi du PPRD, de l’AAB et de l’UDPS/Tshisekedi.
Après la présidentielle, le jeu politique se joue au niveau des Assemblées législatives nationales et provinciales. C’est-à-dire les députés nationaux et provinciaux élus de différents partis et regroupements politiques dans les 26 provinces de la République démocratique du Congo. Dans cette configuration politique l’AFDC-A de Bahati Lukwebo s’impose avec un total de 109 députés à raison de 41 à l’Assemblée nationale et 68 dans les Assemblées provinciales.

Il est talonné par le PPRD qui a engrangé au total 108 députés : 52 députés nationaux et 56 provinciaux tandis que le regroupement politique AAB est en égalité avec l’UDPS/Tshisekedi avec 75 députés au total. Le premier de cette série dispose de 30 députés nationaux et 45 provinciaux tandis que le second aligne 32 députés nationaux et 43 provinciaux.
Cependant, le PALU-A d’Antoine Gizenga vient en 12ème position avec 37 députés : 17 pour l’Assemblée nationale et 20 pour la provinciale. Le G7 de Moïse Katumbi se contente de 36 députés exaego avec AAAC.
L’UNC de Vital Kamerhe se retrouve avec 20 députés au même titre que le MIP. UNC : 15 nationaux et 5 provinciaux tandis que MIP : 7 nationaux et 13 provinciaux .
Emma MUNTU

J. Kabila - Fatshi : passation civilisée de pouvoir demain (Forum des As du 21 janvier 2019)

SAUF ULTIME CHANGEMENT DE CALENDRIER
J. Kabila - Fatshi : passation civilisée de pouvoir demain
lundi 21 janvier 2019
 

* Une grande première dans l’histoire du pays depuis son accession à l’indépendance en 1960

Sauf ultime changement de calendrier, le président congolais sortant Joseph Kabila, passera le flambeau demain mardi 22 janvier, à son successeur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, gagnant de la présidentielle du 30 décembre dernier. La cérémonie, apprend-on, aura lieu à la Cité de l’UA, dans la commune de Ngaliema, en présence les Hauts Magistrats. Sans surprise, dans la mesure où ce sont eux qui reçoivent le serment du Chef de l’Etat, avant son entrée effective en fonction.

La solennité de ce mardi, au cas où elle serait réelle, interviendrait environ 48 heures après le verdict de la Cour constitutionnelle, rendu tard dans la nuit de samedi 19 à dimanche 21 janvier. Ce,en réponse à la requête en contestation des résultats provisoires dudit scrutin, introduite le 1e janvier par Martin Fayulu Madidi qui s’était déclaré le vainqueur de la même élection présidentielle.
Au terme de sa décision sur la publication des résultats définitifs de la présidentielle, la Haute Cour a proclamé Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Président élu au suffrage universel du 30 décembre dernier. Dorénavant, plus rien ne reste. Autant le souligner tout de suite, cet Arrêt de la Cour Constitutionnelle met ainsi un terme à la très vive polémique survenue après la publication, dix jours plus tôt, soit le 10 janvier par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), des résultats provisoires de ladite élection.

UNE GRANDE PREMIERE DANS L’HISTOIRE DE LA RD CONGO
Ce n’est pas la première fois que les Congolais assisteront à la prise de fonctions du président de leur pays. Cependant, la manifestation de demain est une grande première dans l’histoire de l’ex-colonie belge. Dans une RD Congo où le Chef de l’Etat est soit, chassé de force du pouvoir (Joseph Kasa-Vubu en 1965, Joseph-Désiré Mobutu en mai 1997) soit, tué (Laurent-Désiré Kabila en janvier 2001), ce sera donc la première fois que le peuple congolais assistera à une passation civilisée du pouvoir entre un Président sortant et son remplaçant élu. Pour le coup, deux fils de ... A savoir : Kabila junior et Tshisekedi junior.
Au-delà de son caractère rituel, la manifestation de ce mardi aura toute sa symbolique d’autant qu’elle permettra au nouveau Chef de l’Etat de prendre réellement ses fonctions. Autrement dit, c’est après prestation de serment, que Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo sera investi de tous les pouvoirs en tant que Président de la République. C’est donc un quinquennat qui commence sur fond de plusieurs enjeux. Entre autres, les défis économiques, sécuritaires et sociaux. Le successeur de Joseph Kabila n’ignore pas toutes les promesses faites à ses compatriotes lors de sa campagne électorale. Aujourd’hui qu’il est élu, les mêmes Congolais attendent le voir agir dans le sens de matérialiser lesdits engagements.

86 MILLIARDS EN 10 ANS
Sur le plan économique, par exemple, le nouveau Chef de l’Etat, alors candidat à l’élection présidentielle, avait promis de doter laRD Congo d’un budget qui, non seulement réponde à ses ambitions, mais reflète effectivement ses potentialités en termes de richesses. Cela impliquait l’amélioration des conditions de vie des Congolais, notamment par le payement des salaires décents, permettant au travailleur congolais de renouer les deux bouts du mois.
Toujours en ce qui concerne le social des Congolais, Tshisekedi Junior avait, par ailleurs, promis de traduire en réalité, la gratuité de l’Enseignement de base garantie par l’article 43 de la Constitution en vigueur. Dans tous les coins du pays où il s’est rendus pendant la campagne électorale en novembre 2018, le futur - à un jour près - locataire du Palais de la Nation qui prendra les clefs demain mardi, n’avait de cesse de garantir cette gratuité de l’Enseignement primaire, une fois qu’il était porté au sommet de l’Etat.
Sur le plan sécuritaire, la situation précaire dans la partie Est de l’immense territoire congolais constitue le principal front du nouveau Chef de l’Etat. Sinon, la priorité des priorités de son action dans cette partie du pays où les rebelles ougandais ADF-NALU et plusieurs autres groupes armés actifs, massacrent des populations civiles sans aucune défense. Pour rappel, le candidat Fatshi avait promis d’installer l’Etat-major à Beni.

60 JOURS POUR TRAITER LES RECOURS POUR LES LEGISLATIVES
Dès lors que la décision de la Cour constitutionnelle, haute instance de l’appareil judiciaire de la RD Congo est inattaquable et opposable à tous, le contentieux électoral pour le scrutin présidentiel appartient désormais au passé. C’est donc, une véritable page tournée du processus électoral en cours. A partir d’aujourd’hui lundi 21 janvier, la Cour entame le traitement des recours des candidats malheureux aux législatives nationales.
Compte tenu du volume du travail, au regard du très grand nombre de postulants (plus de 15.000 candidats pour un total de 500 sièges à pourvoir), un délai de soixante jours calendrier a donc été donné aux Hauts Magistrats pour examiner toutes les requêtes, soit des candidats, soit de leurs regroupements politiques respectifs. A en croire le président de la Ceni, Corneille Nangaa qui l’avait annoncé le 12 janvier, date de la publication des résultats provisoires des législatives nationales, la fin du traitement des recours au niveau de la Cour constitutionnelle était prévue pour le 21 mars prochain.
A cette étape, il y a lieu de mettre en exergue le grand enjeu. Celui de la formation du Gouvernement. Car, cette mise en place de l’Exécutif dépendra de la majorité réelle au sein de l’Hémicycle. Grevisse KABREL

Elections 2018 : l'UA reporte sa mission à Kinshasa et « prend note » de l’élection de Félix TShisekedi (Radio Okapi du 21 janvier 2019)

Siege de l’union africaine à Kinshasa, aout/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

 

L'Union africaine (UA) a reporté sa mission prévue lundi 21 janvier à Kinshasa en République démocratique du Congo (RDC). Dans un communiqué publié dimanche 20 janvier, elle dit avoir « pris note » de la proclamation de l'opposant Félix Tshisekedi comme président de la République par la Cour constitutionnelle.

« La Commission de l'Union africaine prend note de la proclamation par la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo des résultats définitifs des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales du 30 décembre 2018 », écrit l’UA.

La Cour constitutionnelle a validé dans la nuit de samedi à dimanche l'élection de Félix Tshisekedi devant l'autre opposant Martin Fayulu, qui conteste les résultats et se considère comme le vainqueur de cette présidentielle.

Elle est aussi habilitée pour traiter les contentieux des législatives nationales dont le délai d’examen est de deux mois. Quant aux provinciales, elle relève de la compétence de la Cour administrative d’appel.

« Il convient de noter que la visite de la délégation de haut niveau qui devait se rendre à Kinshasa le 21 janvier 2019 a été reportée », ajoute le communiqué.

Cette délégation devait être conduite par le président en exercice de l'UA, le chef de l’État rwandais Paul Kagame, et le président de la Commission de l'UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat.

Des membres de l'UA avaient souhaité jeudi à Addis Abeba la « suspension » de la proclamation des résultats définitifs, jugeant ceux de la Commission électorale congolaise (Céni) en faveur de M. Tshisekedi entachés de « doutes sérieux ».

« La Commission réitère la disponibilité continue de l'Union africaine à accompagner la RDC en cette phase critique de son histoire, en solidarité avec le peuple congolais », a poursuivi le document de l'UA.

La commission lance un appel à tous les acteurs « pour qu'ils œuvrent à la préservation de la paix et de la stabilité, ainsi qu'à la promotion de la concorde nationale dans leur pays. »

Un rapport sera soumis au sommet de l'UA en février 2019 « sur les efforts entrepris en solidarité avec, et en soutien à, la République démocratique du Congo », conclut le communiqué.

Avec AFP.

RDC : MSF s’inquiète de la situation à Yumbi et appelle à une intervention urgente (Actualité CD du 18 janvier 2018)

Photo ACTUALITE.CD Photo MSF

Médecins Sans Frontières (MSF) appelle les autres acteurs humanitaires à accélérer le déploiement de leur réponse humanitaire à Yumbi (Mai-Ndombe) en faveur des populations touchées par les violences qui ont fait selon l’ONU plus de 800 morts.

 « En cette période, le niveau élevé de l’eau submerge les îlots. Les gens s’abritent dans des cabanes partiellement construites mais cela ne suffit pas à les protéger de la pluie, de la fraicheur de la nuit et du vent, sans compter la saison particulièrement propice à la transmission du paludisme. Nous constatons l’impact de ces conditions de vie sur la santé au quotidien. La semaine dernière, nous avons réalisé près de 200 consultations par jour, dont plus de 20% auprès d’enfants de moins de cinq ans », explique une infirmière travaillant au sein d’une des cliniques mobiles MSF. Depuis fin décembre 2018, MSF a mis en place une réponse médicale d’urgence pour assurer des soins de santé primaires et appuyer les soins de santé secondaires dans cette zone.

Sur 1175 consultations réalisées à travers les cliniques mobiles entre le 4 et le 10 janvier 2019, plus d’un tiers des patients a été diagnostiqué avec le paludisme ou une infection respiratoire, rapporte l’ONG qui rapporte également des cas de malnutrition.

« En huit jours, nos équipes ont identifié 20 cas de malnutrition, dont 9 sévères, mais nous craignons que cette situation s’aggrave si des distributions alimentaires, entre autres, ne sont pas mises en place prochainement », s’inquiète Sophie Sabatier, Coordinatrice du Pool d’Urgence de MSF au Congo de retour de Yumbi, qui appelle dès lors tous les acteurs humanitaires à se mobiliser le plus rapidement possible pour fournir aux populations déplacées l’assistance dont elles ont besoin.

RDC-Présidentielle : M. Fayulu apprécie à juste titre l’appel à l’annulation ... (7 sur 7 du 18 janvier 2018)

... de la proclamation des résultats définitifs par l’UA

Le candidat commun de l’opposition de la coalition LAMUKA, Martin Fayulu Madidi, s’est réjoui ce vendredi 18 janvier 2019 de la déclaration de l’Union Africaine, appelant à l’annulation de la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle par la Cour Constitutionnelle de la République Démocratique du Congo.

“J’apprécie à juste titre la déclaration de l’Union Africaine pour parler franchement, de sérieux doutes sur la conformité des résultats proclamés persistent. Le seul moyen de dissiper ces doutes, c’est le recomptage des voix pour respecter la souveraineté du peuple congolais”, a indiqué M. Fayulu via Twitter.

Selon les chefs d’État et de Gouvernement de l’UA qui se sont réunis jeudi dernier à Addis-Abeba, il y a des doutes sérieux quant à la conformité des résultats provisoires, proclamés par la Commission électorale nationale indépendante, avec le verdict des urnes.

La déclaration de l’Union Africaine intervient quelques heures avant l’arrêt attendu de la Cour Constitutionnelle sur le contentieux électoral relatif au résultat provisoire de l’élection présidentielle de décembre dernier.

Jephté Kitsita

Elections 2018 : l'UA demande « la suspension » de la proclamation des résultats définitifs (Radio Okapi du 1! janvier 2018)

Audience publique à la Cour constitutionnelle de la RDC à Kinshasa, le 15/01/2019 lors des contentieux électoraux de l’élection présidentielle tenue le 30 décembre 2018. Radio Okapi/Photo John Bompengo

 

L'Union africaine (UA) a demandé à la Cour constitutionnelle la « suspension » de la proclamation des résultats électoraux définitifs. Lors de sa rencontre jeudi 17 janvier à Addis-Abeba (Ethiopie) sur le dossier de la RDC, plusieurs chefs d'Etats et de gouvernements africains ont conclu « qu'il y avait des doutes sérieux sur la conformité des résultats provisoires, tels qu'ils ont été proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ».

Selon les résultats provisoires de la CENI proclamés le 10 janvier dernier, l'opposant Félix Tshisekedi a remporté l'élection présidentielle avec 38,5%. Des résultats que contestent un autre opposant, Martin Fayulu, classé deuxième avec 35,2%. Il revendique la victoire avec 61% des voix. Il a saisi la Cour constitutionnelle qui doit proclamer les résultats définitifs d'ici mardi 22 janvier, date de la prestation de serment du nouveau président.

« En conséquence, les chefs d'Etat et de gouvernement demandent la suspension de la proclamation des résultats définitifs des élections », écrivent-ils.

« Les chefs d'Etat et de gouvernement ont convenu d'envoyer en urgence en RDC une délégation de haut-niveau comprenant le président de l'Union africaine (ndlr: actuellement le président rwandais Paul Kagame) ainsi que d'autres chefs d'Etat et de gouvernement, et le président de la Commission de l'Union africaine », ajoutent-ils.

Cette délégation devra entrer en contact « avec toutes les parties prenantes congolaises, dans le but de trouver un consensus sur une issue à la crise post-électorale dans le pays ».

Les pays africains réunis jeudi au siège de l'UA « demandent à tous les acteurs concernés en RDC d'interagir positivement avec la délégation africaine de haut-niveau, dans l'intérêt de leur pays et de leur peuple. »

La réunion a rassemblé Paul Kagame, président en exercice de l'UA, le président de la Commission Moussa Faki Mahamat, ainsi que plusieurs chefs d'Etat (Afrique du Sud, Zambie, Namibie, Ouganda, Rwanda, Congo, Guinée, Éthiopie et Tchad).

« Pour parler franchement, de sérieux doutes sur la conformité des résultats proclamés persistent », avait déclaré le président de la Commission de l'UA dans un discours préliminaire.

Ce dernier communiqué de l'UA montre un changement de ton par rapport à une précédente prise de position de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC).

Cet ensemble sous-régional s'était contenté d'appeler les acteurs politiques congolais « à obtenir des réponses à leurs doléances électorales dans le respect de la Constitution (congolaise) et des lois électorales concernées », sans parler d'un recomptage des voix.

Avec AFP.

Elections en RC : l'UA n'a pas à dire à la Cour ce qu'elle doit faire, rétorque Lambert Mende (Radio Okapi du 18 janvier 2018)

 

Le porte-parole du gouvernement de la RDC, Lambert Mende Omalanga lors d’un point de presse à Kinshasa, le 03/01/2018. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

 

L'Union africaine n'a pas à dicter sa conduite à la Cour constitutionnelle en République démocratique du Congo, a déclaré vendredi 18 janvier, le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. Il réagissait à l’appel, la veille, de cette organisation régionale demandant la « suspension » de la proclamation du résultat des élections.

« La Cour est indépendante, et de nous et de l'Union africaine », a déclaré à l'AFP Lambert Mende, qui ajoute : « Je ne pense pas qu'il appartienne au gouvernement ou même à l'Union africaine de dire à la Cour ce qu'elle doit faire. »

« Je ne sais pas s'il y a des pays où on peut interférer comme ça dans une procédure légale », s’est interrogé le ministre de la Communication et des Médias.

« La Cour fera ce qui est bon pour la manifestation de la vérité. Nous devons lui faire tous confiance », a-t-il demandé, se disant certain que l'UA marquerait au final son « respect dû » aux institutions congolaises.

L'UA a publié jeudi soir, à l'issue d'une réunion à Addis-Abeba de plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains, un communiqué dans lequel elle émet « des doutes sérieux sur la conformité des résultats provisoires, tels qu'ils ont été proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ».

« En conséquence, les chefs d’État et de gouvernement demandent la suspension de la proclamation des résultats définitifs des élections », a poursuivi l'organisation continentale.

L'UA a aussi annoncé l'envoi lundi d'une délégation comprenant le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, et le président de l'UA, le chef de l’État rwandais Paul Kagame.

Selon les résultats proclamés le 10 janvier par la CENI, l'opposant Félix Tshisekedi a remporté l’élection présidentielle devant son rival Martin Fayulu. L'autre opposant, Martin Fayulu revendique la victoire avec 61% des voix et a saisi la Cour constitutionnelle qui doit proclamer les résultats définitifs d'ici mardi 22 janvier, date prévue de la prestation de serment du nouveau président.

Avec l’AFP.

UA : She Okitundu, Kikaya, Mokeni et Bene M’poko à la réunion de haut ... (Actualité CD du 17 janvier 2019-

... niveau sur la RDC convoquée par Kagame.

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Léonard She Okitundu, Vice-Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères et de l'Intégration régionale, Barnabé Kikaya Bin Karubi, Chef du Collège diplomatique du Cabinet du Chef de l’Etat, , Jean-Claude Mokeni Ataningamu, Président de Commission des Relations Extérieures au Sénat et Bene M’poko, ambassadeur de la RDC en Afrique du Sud, ont participé mercredi à Addis-Abeba à la réunion de consultations internes de la Communauté de développement des Etats de l’Afrique australe (SADC) sur la situation en RDC.

Cette rencontre précède « la réunion de haut niveau de chefs d'État et de gouvernement sur la situation post-électorale au Congo-Kinshasa ce jeudi 17 janvier au siège de l’organisation panafricaine. Ces assises sont convoquées par le président de la République du Rwanda et président en exercice de l'Union africaine (UA), Paul Kagame.

Cette réunion intervient en pleine période du contentieux électoral. Mardi 15 janvier, à la Cour Constitutionnelle, le ministère public avait demandé aux juges de se déclarer incompétents au sujet de la requête du candidat Théodore Ngoy. Toujours mardi, le procureur général a suggéré à la haute cour de rejeter la requête de Martin Fayulu.

RDC: ACAJ, Filimbi, Congolais débout et d’autres organisations demandent ... (Actualité CD du 17 janvier 2019)

... à Fayulu et à Tshisekedi de se rapprocher.

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L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice, les mouvements citoyens Congolais debout, Filimbi et d’autres organisations demandent à Martin Fayulu et à Félix Tshisekedi de se rapprocher pour ne pas céder « à l’implosion du pays ».

« Nous exhortons les deux principaux leaders de l’opposition, à un rapprochement rapide et à un dialogue sincère, pour le bien du peuple pour qui ils disent agir. Et ce, dans l’intérêt suprême de la nation, transcendant les considérations individuelles et partisanes de leurs structures politiques respectives », disent ces organisations dans une déclaration commune lue ce jeudi à Kinshasa.

Ces organisations  promettent « de demeurer vigilants pour que le nouveau président et son futur gouvernement respectent les droits humains et libertés fondamentales et luttent contre la gabegie, l’impunité, le clientélisme et le culte de personnalité ».

M. Fayulu insiste sur la vérité des urnes : “Elle passe par le recomptage”, dit-il (7 sur 7 du 17 janvier 2019)

L’opposant congolais Martin Fayulu Madidi de la coalition LAMUKA continue d’insister sur la nécessité et l’obligation de faire triompher la vérité des urnes de l’élection présidentielle organisée en République Démocratique du Congo le 30 décembre dernier.

“La paix et la stabilité de la RDC et de la sous région passent par la vérité des urnes. La vérité passe par le recomptage. En ces heures critiques et déterminantes, le peuple congolais compte sur ses frères africains et ses alliés dans le monde”, a-t-il indiqué ce jeudi 17 janvier 2019 via Twitter.

Pour rappel, Martin Fayulu Madidi a introduit un recours à la Cour Constitutionnelle en contestation de la victoire provisoire de l’autre opposant Félix Tshisekedi selon les résultats provisoires de la Commission Électorale Nationale Indépendante, “CENI”, qui l’a proclamé vainqueur avec 38,57%.

Après la première audience publique organisée mardi dernier sur ce contentieux, les juges de la Cour Constitutionnelle vont pouvoir rendre sauf imprévu, leur arrêt ce vendredi 18 janvier 2019.

Jephté Kitsita

RDC : Les États-Unis exhortent la CENI à veiller à ce que les résultats déclarés finaux reflètent la volonté du ... (7 sur 7 du 17 janvier 2019)

 
... peuple congolais, exprimée dans l’urne.
 

Les États-Unis d’Amérique ont appelé mercredi 16 janvier dernier à un processus légal et transparent pour résoudre les conflits électoraux en République démocratique du Congo

En outre, les États-Unis disent se tenir aux côtés du peuple de la République Démocratique du Congo en ce moment historique. Selon le pays de Donald Trump, c’est le peuple qui devrait déterminer l’avenir de son pays par le biais d’un processus constitutionnel et totalement transparent.

“Les États-Unis reconnaissent les préoccupations légitimes concernant la transparence du processus électoral”, a indiqué Robert Palladino porte-parole adjoint du Département d’État américain.

Les États-Unis d’Amérique exhortent cependant la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à veiller à ce que les résultats déclarés finaux reflètent la volonté du peuple congolais, exprimée dans l’urne le 30 décembre 2018.

Jephté Kitsita

Cas-info.ca : « Présidentielle en RDC : Que va recommander l’Union africaine ce jeudi ? » (Radio Okapi du 17 janvier 2019)

Vendeurs des journaux de la presse Kinoise le 3/04/2012 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

 

Revue de presse du jeudi 17 janvier 2019

L’actualité de la RDC traitée par les médias en ligne ce jeudi 17 janvier.

« C’est en quelque sorte un second tour qui ne dit pas son nom entre Martin Fayulu et Félix Tshisekedi qui se joue ce jeudi à Addis Abeba », estime Cas-info.ca. À l’initiative du Président en exercice de l’Union africaine, Paul Kagamé, les dirigeants africains, en particulier, ceux de la SADC, se retrouvent à Addis Abeba pour faire le point sur la situation en RDC, dominée par les résultats contestés de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018.

Pour le président rwandais, il s’agit d’éviter qu’un embrasement chez son géant voisin ne déborde les frontières.

« Va-t-on recommander un recomptage de voix ou s’en remettre aux dirigeants congolais ? », s’interroge le média en ligne, ajoutant que Kagame et ses homologues de la SADC marchent sur des œufs ; alors que la Cour constitutionnelle doit trancher vendredi en validant ou non la victoire de Félix Tshisekedi.

A ce sujet, Actuaité.cd titre: « UA : She Okitundu, Kikaya, Mokeni et Bene M’poko à la réunion de haut niveau sur la RDC convoquée par Kagame »

Léonard She Okitundu, Vice-Premier ministre et Ministre des Affaires étrangères et de l'Intégration régionale, Barnabé Kikaya Bin Karubi, chef du collège diplomatique du cabinet du Chef de l’Etat, Jean-Claude Mokeni Ataningamu, Président de la commission des relations extérieures au Sénat, et Bene M’poko, ambassadeur de la RDC en Afrique du Sud, ont participé mercredi à Addis-Abeba à la réunion de consultations internes de la Communauté de développement des Etats de l’Afrique australe (SADC) sur la situation en RDC, révèle le média.

Cette rencontre précède « la réunion de haut niveau des chefs d’État et de gouvernement sur la situation post-électorale au Congo-Kinshasa ce jeudi 17 janvier au siège de l’organisation panafricaine ».

Entre-temps, « les Etats-Unis exhortent la CENI à veiller à ce que les résultats déclarés finaux reflètent la volonté du peuple congolais, exprimée dans l’urne », informe 7Sur7.cd, ajoutant que Washington reconnait les préoccupations légitimes concernant la transparence du processus électoral.

Sur un autre chapitre, l’ONU demande une enquête « approfondie et rapide » sur les massacres de Yumbi, annonce Desk Eco.com. « Il est crucial que toute cette violence fasse l'objet d'une enquête approfondie et rapide et que ses auteurs soient traduits en justice (…) Cela est impératif afin que justice soit rendue aux victimes de ces terribles attaques, mais aussi pour éviter de nouveaux épisodes de troubles intercommunautaires et pour faire face à la colère et au sentiment d’injustice qui pourraient conduire à des cycles répétés de violence entre les communautés», a déclaré la Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, dans un communiqué cité par le média congolais.

Actu 30 précise que près de 890 personnes ont été tuées à Yumbi, selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme. Ces tueries sont intervenues entre le 16 et le 18 décembre dans quatre villages du territoire de Yumbi, dans la province de Maï-Ndombe, dans des affrontements entre les communautés Banunu et Batende.

La marche pacifique de l’opposition dispersée à Uvira (Radio Okapi du 30 novembre 2017)

Un quartier de la cité d'Uvira, voisine de la ville de Bujumbura au Burundi.

 

Une personne été blessée jeudi 30 novembre matin dans la cité d’Uvira, lors de la dispersion par la police de la marche pacifique initiée par le Rassemblement de l’opposition. Les manifestants se dirigeaient vers leur lieu de regroupement, au rond-point Kavimvira. Mais la police les a interceptés sur leur parcours, tirant à balles réelles sur la foule avant de la disperser.
 
La victime, Yorogo Sambaza, président sectionnaire de l’UNC, est blessée grièvement et a été évacué vers l’hôpital général de référence d’Uvira. Il se trouvait à la tête d’une centaine de partisans de l’opposition, qui voulait se rendre à la MONUSCO pour déposer leur mémorandum.
 
Ils ont été stoppés à Kibongwe par la police. Au bout d’une forte discussion, la police s’est vue obligée d’ouvrir le feu pour la disperser la foule dans tous les sens.
 
Le porte-parole du Rassemblement, Me Tuye François, affirme que sa plateforme avait informé les autorités civiles et demandé l’encadrement par la police de cette marche pacifique. Mais, il se dit surpris du recours à la force par cette même police.

Mercredi déjà, l’administrateur du territoire intérimaire, Stéphanie Milenge Matundanya, avait interdit cette marche de l’opposition, évoquant des raisons sécuritaires sur la cité d’Uvira.
 
Tôt ce matin, les habitants ont pu observer les soldats des FARDC et la police se déployer sur les artères principales de la cité.

Par la suite, commerces, écoles et quelques agences de voyages ont commencé à ouvrir timidement. Mais, la grande partie de la population est restée terrée à la maison. Par ailleurs, dans les cités de Sange et Kiliba, dans la plaine de la Ruzizi, les activités sont paralysées.

RDC: le gouvernement annonce des funérailles officielles pour Etienne Tshisekedi (Radio Okapid du 2 février 2017)

Le gouvernement de la RDC veut organiser des funérailles officielles pour honorer la mémoire d’Etienne Tshisekedi, opposant historique et ancien Premier ministre décédé le 1er février à Bruxelles de suite d’une embolie pulmonaire.

« Nous attendons que le gouvernement puisse de manière formelle prendre toutes les dispositions pour les funérailles de cette illustre personnalité qui est un ancien Premier ministre de notre pays, un ancien ministre et qui a été le numéro 2 lors des élections de 2011 et qui était à la tête du deuxième parti politique au Parlement de la RDC », a déclaré à Radio Okapi Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

Il se dit tout de même « surpris » par la mort du président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi.

« Nous sommes un peu surpris parce que hier, nous étions en discussion avec M. Félix Tshisekedi [fils d’Etienne Tshisekedi] jusque vers 18 heures dans le cadre des concertations entre les participants aux discussions directes de la CENCO. Nous savions que Tshisekedi père était admis à l’hôpital pour des examens et nous apprenons cette triste nouvelle maintenant. Nous présentons nos condoléances à la famille du président de l’UDPS et à tous les membres de son parti », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Etienne Tshisekedi est décédé à l’âge de 84 ans à Bruxelles. Il était arrivé mardi 24 janvier après-midi dans la capitale de la Belgique, en provenance de Kinshasa pour des examens médicaux.​

 

Vrai Dialogue en RDC : la main tendue de Tshisekedi ! (La Prospérité du 29 novembre 2016)

 

Son parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social -UDPS-, a effectué une sortie médiatique remarquée. Par la bouche de Jean-Marc Kabund-A-Kabund, l’UDPS dit maintenir le préavis donné au Président actuel. Par ailleurs, les initiatives de la CENCO sont soutenues dans la perspective d’un vrai dialogue qui doit résoudre la crise. Mais, si le régime en place ne cherche pas à réunir les conditions nécessaires pour l’organisation de ce deuxième round avant le 19 décembre 2016 à 23 heures 59’, le carton rouge sera, comme annoncé, exhibé et, ainsi, le peuple va se prendre en charge.

L’UDPS et le Rassemblement martèlent qu’ils sont d’avis que seul un dialogue inclusif mettant face-à-face Kabila et ses alliés du camp Tshatshi d’une part, Tshisekedi et le Rassemblement avec leurs alliés, d’autre part, permettra de trouver une solution consensuelle pour la gestion de la période de transition jusqu’aux élections apaisées. Cette voie médiane se trouverait, comme l’indiquait il y a peu la CENCO, dans un mariage de raison entre l’Accord conclu à la cité de l’Union Africaine d’avec la feuille de route du Rassemblement.

Les point sur les ‘i’’

Selon Kabund, la mouvance en place mène une campagne de diabolisation dans les médias et les ambassades pour saper l’image de Tshisekedi et ses compères en soutenant qu’ils optent pour le chaos en RDC. Face à ces ‘’accusations‘’, le Secrétaire Général de l’UDPS a tenu à crier haut et fort que c’est faux. Le lider maximo et ses alliés n’œuvrent que pour le respect de la Constitution et le bien du peuple, a-t-il assuré.

Pour Kabund, le dialogue organisé au mont Ngaliema n’a été qu’un monologue, ayant fait le lit devant permettre au Président Kabila de rester au pouvoir ad vitam aeternam, c'est-à-dire, qu’il soit Président à vie. Le Rassemblement est disposé à dialoguer et non à monologuer comme le voudrait le pouvoir. Donc, ce n’est point Tshisekedi qui bloque. Toutefois, si d’ici le 19 décembre 2016 aucun vrai dialogue n’a lieu, celui qui se tiendra au-delà ne devrait plus avoir Joseph Kabila comme partie au conflit. Pourquoi ? Parce qu’à en croire l’UDPS, il aura déjà quitté le poste de Chef de l’Etat car n’ayant plus de mandat. ‘’Si cette rencontre se déroule avant le 19 décembre, Kabila en fera partie, autrement, il ne sera plus concerné. Etant donné qu’il aura bien avant béni le pays et le peuple congolais par son départ, le 19 décembre 2016 ‘’, a-t-il affirmé. L’oral du Raïs sur l’Etat de la nation est mal perçu à l’Union pour la démocratie et le Progrès social car, selon leur entendement, le Président aurait menacé l’Opposition et lever l’option de foncer malgré le fait que l’inclusivité n’est pas encore obtenue. La nomination de Samy Badibanga Ntita comme Premier ministre du Gouvernement d’union nationale ne vient rien régler puisqu’il ne représente ni l’UDPS, ni le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. L'UDPS dément avoir donné son aval à la nomination, à tout dire. "Pourquoi on l'aurait fait? Il n'est plus de l'UDPS depuis 2012", a relevé Jean-Marc Kabund-A-Kabund. La semaine dernière, un document a été remis aux évêques de la CENCO pour le compte du Rassemblement. Il ne comportait pas la signature de Tshisekedi et semblait prônée une gestion consensuelle de l’Etat avec Kabila pour des élections en 2017. Le SG de la fille aînée de l’Opposition révèle qu’il s’agissait là simplement d’un  "document de travail" remis à la CENCO en réponse à un autre que cette structure avait donné. Aucune ombre d’Accord n’est à l’horizon. ‘’Nous encourageons donc la démarche engagée par la CENCO pour ouvrir la voie le plus vite possible  au vrai dialogue entre fils et filles de ce pays, pour éviter le pire ‘’, a soutenu en substance le SG de l’UDPS. Toutefois, si rien de cela n’arrive pas, le parti d’Etienne Tshisekedi prévient : ‘’le 19 décembre nous sortons notre carton rouge et nous jouerons notre match sur Triomphal. Aucun gaz lacrymogène ne nous empêchera’’.

Danny Ngubaa

      

Et si Kabila n’avait pas tort ? (Forum des As du 17 novembre 2016)

VIDE JURIDIQUE APRES LE 19 DECEMBRE 2016

Après tout, les articles 103 et 105 de la Constitution - auxquels « Rassemblement » ne fait jamais allusion parce que conscient de leur application mutatis mutandis avec l’article 70 - donnent raison au Président de la République lorsqu’il déclare, dans son discours sur l’état de la Nation du 15 novembre 2016 : « Quant à tous ceux qui semblent se préoccuper à longueur des journées de mon avenir politique – je tiens à leur dire, tout en les remerciant, que la République Démocratique du Congo est une démocratie constitutionnelle et que toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la Constitution » et ajoute, comme pour une prise de finition à la manière des catcheurs : « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée, et ce, dans toutes ses dispositions »...

Ces dernières heures, les manchettes de la presse étrangère « opposée » à Joseph Kabila rivalisent de créativité et d’ardeur pour continuer d’entretenir le flou sur ce qui est pourtant d’une clarté élémentaire.
« Congo : le président Kabila a éludé l’essentiel », écrit Colette Braeckman, revenue après la sortie manquée de l’affaire Jean-Jacques Lumumba dans le dossier « Bgfi-Céni ». C’est dans sa chronique mise en ligne le 15 novembre 2016 à 20h02. « RDC : devant le Congrès, Joseph Kabila reste vague sur son avenir politique », note Trésor Kibangula de « Jeune Afrique » pour son article mis à jour le même jour à 13h40. « A la Une : Kabila fait durer le suspense », relève Frédéric Couteau dans la dépêche Afp publiée le mercredi 16 novembre 2016. « RDC : un discours à la nation combatif pour Joseph Kabila », signale Rfi dans la sienne du 15 novembre modifiée le 16 novembre à 11h27.
Argument commun, pour paraphraser la spécialiste belge des Questions congolaises, le chef de l’Etat « a éludé la question que se posent tous les Congolais : a-t-il ou non l’intention de prolonger sa présence à la tête de l’État après le 19 décembre, date de l’expiration de son second et en principe dernier mandat ? », s’interroge Braeckman.
Mieux, Trésor Kibangula constate le problème en ces termes : « le Rassemblement, principale plateforme de l’opposition congolaise, ne l’entend pas de cette oreille. Rangé derrière Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, ce regroupement politique n’a toujours pas signé l’accord politique du 18 octobre, et soupçonne Joseph Kabila de concocter une modification ou un changement de la Constitution pendant la transition, afin de pouvoir se représenter à un troisième mandat ».
Beaucoup mieux, Christophe Rigaud du site web afrikarabia conclut : « Sur son avenir politique, Joseph Kabila s’est montré des plus flous. (…) A aucun moment, il ne s’est déclaré clairement contre la possibilité d’un troisième mandat, comme lui demandent de le faire l’opposition et la communauté internationale depuis plusieurs mois ».
L’autre dirait du cartésianisme qu’il a un sérieux problème d’application en RDC !
Et pour cause !

LE MECANISME DONNE RAISON AU CHEF DE L’ETAT
Dans son discours sur l’état de la Nation du 15 novembre 2016, le Président déclare de façon solennelle que « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée, et ce, dans toutes ses dispositions ».
Or, la première disposition qui intéresse l’opinion, selon les médias, est celle du troisième mandat. Tout le monde le sait : la Constitution ne le prévoit nullement. En toute logique, le sujet ne présente plus quelque intérêt. Les choses sont claires.
Il se fait, en plus, que la Constitution règle par elle-même la question de continuité de l’ordre institutionnel, de façon à éviter le vide juridique. Pour les institutions à mandat électif (Président de la République, Député national et Sénateur au plan national), le Constituant prévoit les articles 70 pour le premier, 103 pour le deuxième et 105 pour le troisième.
Leurs libellés respectifs sont les suivants : « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu » (article 70), « Le député national est élu pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible. Le mandat de député national commence à la validation des pouvoirs par l’Assemblée nationale et expire à l’installation de la nouvelle Assemblée » (article 103) et « Le sénateur est élu pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible. Le mandat de sénateur commence à la validation des pouvoirs par le Sénat et expire à l’installation du nouveau Sénat » (article 105).
Quoi de plus normal que d’entendre Joseph Kabila soutenir dans son discours sur l’état de la Nation que « toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglés de manière satisfaisante par la Constitution » ! Quoi de plus normal surtout qu’il en vienne à féliciter ses pourfendeurs de lui donner l’occasion de le démontrer aussi clairement que courageusement.
Pour rappel, dans son communiqué du 13 novembre 2016 par lequel il rend compte des échanges qu’il a eus le samedi 12 novembre dernier avec les membres du Conseil de sécurité ayant séjourné au pays, « Rassemblement » soutient qu’à la date du 19 décembre 2016, autant que le Président de la République, « toutes les autres institutions de la République à mandat électif n’auront plus ni légalité ni légitimité » au pays.
Or, le mécanisme constitutionnel comprenant les articles 70, 103 et 105 donne raison à Joseph Kabila, fort de la Loi fondamentale qui dispose, d’ailleurs, s’agissant de la Cour constitutionnelle, que « Les arrêts de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours et sont immédiatement exécutoires » et qu’en plus « Ils sont obligatoires et s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, civiles et militaires ainsi qu’aux particuliers ». C’est à l’article 168.

FORMATE POUR LES INTERETS DU MAITRE
Reste alors à savoir pourquoi les députés nationaux et les sénateurs membres de « Rassemblement » n’évoquent pas les articles 103 et 105 qui leur permettent de « glisser » légalement et légitimement au détriment de l’Udps, l’unique grand parti de la plateforme à n’avoir ni députés (reconnus), ni sénateurs (faute d’avoir participé au cycle électoral de 2006-2007) !
La Constitution congolaise a certes des faiblesses avérées. D’ailleurs, même ses défenseurs les plus acharnés admettent que la révision constitutionnelle est inévitable, même si elle ne doit s’opérer qu’après et non avant les élections.
Et qu’a-t-on décidé au Dialogue de la Cité de l’Union africaine, si ce n’est du respect strict de la Constitution dans la période comprise entre le 19 décembre 2016 et la date d’investiture des institutions issues des élections ? Au cours de cette période, il n’est question ni de révision constitutionnelle, ni de référendum constitutionnel.
La morale, dans cette affaire, est qu’à ce jour, précisément, fonctionnent au pays deux familles politiques. Celle qui, d’un côté, se conforme à la Constitution même si elle est présentée dans l’opinion comme étant non respectueuse de cette loi fondamentale et, de l’autre, celle qui déclare vouloir défendre à tout prix la Constitution pendant qu’en réalité, elle en est la première et principale pourfendeuse. C’est le cas, pour la première, de la Majorité présidentielle et, pour la seconde, de « Rassemblement ».
S’il arrive à esprit se voulant cartésien de ne pas percevoir cette simple évidence, c’est qu’il est dans un schéma qui ne garantit aucunement les intérêts de la RDC. Il est formaté pour les intérêts de son maître, dirait l’autre. Il fait exactement ce qu’il doit faire : empêcher Joseph Kabila d’avoir raison même lorsque les faits confirment qu’il n’a pas du tout tort dans ses prises de position.
C’est ce qui se fait à haute voix.
Omer NSONGO DIE LEMA/Correspondance particulière