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Politique

FCC-CACH : « Il y a quelques mois, ces gens-là étaient nos adversaires, on ne va pas soudainement ... (Actualité CD du 15 novembre 2019)

... se faire des bisous sur la bouche » (F. Tshisekedi)

ACTUALITE.CD

Félix Tshisekedi est optimiste par rapport à l’avenir de l’alliance de sa plateforme Cap pour le Changement (CACH) avec le regroupement Front Commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila. En séjour,  en Europe occidentale, il a répondu à quelques questions des journalistes là-dessus.

 

« Nous sommes obligés de composer pour la RDC et sereinement dans l’intérêt de notre peuple. Moi, je reste très optimiste quant à l’avenir de notre coalition et en même temps, ces soubresauts ne peuvent qu’arriver à toutes organisations, c’est normal », a t-il déclaré.

Dans une autre interview sur Libération, il est revenu sur la fiabilité de cette alliance.

« Elle est viable, même si en politique, les alliances se font et se défont au gré des conjonctures. Après, il faut se rappeler que le Congo, c’est soixante ans d’indépendance sans jamais aucune alternance pacifique. C’est la première fois que ça arrive, on n’a aucune référence sur laquelle s’appuyer. Il y a une équipe qui sort, qui dirigeait le pays depuis près de vingt ans. Ces gens-là ont pris des habitudes, gardent des réflexes. Dans le camp Kabila, certains n’acceptent toujours pas d’avoir perdu leurs privilèges. Et dans notre propre camp, certains n’acceptent pas de se coaliser avec ceux qui étaient hier encore nos bourreaux », a t-il expliqué.

Patience, patience ! Il a demandé du temps.

« Il y a quelques mois, ces gens-là étaient nos adversaires, on ne va pas soudainement se faire des bisous sur la bouche ! On nous avait annoncé un bain de sang pour ces élections, il n’a pas eu lieu. On affirmait que Kabila ferait passer son dauphin de force et ce ne fut pas le cas. Laissez-nous le temps et vous verrez dans cinq ans, dans dix ans, l’alternance politique au Congo, ce sera une routine », a t-il ajouté.

La tension est montée d’un cran depuis un peu plus d’une semaine après la diffusion d’une vidéo montrant des fidèles de Joseph Kabila, par revanche, brûler une effigie de Félix Tshisekedi à Kolowezi. Depuis, FCC-CACH se sont envoyés des noms d’oiseaux de diverses natures. Le gouvernement s’est saisi de la question et est une délégation a été envoyée dans la province du Lualaba pour calmer la situation.

Tech : Dieudonné Kayembe, inventeur de la 1ère tablette made in RDC, remporte le prix ... (7 sur 7 du 15 novembre 2019)

... "Challenge et Innovation" du trophée Mukendi Mbayi 

7sur7

Dieudonné Kayembe Kabukala inventeur de la première tablette made in RDC "Motema" a remporté le prix "challenge et innovation" de la 7éme édition du trophée Mukendi Mbayi 2019.

La cérémonie a été organisée mardi 12 novembre 2019 au centre culturel Boboto à Kinshasa en République Démocratique du Congo 

"Par le travail, j'ai opté pour contribuer significativement au développement de notre pays la RDC en particulier et d'Afrique en général. Que ce prix qui est une reconnaissance d'un travail de plusieurs années, puisse toucher les cœurs des nos dirigeants", a-t-il déclaré lors de l'obtention de son prix.

Dieudonné Kayembe Kabukala est un jeune Congolais, directeur général de la start-up FlechTech créée en 2013. Il a été lauréat Android challenge en 2012 pour l'Afrique et a obtenu le trophée BRAVO X à deux reprises dans la catégorie prix de l'innovation et de l'espoir. 

Le Trophée Mukendi Mbayi est organisé par le magazine "Genre et Volontariat " avec comme objectif de poser un acte de reconnaissance et de réunir les acteurs socio-humanitaires œuvrant en RDC.

Ange Makadi Ngoy

RDC :Les quatre vérités sur les rejets issus du traitement du cuivre et du cobalt de la Gécamines (Desk Eco du 15 novembre 2019)

Minerai

PAR Deskeco - 15 nov 2019, Dans Actualités

L'ingénieur civil Raphaël Ngoy Mushila a allégué dans son rapport intitulé "La Gécamines Yuma :Un nain minier et une sangsue nationale" que la Gécamines a perdu jusqu'à 4 milliards USD à la suite des rejets découlant du traitement du cuivre et du cobalt par une technologie peu performante. 

Dans sa réplique, la Gécamines argue que le chiffre de 4 milliards USD est biaisé parce que l'auteur donne au rejet une valeur nette de 100% "alors que les rejets doivent encore être traités pour en récupérer le métal et que les rendements de récupération sont de l'ordre de 80 à 90% pour le cuivre et de 40% pour le cobalt suivant le type de produit fini en sel de cobalt ou en métal fin".

A en croire la Gécamines, Raphaël Ngoy Mushila a, non seulement, considéré la valeur nette de 100% des rejets, mais aussi il a pris en compte, sans le dire, le cours de 2018, soit 81000 USD la tonne de cobalt contre 38 000 USD actuellement.

Pour autant, la Gécamines considère pour une production de 288 590 tonnes en alimentation, elle a produit effectivement 103 50 tonnes de minerais de cuivre et 185 113 tonnes de rejets, entre 2011 et 2018. Avec un taux de récupération de 85%, le traitement de ces rejets peut généré, au cours de 6000 USD la tonne, 944 076 300 USD. 

Pour le cobalt, avec 33 618 tonnes en alimentation, la Gécamines a produit 2 908 tonnes de minerais et 30 710 tonnes de rejets, pendant la période allant de 2011 à 2018. Le traitement de ces rejets avec un taux de récupération de 65% peut généré, au cours de 30 000 USD la tonne, 493 044 233,5 USD. 

Dès lors, la Gécamines donne ses quatre vérités suivant sur les rejets issus de son exploitation:

Primo. Depuis les activités de la Gécamines en 1911, tous les modes de production ont toujours généré des minerais et des rejets de Concentrateur.

Secundo. Les rejets liquides sont certes perdus mais les rejets solides sont stockés depuis 1911, y compris ceux de l'époque Yuma et Kamenga. 

Tierso. Les rejets solides ne sont pas de perte sèche. Certains sont déjà été retraités via la lixiviation en tas, notamment à Kafumbwa, et vendus.

Quarto. Pour les rejets liquides, un chantier complaisance a été engagée avec une société de consultance internationale pour que la Gécamines puisse remplir toutes les normes imposées par les standards de l'industrie en matière de RSE.

Amédée MK 

Boboto, Bosangani, Motema Mpiko et consorts en rébellion ! (Le Phare du 15 novembre 2019)

On croyait que la page de doute et hésitation était définitivement tournée avec le respect par le gouvernement de ses engagements ; voilà que le réseau conventionné catholique semble déterminé à défier l’autorité de l’Etat !

Dans quelques établissements scolaires du réseau catholique, en l’occurrence l’institut Boboto, les lycées Bosangani, Motema Mpiko, Toyokana, Kimwenza, etc. les enseignants refusent de dispenser les cours aux enfants. Les élèves sont abandonnés à leur triste sort parce qu’ils restent seuls dans les salles de cours jusqu’à la sortie des classes sans rien recevoir comme enseignements du jour.

            Interrogés, certains responsables qui ont accepté de s’exprimer sous le sceau de l’anonymat indiquent que l’ordre d’observer un arrêt des cours est venu d’en haut. C’est-à-dire de la coordination des écoles conventionnées catholiques.

            De leur côté, la plupart des enseignants approchés disent ne pas partager la position de l’église visant à maintenir la prise en charge des enseignants par les parents pour double raison.

            Premièrement : ils font savoir que cette pratique a fini par ôter aux enseignants toute autorité sur les élèves qu’ils encadrent du fait que les parents étaient devenus des bailleurs de fonds. Cela a eu pour conséquence : la baisse très sensible du niveau de l’enseignement national du primaire jusqu’au supérieur.

            Deuxièmement : en tant que parents, la gratuité décrétée par le gouvernement pourra non seulement aider à mettre fin au calvaire qu’on endurait à la rentrée scolaire, mais c’est également l’occasion donnée à tous les enfants d’étudier quel que soit le rang social de leurs parents.

Une grève aux ordres donnés dans le noir !

            Ce qui est étonnant, c’est le fait de constater que ce n’est pas l’ensemble des établissements conventionnés catholiques qui observent l’arrêt des cours. Il n’y a que quelques écoles de la capitale à compter au bout des doigts, pendant que tous les restes fonctionnent comme il se doit. Tout comme les écoles des autres confessions religieuses (écoles protestantes, salutistes, etc.).

            Pourquoi alors l’institut Boboto, lycée Bosangani, lycée Motema Mpiko, lycées Toyokana et Kimwenza veulent-ils faire la différence ? Ont-ils un autre programme d’enseignement ou sont-ils soumis au seul programme dont l’Etat congolais propriétaire des écoles reste détenteur ? Ces établissements ont-ils un autre titre sanctionnant la fin des études secondaires en RDC ou leurs finalistes à l’instar des autres obtiennent seulement le diplôme d’Etat ?

            En outre, que ceux qui tiennent à maintenir cette pratique d’avilissement de la fonction d’enseignant disent à l’opinion : pour le compte de qui le font-ils ? Car, personne ne peut prouver à l’opinion que les enseignants se sont épanouis durant un quart de siècle où la pratique de la prise en charge des enseignants par les parents d’élèves, a existé.

            Sans courir le moindre risque d’être contredit, on peut affirmer tout haut que la pratique n’a profité qu’à ceux-là qui militent pour son maintien qu’aux bénéficiaires pour lesquels la prise en charge a été instituée. Après eux, les grands bénéficiaires d’un système avilissant dont ils éprouvent du mal à abandonner malgré le changement intervenu, viennent en deuxième position les gestionnaires d’écoles. Voilà les deux catégories de jouisseurs qui se battent griffes et ongles pour que le bifteck ne leur soit pas retiré de la bouche.

Double langage

de l’église

            Par ailleurs, on ne parvient pas à comprendre à quel jeu s’adonne l’église catholique. D’un côté, les responsables font des déclarations de soutien à la décision gouvernementale décrétant la gratuité de l’enseignement de base – il y a quelques jours, le responsable de la coordination des écoles conventionnées catholiques a été le réaffirmer au ministre de l’EPST ; et de l’autre côté, on donne le mot d’ordre pour l’arrêt des cours dans quelques écoles du même réseau ! Qui est à la manœuvre ou qui fait le jeu ?

On rappelle que mardi dernier, l’Archevêque de Kinshasa le Cardinal Fridolin Ambongo a animé une conférence de presse, la première après sa création comme cardinal. Et la situation reste en l’état !

Dom  

Kinshasa appelé à ne pas sacrifier les réparations sur l’autel de la diplomatie (Forum des As du 15 novembre 2019)

REPORT DES AUDIENCES DE REPARATION SUR LE DIFFEREND RDC-OUGANDA A LA CIJ

Initialement prévues du 18 au 22 novembre, les audiences de réparations programmées par la Cour internationale de Justice (CIJ), dans l'affaire opposant la RDC à l'Ouganda sont reportées sine die. C'est ce que renseigne un communiqué de cette juridiction internationale rendue publique hier jeudi 14 novembre.

 

A en croire ledit communiqué, il était donc question des audiences au cours desquelles la RDC devrait faire valoir ses droits de voir l'Ouganda réparer les préjudices subis du fait des activités militaires menées sur son territoire national.

 

Ce report, indique le communiqué, est consécutif à la demande conjointe formulée par les parties congolaise et ougandaise à travers une lettre déposée à la Cour internationale de Justice le 9 novembre.

 

Il s'agit là, des audiences de toutes attentes coté RDC. Compte tenu de ce que l'Ouganda et le Rwanda ont fait subir à ce pays, en termes de pertes en vies humaines, des dommages sur le plan économique, social, voire environnemental, l'opinion nationale demande au président Felix Tshisekedi de ne pas sacrifier l'essentiel sur l'autel de la diplomatie.

 

Pour certains analyses, il est plus qu'important d'exiger une réparation sérieuse à ce pays qui a fait de la partie Est de la RDC son théâtre de guerre, avec toutes les conséquences que cela a entrainées en termes de viols des femmes et pillage des ressources naturelles.

 

D'autres, par contre, pensent que la partie RDC a intérêt à tenir compte de l'état actuel des relations diplomatiques avec l'Ouganda en ce qui concerne le montant à exiger pour la réparation.

 

La date de la sollicitation du report de ces audiences coïncide avec celle de la récente visite de Felix Tshisekedi en Ouganda. Une visite au terme de laquelle le président congolais avec son homologue ougandais Yoweri Museveni ont, à travers un communiqué conjoint, convenu d'œuvrer ensemble pour "combattre les forces négatives qui sévissent dans l'Est de la RDC ".

 

Pour la petite histoire, l'affaire relative aux activités militaires sur le sol congolais fait suite à une plainte introduite par la RDC à la CIJ en 1999. Kinshasa a retiré la plainte quant à l'implication du Rwanda et du Burundi, au lendemain de l'assassinat de Laurent Désiré Kabila en 2001.

 

En revanche, la plainte est maintenue contre l'Ouganda. Le pays a été même condamné en 2005 par la Cour internationale de justice qui a précisé qu'en " en se livrant à des actions militaires à l'encontre de la RDC, en occupant l'Ituri et en soutenant activement des forces irrégulières sur le territoire congolais , la République de l'Ouganda a violé le principe du non-recours à la force dans les relations internationales et le principe de non-intervention".

 

Une décision qui ouvrait donc le droit à des réparations. Malgré les pressions de la Cour, les deux États ne parvenaient pas à se mettre d'accord. Jusqu'ici, la RDC réclamait plus de 10 milliards de dollars au pays de Museveni. Orly-Darel NGIAMBUKULU

Assemblée nationale : le groupe parlementaire CACH réaffirme son soutien à Kabund (Radio Okapi du 15 novembre 2019)

 

Les députés lors de la présentation du programme du gouvernement du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba à l’Assemblée nationale le 03/09/2019 au Palais à Kinshasa. Radio Okapi/Photo John Bompengo

Les députés du groupe parlementaire Cap pour le Changement réaffirment leur confiance en Jean-Marc Kabund, premier vice-président de l’Assemblée nationale issu de leurs rangs. Ils démentent des rumeurs évoquant le retrait de leur confiance à M. Kabund.

Dans une déclaration faite jeudi 14 novembre à Kinshasa, ces députés ont condamné la destruction méchante des effigies du président de la République Félix Tshisekedi et de l’autorité morale du FCC, Joseph Kabila.

Pour préserver la paix et la cohésion nationale, ces députés du CACH exhortent les membres de la coalition au sens de responsabilité pour préserver et consolider les acquis de cette première alternance démocratique et pacifique du pouvoir.

Ils dénoncent par ailleurs l’intolérance politique qui menace, selon eux, la coalition CACH-FCC.

Tension entre FCC et CACH : Voici la réaction du chef de l'État (7 sur 7 du 14 novembre 2019)

7sur7

Le chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s'est exprimé depuis la France sur les tensions qui sévissent actuellement au sein de la coalition au pouvoir FCC-CACH.

Dans une interview accordée à la presse mercredi 13 novembre dernier en marge du Forum Économique International des Amériques (Conférence de Paris), Félix Tshisekedi qui répondait à une question à ce sujet, a indiqué qu'il est optimiste sur l'avenir de cette coalition.

Cependant, le président de la République Démocratique du Congo a précisé qu'il était normal que des telles situations arrivent car, dit-il, il y a peu ils étaient des belligérants.

"Nous sommes en alliance, en coalition comme on dit. Ça se passe bien, évidemment il y a des hauts et des bas parce qu'il faut pas l'oublier nous étions il y a encore très peu de temps des belligérants. Aujourd'hui, le peuple Congolais a décidé de nous mettre ensemble par les résultats des élections, nous sommes obligés de composer pour la République Démocratique du Congo et sereinement, dans l'intérêt de notre peuple. Donc, moi je reste très optimiste quant à l'avenir de notre coalition, mais en même temps ces soubresauts ne peuvent qu'arriver, ils sont inhérents à toute organisation c'est normal", a dit le président de la République.

La déchirure des effigies de Félix Tshisekedi et de Joseph Kabila par des militants du PPRD et de l'UDPS à Kolwezi (Lualaba) a été l'élément déclencheur de la tension qui sévit actuellement au sein de la coalition FCC-CACH.

N'ayant pas apprécié ce geste, Jean-Marc Kabund président intérimaire de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social, (UDPS), a annoncé le 10 novembre dernier la suspension des discussions avec leur allié le FCC jusqu'à ce que les responsabilités soient établies.

Quelques jours après, soit le 12 novembre, s'adressant aux militants du parti présidentiel à Kinshasa à l'occasion de la journée dédiée à la base, Jean-Marc Kabund a "sévèrement" mis en garde le FCC qu'il a appelé à respecter le chef de l'État ainsi que la coalition Cap pour le Changement, (CACH).

Les propos tenus par Kabund au cours de cette activité n'ont pas laissé indifférent le Front Commun pour le Congo, (FCC). Dans un communiqué publié le même jour dans la soirée, la conférence des présidents de la plateforme de l'ex président Kabila a, par l'entremise de son coordonnateur national Néhémie Mwilanya, indiqué qu'elle était prête à répondre de façon active et militante à toutes les provocations.

Jephté Kitsita

Tensions FCC-CACH : la Monusco appelle les deux parties à résoudre leurs différends pour faire ... (Actualité CD du 14 novembre 2019)

...  avancer le programme du gouvernement.

Photo ACTUALITE.CD.

François Grignon, représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en RDC chargé des opérations, s’est exprimé sur le climat tendu entre les deux coalitions au pouvoir à savoir : le Front commun pour le Congo (FCC) et le Cap pour le changement (CACH). C’était au cours de la conférence de presse hebdomadaire de ce mercredi 13 novembre.

 

Il appelle les deux parties  à résoudre leurs différends afin de faire avancer le programme du Gouvernement adopté de commun accord.

« C’est la nature de la politique, il faut aussi que les acteurs politiques jouent leurs rôles d’hommes d’Etat et assument la responsabilité du leadership de l’Etat et réussissent entre eux à résoudre leurs différends pour faire avancer le programme du gouvernement qu’ils ont adopté. Maintenant bien sûr, c’est un gouvernement de coalition, il n’y a pas qu’au  Congo qu’il y a des tensions sur certains dossiers », a déclaré François Grignon.

La Monusco se dit par ailleurs prête à apporter son soutien pour résoudre cette crise entre le FCC et le CACH, mais rappelle toutefois, qu’aucune médiation n’est faite sans demande des principaux acteurs impliqués dans un conflit.

« Si les acteurs du gouvernement demandent le soutien de la Monusco pour son bon office, pour résoudre le problème, nous sommes prêts  pour répondre. Aucune facilitation ne peut se faire sans qu’elle soit demandée et voulue par les acteurs qui sont les principaux avec lesquels il faut traiter », a-t-il poursuivi.

La tension est encore vive entre le Front Commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le Changement (CACH). Les discussions entre les deux camps sont même interrompues, à en croire Jean-Marc Kabund, coordonnateur de la plateforme présidentielle, après la vidéo montrant des jeunes arborant la bannière du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) qui brûlent une effigie de Félix Tshisekedi, à Kolwezi. Mardi, Jean Marc Kabund a mis en garde le FCC qu’il a qualifié “d’un groupe d’individus, d’aventuriers” qui s’il oise “sous estimer l’UDPS, une machine politique”, cette dernière peut tout changer à la minute. En réaction, le FCC s’est dit indigné et a qualifié le propos de Kabund d'irresponsable et d’immaturité politique et se dit prêt à réagir de manière active et militante.

Ivan Kasongo

Tshisekedi ramène la France en RDC (Politico CD du 14 novembre 2019)

Reçu en grande pompe lundi à l'Elysée par le président français Emmanuel Macron, le Chef de l'Etat Félix Tshisekedi y ressort avec plusieurs retombée, notamment l'implication de la France autour de la Gratuite de l'enseignement de base, mais également dans la lutte contre les forces négatives à l'Est de la RDC, et dans le domaine de la Santé.

 

Il n’y a pas eu de conférence de presse commune comme annoncé, mais la France compte bien signer son retour en RDC, à l’issue de l’offensive diplomatique du président Félix Tshisekedi. Après des honneurs militaires lundi soir, Emmanuel Macron a reçu Félix Tshisekedi ce mardi, annonçant une série des mesures à l’issue de leur tête-à-tête qui a duré plus que le temps prévu. “Je souhaite que nous puissions accompagner le président Félix Tshisekedi dans les grandes ambitions qu’il a lancé. En matière éducative, nous allons investir au moins 15 millions d’euros pour accompagner ce formidable projet de gratuité d’éducation“, annonce le président français devant la presse ce mardi.

Emmanuel Macron annonce par ailleurs que la France soutiendra particulière la RDC dans la formation d’enseignants. “En particulier, nous allons nous engager sur la formation des maître [enseignants], qui est un sujet auquel je tiens beaucoup (…) et engager aux côtés de cette coopération bilatérale, le partenariat mondial pour l’éducation aux côtés de la RDC, qui a véritable défi démocratique”, ajoute-t-il.

La France apporte par ailleurs son soutien au combat du gouvernement congolais face aux groupes rebelles dans l’Est du pays. “La France est pleinement engagée aux côtés de la RDC pour lutter contre ces groupes armés qui déstabilisent le pays, dont aujourd’hui, certains ont pactisé avec DAECH”, a annoncé Emmanuel Macron. Le président français fait savoir “qu’avec de la coopération en matière de renseignement, de la coopération militaire essentiellement concentrée vers l’Est [de la RDC], une action déterminée, une action diplomatique aussi pour sanctionner des leaders de ces groupes, dans le cadre des Nations Unies“, la France va soutenir la RDC.

Le 18 avril dernier, l’agence de propagande du groupe terroriste Etat islamique (Amaq) postait en ligne deux messages qui retenaient l’attention des médias internationaux. Selon les textes publiés “des combattants de l’Etat islamique” ont participé, deux jours plus tôt, à l’attaque d’une caserne militaire dans le village de Bovata, à proximité de Kamango, une localité du nord-est de la République démocratique du Congo, dans la province du Nord-Kivu. Cette revendication évoque un bilan : 3 soldats congolais tués, 5 autres blessés. C’est la première fois que le groupe terroriste Etat islamique revendique sa participation active à une attaque sur le sol de la République démocratique du Congo.

Je souhaite que tous les pays de la région puissent s’engager du côté du président Tshisekedi. Je pense à nos amis Rwandais et Ougandais, dans ce combat très important“, ajoute Emmanuel Macron

Lors de sa visite aux Etats-Unis,  Félix Tshisekedi a demandé que ce groupe ADF soit officiellement reconnu par l’ONU comme une organisation terroriste. “La menace islamiste est évidemment une préoccupation permanente pour nous a-t-il expliqué lors d’une conférence organisée par le cercle de réflexion Council on Foreign Relations à Washington. Je souhaite que mon pays soit un membre de la coalition de lutte contre le terrorisme. Si nous y arrivons, nous pourrons éradiquer ce fléau”. 

La France interviendra également dans la lutte contre l’Ebola et plusieurs autres initiatives bilatérales avec la RDC. Pour clôturer ce chapitre de réchauffement diplomatique entre Kinshasa et Paris, le président Emmanuel Macron est attendu dans la capitale congolaise en 2020. Il sera le premier président français a y mettre les pieds depuis le passage tendu de François Hollande en 2014.

Inventeur de deux médicaments contre le diabète, un Congolais sollicite le soutien du gouvernement (Le Phare du 14 novembre 2019)

Après les assises du 8ème congrès international de neurochirurgie qui
se sont déroulées la semaine passée à Kempesky Hôtel en partenariat
avec les ministères de la Santé et de de l’Enseignement Supérieur,
Roger Ngatu, médecin  chercheur et professeur   à  INTERNATIONAL
UNIVERSITY OF HEALTH AND WELFRAE, au JAPON, s’est appesanti sur les nouvelles techniques et technologies médicales.

L’AFMED (Association des anciens et amis de la faculté de médecine de
l’Université de Kinshasa),  est la plus grande rencontre médicale de
la République Démocratique du Congo. Elle a organisé pour la 8ème fois
son congrès international, avec la participation des professionnels de
la santé, des experts, des chercheurs et des académiciens de
différentes disciplines dans le but d’engager un débat fructueux sur
la mise à jour des connaissances dans le domaine médical.
        Le Docteur Roger Ngatu, président honoraire et le membre l’AFMED, est
revenu     sur son exposé  axé  essentiellement  sur la découverte de
deux Biomatériaux anti-diabétiques qui aident à normaliser le taux de
sucre ou la glycémie, ainsi que le taux d’hémoglobine glyquée qui sont
des marqueurs de la sévérité de cette maladie. Ces produits sont
utilisés chez les malades souffrant du diabète de type-2.
        En de Termes simples, il s’agit de deux produits médicaux, AMEX-RN et
Sacran, qui pourraient aussi servir des remèdes alternatifs contre la
dermatite (maladies de la peau), particulièrement celle d’origine
environnementale et professionnelle.
        Selon ce médecin chercheur congolais résidant au Japon, inventeur de
ces médicaments, des études sont en cours pour les soins des patients
immunodéprimés et ceux souffrant des blessures causées par le diabète.
A ce sujet,  une expérience a été tentée avec supplément alimentaire
sur 4 cas des malades congolais souffrant du  diabète de type 2, avec
une glycémie entre 130 et 200mg.  Mis sous AY21 juste après un court
traitement , il a été  observé chez les 4 patients une réduction
progressive de la glycémie jusqu’à sa normalisation.
        Roger Ngatu a expliqué que les deux produits médicaux à base de
biomatériaux,  AMEX-RN et Sacran, se sont aussi révélés efficaces et
ont montré une activité anti-inflammatoire sur les affections de la
peau et des muqueuses, même celles causées par le diabète.
        Ces découvrtes lui ont d’ailleurs valu un brevet d’invention par le
gouvernement japonais en 2012 et  un autre à Genève, en Suisse.
        Par ailleurs, ce docteur chercheur a fait remarquer que  « AMEX-RN »
est un produit dont les recherches ont été effectuées dans la province
du Kongo-central. D’où son appel aux partenaires intéressés par cette
découverte, principalement le gouvernement congolais,  à soutenir  ces
recherches innovantes réalisées par un fils du pays afin de
redynamiser le secteur de la santé en RDC.
        Il sied de noter que le 8ème congrès international d’AFMED avait pour
thème principal : « Médecine d’ici et d’ailleurs », avec pour
sous-thèmes: «Accessibilités aux soins  et aux services de santé en
RDC», «Collecte et utilisation de sang et dérivées » et « Sécurité
transfusionnelle ».

Perside Diawaku

La REGIDESO réhabilite 2 réservoirs d’eau de la station de Makala à Kinshasa (Forum des As du 14 novembre 2019)

SUR FINANCEMENT DE LA BANQUE MONDIALE

Le Ministre des Hydrocarbures a inauguré, hier mercredi 13 novembre, deux réservoirs d'eau de la station de Makala de 12 000 m3 chacun, réhabilités sur financement de la Banque Mondiale. La remise en service de ces ouvrages permettra d'améliorer la desserte en eau potable à Kinshasa. Essentiellement la partie Ouest de la capitale. Cependant, pour faciliter l'exploitation de ces réservoirs, il s'est avéré nécessaire de réhabiliter la voie d'accès - l'avenue Manifeste - sur une longueur de 500 mètres…

 

Globalement, la réhabilitation de deux compartiments du réservoir de la station de Makala, l'une des plus grandes de Kinshasa, va améliorer la distribution d'eau dans les communes de Ngaliema et de Mont Ngafula. Des effets d'amélioration de la desserte sont également attendus dans les communes de Selembao, Bumbu, Makala, Ngiri-Ngiri et de Kasa-Vubu, selon les ingénieurs qui ont conduit les travaux.

 

Dans son adresse, le Directeur général de la Régie de distribution d'eau (REGIDESO), Clément Mubiayi, rappelle le ferme engagement de la REGIDESO SA de " rendre les dignes services publics de l'eau potable afin de réduire sensiblement les maladies d'origine hydrique et ainsi contribuer à l'amélioration de la santé de la population kinoise. " Le DG Mubiayi exhorte les heureux bénéficiaires à retourner l'ascenseur en payant promptement leurs factures de consommation d'eau afin de permettre à la REGIDESO de faire face à bien des défis qui s'imposent à elle.

 

Outre le payement de factures de consommation d'eau, le ministre des Hydrocarbures, Papy Pungu, demande à la population de protéger également l'ouvrage. " A travers les réservoirs réhabilités par la REGIDESO sur financement de la Banque mondiale, ceci permettra, une fois que l'eau arrive dans les deux réservoirs d'ici à quelques semaines, de stabiliser la desserte en eau, dans les communes essentiellement de Ngiri-Ngiri , de Kasa-Vubu, de Bumbu, de Makala et de Selembao. Notre objectif c'est-à-dire le Gouvernement, est d'alléger les mamans qui ne dorment plus toute la nuit parce qu'elles doivent chercher de l'eau pour les travaux ménagers. Et nous seront très à l'aise lorsque les mamans viendront nous applaudir, parce qu'à partir de 6 heures si elles ouvrent le robinet, elles voient de l'eau couler. Mais aussi nous demandons à cette population que nous devons accompagner la REGIDESO dans l'effort qui est fait, lequel consiste à payer les factures mais aussi à protéger l'ouvrage, parce que nous Congolais avons une mauvaise culture de détruire ce que nous avons construit ensemble. Nous estimons que nous devons nous en approprier car il en va de l'avenir de nos enfants et de nos compatriotes ", a conclu Papy Pungu.

 

ACTIONS A IMPACT VISIBLE ET DURABLE

 

Tout en remerciant la Banque mondiale d'être venue à la rescousse de la REGIDESO, le DG Mubiayi rend un hommage bien mérité au Président de la République, Félix Tshisekedi, " pour sa constante clairvoyance, traduite à ce jour en actions à impacts visibles et durables au bénéfice de la population à travers la REGIDESO sous l'impulsion du Gouvernement."

 

En dépit de ses spécificités commerciales et industrielles, à l'heure actuelle, la REGIDESO SA garde tout son caractère social en ce qu'elle est appelée à desservir à la population, principalement en milieu urbain, la denrée la plus vitale. A savoir l'eau potable, tant en quantité qu'en qualité. C'est dans ce cadre, explique le Directeur général de la Régie de distribution d'eau, que la Banque Mondiale a financé les travaux de réhabilitation et de construction des installations de la REGIDESO SA ainsi que d'extensions de son réseau de distribution à Kinshasa, Lubumbashi et Matadi.

 

Une des entreprises du portefeuille de l'Etat, la REGIDESO SA mise sur la réforme afin d'atteindre les objectifs qui lui sont assignés par le Gouvernement.

Didier KEBONGO Tricya MUSANSI

RDC : un navire de la marine belge à Boma pour marquer la relance de la coopération militaire belgo-congolaise (Radio Okapi du 14 novembre 2019)

 

Le navire de la Marine belge A960 GODETIA à Boma du 13 au 15 novembre 2019. Radio Okapi/Photo Nana Pluriche.

 

Le navire de la marine belge A960 GODETIA a accosté mardi 12 novembre 19 à Boma dans la province du Kongo-Central. La présence de ce bâtiment de guerre belge augure la reprise de la coopération militaire entre la Belgique et la RDC interrompue il y a environ deux ans sur fond de crise diplomatique. 

Ce navire fait escale au port de cette ville jusqu’au 15 novembre. L’ambassadeur du royaume de Belgique en RDC, Johan Indekeu et le maire de Boma ont accueilli ce navire.

Le ministre de la Défense nationale s'est fait représenter à cette cérémonie par le général-major Michel Chora Mabondani.

Avant d'atteindre Boma, le géant GODETIA avait fait escale au Togo et au Benin, où il avait embarqué cinq Togolais et dix Béninois des forces navales de ces deux pays.

Deux militaires de la force navale congolaise vont s'ajouter à leurs compagnons d’armes venus d’Afrique de l’Ouest pour un renforcement de leurs capacités dans le domaine de la marine.

Outre les aspects liés à la formation, A960 GODETIA a aussi apporté des kits médicaux constitués notamment des lits, matelas, fauteuils roulants. Il s’agit d’un don de la Benelux, qui sera partagé dans toute la province du Kongo-Central.

L’ambassadeur Johan Indekeu et le maire de Boma ont salué la relance de la coopération militaire entre la Belgique et la RDC, interrompue au mois d’avril 2017 sur fond de crise diplomatique. 

RDC :Le PCA de la MIBA suspendu pour insubordination (Desk Eco du 4 novembre 2019)

Diamant

 

Depuis le matin de ce samedi 02 novembre 2019, M. Dieudonné Mbaya Tshiakany est suspendu de ses fonctions de président du Conseil d’administration de la société MIBA (Minière de Bakwanga), pour une durée de trois (3) mois. Cette suspension émane d’un Arrêté du ministre du Portefeuille, le professeur Clément Kuete, se référant à l’Ordonnance n°17/025 du 10 juillet 2017 fixant les attributions des ministères et au Décret n°13/055 du 13 décembre 2013 portant statut des mandataires publics dans les entreprises du portefeuille.

Selon une source officielle, le ministre a agi ainsi pour mettre fin à l'irrégularité des décisions prises par le Conseil d’administration de la MIBA révoquant le directeur général de cette société nationale d’exploitation minière basée à Mbuji-Mayi dans la province du Kasaï-Oriental, et désignant un directeur général ad intérim. 

« Dans une correspondance adressée au Pca Dieudonné Mbaya, le ministre du Portefeuille avait instruit ce dernier de faire annuler ces décisions par le Conseil d’administration. Le PCA Dieudonné Mbaya a manifesté un refus catégorique en faisant fi des dispositions constitutionnelles, légales et règlementaires en la matière, et ce, en confirmant ses décisions, il installera le Directeur Général a.i en la personne de M. Albert Kalonji Ditutu. Acte, taxé d’insubordination par le Ministre du Portefeuille, a poussé ce dernier à prendre cette décision qui, déjà, faisait partie de recommandation du Premier Ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, lors de la dernière réunion du Comité de conjoncture économique, instruisant Clément Kuete de faire respecter les dispositions légales pour le bon fonctionnement de la MIBA », a-t-on appris de notre source. 

Pour mémoire, au cours d’une session du Conseil d’administration de la MIBA tenue du 25 au 27 septembre 2019, le Pca Dieudonné Mbaya avait révoqué le Dg Albert Mukina, en lui reprochant d’incohérences dans la gestion courante de la société et mettant celle-ci dans les difficultés énormes de fonctionnement et dans l’impossibilité d’atteindre ses objectifs.

Lepetit Baende

Félix Tshisekedi : « tout a toujours tourné autour des mines et cela ne nous a rien apporté à nous » (Actualité CD du 18 septembre 2019)

ACTUALITE.CD

Félix Tshisekedi a décliné ce mardi devant les hommes d’affaires belges sa vision des opportunités que le Congo d’aujourd’hui offre aux monde des affaires. Il a parlé notamment de la diversification de l’économie.

 

« Tout a toujours tourné autour des mines et cela ne nous a rien apporté à nous, nous les Congolais », a t-il dit au siège de la Fédération des Entreprises de Belgique (VBO-FEB) où il a animé une séance académique. Le chef de l’Etat congolais a présenté ses priorités socio-économiques, destinées notamment à attirer de nouveaux investisseurs étrangers. L’intervention de Félix Tshisekedi a été suivie d’une session question-réponse.

Il a évoqué également des opportunités notamment dans le domaine agricole et le secteur du numérique.

A propos, la vision du Chef de l’Etat dans ce domaine est de transformer le potentiel agricole congolais en un autre levier de croissance important avec ses 80 millions d’hectares de terres arables et 40 millions irrigables.

« Le défi pour nous est d’amener la population rurale et agricole d’une production de subsistance à une production industrielle. Il s’agit là aussi d’un défi de capacité », avait déclaré Félix Tshisekedi toujours à la 5e édition du Forum économique Makutano.

Le nouveau gouvernement s’inscrit également sur cette même ligne. Dans son discours de politique générale, le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba constatait que « faute d’opportunités économiques et sociales viables dans l’arrière-pays, nous assistons, de plus en plus aujourd’hui, à l’exode rural et au dépérissement du secteur agricole ».

Devant les hommes d’affaires belges ce mardi, Félix Tshisekedi a évoqué également des réformes à venir notamment sur le climat des affaires, l’énergie, etc.

Japhet Toko

La marche pacifique de l’opposition dispersée à Uvira (Radio Okapi du 30 novembre 2017)

Un quartier de la cité d'Uvira, voisine de la ville de Bujumbura au Burundi.

 

Une personne été blessée jeudi 30 novembre matin dans la cité d’Uvira, lors de la dispersion par la police de la marche pacifique initiée par le Rassemblement de l’opposition. Les manifestants se dirigeaient vers leur lieu de regroupement, au rond-point Kavimvira. Mais la police les a interceptés sur leur parcours, tirant à balles réelles sur la foule avant de la disperser.
 
La victime, Yorogo Sambaza, président sectionnaire de l’UNC, est blessée grièvement et a été évacué vers l’hôpital général de référence d’Uvira. Il se trouvait à la tête d’une centaine de partisans de l’opposition, qui voulait se rendre à la MONUSCO pour déposer leur mémorandum.
 
Ils ont été stoppés à Kibongwe par la police. Au bout d’une forte discussion, la police s’est vue obligée d’ouvrir le feu pour la disperser la foule dans tous les sens.
 
Le porte-parole du Rassemblement, Me Tuye François, affirme que sa plateforme avait informé les autorités civiles et demandé l’encadrement par la police de cette marche pacifique. Mais, il se dit surpris du recours à la force par cette même police.

Mercredi déjà, l’administrateur du territoire intérimaire, Stéphanie Milenge Matundanya, avait interdit cette marche de l’opposition, évoquant des raisons sécuritaires sur la cité d’Uvira.
 
Tôt ce matin, les habitants ont pu observer les soldats des FARDC et la police se déployer sur les artères principales de la cité.

Par la suite, commerces, écoles et quelques agences de voyages ont commencé à ouvrir timidement. Mais, la grande partie de la population est restée terrée à la maison. Par ailleurs, dans les cités de Sange et Kiliba, dans la plaine de la Ruzizi, les activités sont paralysées.

RDC: le gouvernement annonce des funérailles officielles pour Etienne Tshisekedi (Radio Okapid du 2 février 2017)

Le gouvernement de la RDC veut organiser des funérailles officielles pour honorer la mémoire d’Etienne Tshisekedi, opposant historique et ancien Premier ministre décédé le 1er février à Bruxelles de suite d’une embolie pulmonaire.

« Nous attendons que le gouvernement puisse de manière formelle prendre toutes les dispositions pour les funérailles de cette illustre personnalité qui est un ancien Premier ministre de notre pays, un ancien ministre et qui a été le numéro 2 lors des élections de 2011 et qui était à la tête du deuxième parti politique au Parlement de la RDC », a déclaré à Radio Okapi Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

Il se dit tout de même « surpris » par la mort du président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi.

« Nous sommes un peu surpris parce que hier, nous étions en discussion avec M. Félix Tshisekedi [fils d’Etienne Tshisekedi] jusque vers 18 heures dans le cadre des concertations entre les participants aux discussions directes de la CENCO. Nous savions que Tshisekedi père était admis à l’hôpital pour des examens et nous apprenons cette triste nouvelle maintenant. Nous présentons nos condoléances à la famille du président de l’UDPS et à tous les membres de son parti », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Etienne Tshisekedi est décédé à l’âge de 84 ans à Bruxelles. Il était arrivé mardi 24 janvier après-midi dans la capitale de la Belgique, en provenance de Kinshasa pour des examens médicaux.​

 

Vrai Dialogue en RDC : la main tendue de Tshisekedi ! (La Prospérité du 29 novembre 2016)

 

Son parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social -UDPS-, a effectué une sortie médiatique remarquée. Par la bouche de Jean-Marc Kabund-A-Kabund, l’UDPS dit maintenir le préavis donné au Président actuel. Par ailleurs, les initiatives de la CENCO sont soutenues dans la perspective d’un vrai dialogue qui doit résoudre la crise. Mais, si le régime en place ne cherche pas à réunir les conditions nécessaires pour l’organisation de ce deuxième round avant le 19 décembre 2016 à 23 heures 59’, le carton rouge sera, comme annoncé, exhibé et, ainsi, le peuple va se prendre en charge.

L’UDPS et le Rassemblement martèlent qu’ils sont d’avis que seul un dialogue inclusif mettant face-à-face Kabila et ses alliés du camp Tshatshi d’une part, Tshisekedi et le Rassemblement avec leurs alliés, d’autre part, permettra de trouver une solution consensuelle pour la gestion de la période de transition jusqu’aux élections apaisées. Cette voie médiane se trouverait, comme l’indiquait il y a peu la CENCO, dans un mariage de raison entre l’Accord conclu à la cité de l’Union Africaine d’avec la feuille de route du Rassemblement.

Les point sur les ‘i’’

Selon Kabund, la mouvance en place mène une campagne de diabolisation dans les médias et les ambassades pour saper l’image de Tshisekedi et ses compères en soutenant qu’ils optent pour le chaos en RDC. Face à ces ‘’accusations‘’, le Secrétaire Général de l’UDPS a tenu à crier haut et fort que c’est faux. Le lider maximo et ses alliés n’œuvrent que pour le respect de la Constitution et le bien du peuple, a-t-il assuré.

Pour Kabund, le dialogue organisé au mont Ngaliema n’a été qu’un monologue, ayant fait le lit devant permettre au Président Kabila de rester au pouvoir ad vitam aeternam, c'est-à-dire, qu’il soit Président à vie. Le Rassemblement est disposé à dialoguer et non à monologuer comme le voudrait le pouvoir. Donc, ce n’est point Tshisekedi qui bloque. Toutefois, si d’ici le 19 décembre 2016 aucun vrai dialogue n’a lieu, celui qui se tiendra au-delà ne devrait plus avoir Joseph Kabila comme partie au conflit. Pourquoi ? Parce qu’à en croire l’UDPS, il aura déjà quitté le poste de Chef de l’Etat car n’ayant plus de mandat. ‘’Si cette rencontre se déroule avant le 19 décembre, Kabila en fera partie, autrement, il ne sera plus concerné. Etant donné qu’il aura bien avant béni le pays et le peuple congolais par son départ, le 19 décembre 2016 ‘’, a-t-il affirmé. L’oral du Raïs sur l’Etat de la nation est mal perçu à l’Union pour la démocratie et le Progrès social car, selon leur entendement, le Président aurait menacé l’Opposition et lever l’option de foncer malgré le fait que l’inclusivité n’est pas encore obtenue. La nomination de Samy Badibanga Ntita comme Premier ministre du Gouvernement d’union nationale ne vient rien régler puisqu’il ne représente ni l’UDPS, ni le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. L'UDPS dément avoir donné son aval à la nomination, à tout dire. "Pourquoi on l'aurait fait? Il n'est plus de l'UDPS depuis 2012", a relevé Jean-Marc Kabund-A-Kabund. La semaine dernière, un document a été remis aux évêques de la CENCO pour le compte du Rassemblement. Il ne comportait pas la signature de Tshisekedi et semblait prônée une gestion consensuelle de l’Etat avec Kabila pour des élections en 2017. Le SG de la fille aînée de l’Opposition révèle qu’il s’agissait là simplement d’un  "document de travail" remis à la CENCO en réponse à un autre que cette structure avait donné. Aucune ombre d’Accord n’est à l’horizon. ‘’Nous encourageons donc la démarche engagée par la CENCO pour ouvrir la voie le plus vite possible  au vrai dialogue entre fils et filles de ce pays, pour éviter le pire ‘’, a soutenu en substance le SG de l’UDPS. Toutefois, si rien de cela n’arrive pas, le parti d’Etienne Tshisekedi prévient : ‘’le 19 décembre nous sortons notre carton rouge et nous jouerons notre match sur Triomphal. Aucun gaz lacrymogène ne nous empêchera’’.

Danny Ngubaa

      

Et si Kabila n’avait pas tort ? (Forum des As du 17 novembre 2016)

VIDE JURIDIQUE APRES LE 19 DECEMBRE 2016

Après tout, les articles 103 et 105 de la Constitution - auxquels « Rassemblement » ne fait jamais allusion parce que conscient de leur application mutatis mutandis avec l’article 70 - donnent raison au Président de la République lorsqu’il déclare, dans son discours sur l’état de la Nation du 15 novembre 2016 : « Quant à tous ceux qui semblent se préoccuper à longueur des journées de mon avenir politique – je tiens à leur dire, tout en les remerciant, que la République Démocratique du Congo est une démocratie constitutionnelle et que toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la Constitution » et ajoute, comme pour une prise de finition à la manière des catcheurs : « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée, et ce, dans toutes ses dispositions »...

Ces dernières heures, les manchettes de la presse étrangère « opposée » à Joseph Kabila rivalisent de créativité et d’ardeur pour continuer d’entretenir le flou sur ce qui est pourtant d’une clarté élémentaire.
« Congo : le président Kabila a éludé l’essentiel », écrit Colette Braeckman, revenue après la sortie manquée de l’affaire Jean-Jacques Lumumba dans le dossier « Bgfi-Céni ». C’est dans sa chronique mise en ligne le 15 novembre 2016 à 20h02. « RDC : devant le Congrès, Joseph Kabila reste vague sur son avenir politique », note Trésor Kibangula de « Jeune Afrique » pour son article mis à jour le même jour à 13h40. « A la Une : Kabila fait durer le suspense », relève Frédéric Couteau dans la dépêche Afp publiée le mercredi 16 novembre 2016. « RDC : un discours à la nation combatif pour Joseph Kabila », signale Rfi dans la sienne du 15 novembre modifiée le 16 novembre à 11h27.
Argument commun, pour paraphraser la spécialiste belge des Questions congolaises, le chef de l’Etat « a éludé la question que se posent tous les Congolais : a-t-il ou non l’intention de prolonger sa présence à la tête de l’État après le 19 décembre, date de l’expiration de son second et en principe dernier mandat ? », s’interroge Braeckman.
Mieux, Trésor Kibangula constate le problème en ces termes : « le Rassemblement, principale plateforme de l’opposition congolaise, ne l’entend pas de cette oreille. Rangé derrière Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, ce regroupement politique n’a toujours pas signé l’accord politique du 18 octobre, et soupçonne Joseph Kabila de concocter une modification ou un changement de la Constitution pendant la transition, afin de pouvoir se représenter à un troisième mandat ».
Beaucoup mieux, Christophe Rigaud du site web afrikarabia conclut : « Sur son avenir politique, Joseph Kabila s’est montré des plus flous. (…) A aucun moment, il ne s’est déclaré clairement contre la possibilité d’un troisième mandat, comme lui demandent de le faire l’opposition et la communauté internationale depuis plusieurs mois ».
L’autre dirait du cartésianisme qu’il a un sérieux problème d’application en RDC !
Et pour cause !

LE MECANISME DONNE RAISON AU CHEF DE L’ETAT
Dans son discours sur l’état de la Nation du 15 novembre 2016, le Président déclare de façon solennelle que « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée, et ce, dans toutes ses dispositions ».
Or, la première disposition qui intéresse l’opinion, selon les médias, est celle du troisième mandat. Tout le monde le sait : la Constitution ne le prévoit nullement. En toute logique, le sujet ne présente plus quelque intérêt. Les choses sont claires.
Il se fait, en plus, que la Constitution règle par elle-même la question de continuité de l’ordre institutionnel, de façon à éviter le vide juridique. Pour les institutions à mandat électif (Président de la République, Député national et Sénateur au plan national), le Constituant prévoit les articles 70 pour le premier, 103 pour le deuxième et 105 pour le troisième.
Leurs libellés respectifs sont les suivants : « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu » (article 70), « Le député national est élu pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible. Le mandat de député national commence à la validation des pouvoirs par l’Assemblée nationale et expire à l’installation de la nouvelle Assemblée » (article 103) et « Le sénateur est élu pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible. Le mandat de sénateur commence à la validation des pouvoirs par le Sénat et expire à l’installation du nouveau Sénat » (article 105).
Quoi de plus normal que d’entendre Joseph Kabila soutenir dans son discours sur l’état de la Nation que « toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglés de manière satisfaisante par la Constitution » ! Quoi de plus normal surtout qu’il en vienne à féliciter ses pourfendeurs de lui donner l’occasion de le démontrer aussi clairement que courageusement.
Pour rappel, dans son communiqué du 13 novembre 2016 par lequel il rend compte des échanges qu’il a eus le samedi 12 novembre dernier avec les membres du Conseil de sécurité ayant séjourné au pays, « Rassemblement » soutient qu’à la date du 19 décembre 2016, autant que le Président de la République, « toutes les autres institutions de la République à mandat électif n’auront plus ni légalité ni légitimité » au pays.
Or, le mécanisme constitutionnel comprenant les articles 70, 103 et 105 donne raison à Joseph Kabila, fort de la Loi fondamentale qui dispose, d’ailleurs, s’agissant de la Cour constitutionnelle, que « Les arrêts de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours et sont immédiatement exécutoires » et qu’en plus « Ils sont obligatoires et s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, civiles et militaires ainsi qu’aux particuliers ». C’est à l’article 168.

FORMATE POUR LES INTERETS DU MAITRE
Reste alors à savoir pourquoi les députés nationaux et les sénateurs membres de « Rassemblement » n’évoquent pas les articles 103 et 105 qui leur permettent de « glisser » légalement et légitimement au détriment de l’Udps, l’unique grand parti de la plateforme à n’avoir ni députés (reconnus), ni sénateurs (faute d’avoir participé au cycle électoral de 2006-2007) !
La Constitution congolaise a certes des faiblesses avérées. D’ailleurs, même ses défenseurs les plus acharnés admettent que la révision constitutionnelle est inévitable, même si elle ne doit s’opérer qu’après et non avant les élections.
Et qu’a-t-on décidé au Dialogue de la Cité de l’Union africaine, si ce n’est du respect strict de la Constitution dans la période comprise entre le 19 décembre 2016 et la date d’investiture des institutions issues des élections ? Au cours de cette période, il n’est question ni de révision constitutionnelle, ni de référendum constitutionnel.
La morale, dans cette affaire, est qu’à ce jour, précisément, fonctionnent au pays deux familles politiques. Celle qui, d’un côté, se conforme à la Constitution même si elle est présentée dans l’opinion comme étant non respectueuse de cette loi fondamentale et, de l’autre, celle qui déclare vouloir défendre à tout prix la Constitution pendant qu’en réalité, elle en est la première et principale pourfendeuse. C’est le cas, pour la première, de la Majorité présidentielle et, pour la seconde, de « Rassemblement ».
S’il arrive à esprit se voulant cartésien de ne pas percevoir cette simple évidence, c’est qu’il est dans un schéma qui ne garantit aucunement les intérêts de la RDC. Il est formaté pour les intérêts de son maître, dirait l’autre. Il fait exactement ce qu’il doit faire : empêcher Joseph Kabila d’avoir raison même lorsque les faits confirment qu’il n’a pas du tout tort dans ses prises de position.
C’est ce qui se fait à haute voix.
Omer NSONGO DIE LEMA/Correspondance particulière