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Politique

RDC/Covid-19 : les agents de riposte en colère bloquent l’accès à l’INRB à ceux qui s’y rendent pour le test voyage (Actualité CD du 24/09/20)

Manifestation des agents de la riposte contre Covid-19 manifestent devant l'INRB/Ph ACTUALITE.CD

Manifestation des agents de la riposte contre Covid-19 manifestent devant l'INRB/Ph ACTUALITE.CD

Après avoir manifesté leur colère à l'Institut national pilote de l'enseignement des sciences de santé (INPSS) dans la matinée, les agents engagés dans cette lutte sont arrivés à l'Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) toujours pour exiger leurs salaires. Ils réclament 5 mois d’arriérés pour certains et 3 mois pour d’autres.

A l’INRB, les manifestants, une cinquantaine, bloquent l’accès à ceux qui s’y rendent pour le test voyage.

Pour le Dr Jordan Makabu, l’un des manifestants, leur mouvement observé devant l'INRB vise à pousser le Dr Jean Jacques Muyembe, chef de la riposte, à prendre ses responsabilités à mains.

« Nous sommes venus ici exprimer notre ras-le-bol. Nous avons sollicité à plusieurs reprises d'être rétablis dans nos droits, ça n'a jamais été fait. C'est pour cela que nous sommes ici aujourd'hui, pour manifester, bloquer tous les passagers qui viennent faire le test, et pour que le docteur Muyembe, lui le numéro 1 de la riposte, puisse prendre ses responsabilités afin que les agents de la riposte Covid-19 soient remis dans leurs droits. Nous allons continuer d’être ici jusqu'à ce qu'on ait une suite favorable », a dit à ACTUALITE.CD Dr Jordan Makabu, membre de la riposte.

Peu avant, les manifestant ont brûlé des pneus sur le boulevard Triomphal au niveau de INPSS, QG de la riposte contre le coronavirus. Des 15 policiers arrivés sur le lieu ont éteint le feu et dégagé la voie avant de se retirer.

« Moi j'ai déjà enregistré 3 mois et demi d'arriérés. Vous pouvez vous imaginer qu'on me paie 75 dollars donc juste la moitié de mon salaire mensuel ? D'ailleurs, on m'a même limogé de l'équipe. Parmi nous, il y en a qui ont 5 mois d'arriérés. », a expliqué Jeannot, infirmier de la riposte dans la zone de santé de Binza.

Et d'ajouter : « Le ministre avait dit qu'on devrait liquider toutes nos arriérés le 22 septembre. Est-ce que nous sommes payés ? Non. Trop c'est trop. », scandant des chants hostiles au ministre de la santé Eteni Longondo.

Pour rappel, l’Inspection générale des finances (IGF) avait initié un audit sur les fonds alloués à la riposte contre le coronavirus. Il avait conclu qu’il y a eu mégestion au ministère de la santé. Il avait alors saisi la justice. Cette dernière, à travers le Conseil d’Etat a saisi à son tour l’Assemblée nationale pour obtenir la poursuite contre le ministre de la santé Eteni Longondo.  

Thérèse Ntumba

La BAD approuve un crédit de 142 millions USD en faveur de la RDC pour lutter contre la covid-19 (7 sur 7 du 24/09/20)

7SUR7

La Banque Africaine de Développement (BAD) a approuvé ce mercredi 23 septembre 2020 un crédit de 142 millions dollars américains en faveur de la République Démocratique du Congo pour appuyer la lutte  contre la pandémie à coronavirus.

C'est l'administrateur de la BAD, Matungulu Mbuyambu, qui l'a fait savoir via un tweet. 

"RDC-BAD. 100 millions d’Unités de Compte (142 million $) approuvés pour la lutte contre COVID-19. Excellente coordination entre la Présidence, la Primature, les Finances dans l'exécution des mesures préalables requises. Intérêt supérieur de la Nation oblige!", a tweeté le Congolais Mbuyamba Matungulu. 

Le 04 juin dernier, la BAD avait octroyé 1,22 millions USD pour appuyer les efforts du gouvernement congolais dans la riposte contre la Covid-19. Cette donation faisait partie de 13 millions de dollars américains accordés à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) dans le cadre de la lutte contre la maladie à coronavirus. 

Pour rappel, c'est le 10 mars de l'année en cours que le premier cas testé positif à la Covid-19 a été déclaré en RDC. Deux semaines plus tard, soit le 24 mars, le chef de l'État, Félix Tshisekedi,  avait décrété l'état d'urgence sanitaire pour limiter la propagation de la maladie. 

Le 21 juillet dernier, malgré la persistance de la pandémie à coronavirus au pays, le chef de l'État a levé l'état d'urgence, tout en prônant l'observance stricte des gestes barrières. Désormais, les congolais apprennent à vivre avec la maladie et se donnent à leurs occupations. 

Tridon Ilunga

L’IGF cible la DGDA, la DGI et la DGRAD (Le Phare du 24/09/20)

Conformément à la mission reçue du Chef de l’Etat, l’Inspection
Générale des Finances (IGF) vient de lancer une mission de suivi de la
traçabilité des recettes publiques dans les provinces du Haut-Katanga,
du Lualaba et du Kongo Central. C’est son Directeur général en
personne, Jules Alingeti, qui a pris la tête des experts chargés de ce
monitoring financier. Les régies financières cibles pour la
circonstance se trouvent être la DGDA (Direction Générale des Douanes
et Accises), la DGI (Direction Générale des Impôts) et la DGRAD
(Direction Générale des Recettes Administratives, Domaniales et de
Participation).

        Il est question, en ce qui concerne ces trois provinces, de suivre
les opérations douanières et fiscales à la lumière des décisions du
Conseil des ministres portant suppression des compensations et
exonérations illégales. A ce sujet, une attention particulière va être
portée sur les mouvements des marchandises au poste douanier de
Kasumbalesa, à la frontière entre la République Démocratique du Congo
et la Zambie, ainsi qu’aux taxes de passage des véhicules, au même
endroit, au niveau du KPB (Katanga Post Border).
        L’Inspection Générale des Finances voudrait également avoir une idée
des recettes de péage  réalisées sur l’axe routier
Lubumbashi-Kasumbalesa, où un grand flou semble être entretenu par les
agents percepteurs et leurs responsables.

Félix-Antoine Tshisekedi embarrasse la Monusco (Forum des As du 24/09/20)

EN DEMANDANT D’AVANTAGE D’IMPLICATION DE LA BRIGADE D’INTERVENTION DANS DES OPERATIONS OFFENSIVES

* "Il ne revient pas aux Casques bleus de s'adonner aux tâches de sécurisation du pays dévolues principalement aux FARDC", martèle régulièrement Leila Zerrougui.

 

Au lendemain de l'appel du Chef de l'Etat congolais à davantage d'implication de la Brigade d'intervention dans la sécurisation de l'Est du pays, que d'interrogations ! Des observateurs et diplomates en poste à Kinshasa, proches du dossier, relèvent d'abord que la demande du Président rd congolais intervient dans un contexte où la tendance est déjà à l'allégement du dispositif de la Monusco.

 

En plus, renforcer la Brigade d'intervention avec des unités spéciales impliquerait que les soldats de la paix montent en première ligne pour sécuriser l'Est rd congolais. Une tâche qui, ne cesse-t-on de le répéter dans toutes les langues à la Monusco, revient aux FARDC. Les éléments onusiens ne venant qu'en appoint.

 

C'est pourquoi, des voix avisées conseillaient plutôt au Président Tshisekedi d'investir dans la force de frappe de l'Armée nationale. En particulier, dans des commandos capables de répondre à la guerre asymétrique que nous imposent la kyrielle de groupes armés business.

 

L'intervention avant-hier en vidéo-conférence à la 75ème session de l'Assemblée générale de l'ONU de Félix Tshisekedi, le Président de la RDC était très attendue dans l'Est de la RDC où, selon les statistiques de l'ONU, pullulent 140 groupes armés locaux tout comme étrangers qui y sèment mort et désolation sur leur passage. Mais, ils ont été déçus. Et pour cause.

 

Le chef de l'Etat congolais, Commandant suprême des forces armées n'a pas clairement montré comment il va rétablir l'autorité de l'Etat sur ces pans entiers du territoire qui sont sous contrôle des milices surarmées comme par exemple la plus sanguinaire de toutes qui est la CODECO " Coopérative pour le développement du Congo ", la secte mystico-religieuse du chef de guerre-Lendu Justin Ngujolo qui continue à mettre l'Ituri à feu et à sang.

 

En plus, le Président a laissé& planer de l'ambiguité sur sa requête. Comme par exemple, et c'est la plus essentielle, sur la MONUSCO où il s'est montré tiraillé entre deux vents contradictoires. On ne peut pas attendre le retrait de la MONUSCO de la RDDC tout en plaidant pour le renforcement de son mandant. C'est soit l'un soit l'autre. Jamais les deux. Or le Président congolais exige de l'ONU de renforcer la puissance de feu de ses Casques bleus déployés en RDC là où ils sont depuis au chapitre du maintien de la paix.

 

Ce n'est pas tout. Félix Tshisekedi réclame aussi la mue totale de l'actuelle Brigade d'intervention composée de 3.700 bérets verts fournis par les pays de la SADC-RSA, Tanzanie et Malawi- en commandos anti-terros pour répondre à la guerre asymétrique que mènent les islamistes ougandais des ADF. Pour y répondre, le Conseil de sécurité de l'ONU devrait radicalement modifier le mandat actuel de la MONUSCO. Ce qui n'est pas une évidence. Quand on sait que pour doter la Brigade d'intervention d'un mandat offensif et non de maintien de la, paix comme c'est le cas avec les autres unités des Casques bleus de l'ONU, beaucoup d'eau avait dû couler sous le pont. Avec raison.

 

C'est in extrémis que la Brigade d'intervention est dotée de ce mandant offensif pour faire la guerre. On sait que aucun pays parmi les contributeurs traditionnels des troupes de l'ONU, aucun n'était disposé à déployer ses hommes dans cette unité d'élite composée de commandos formés pour aller au-devant du feu. C'est ainsi qu'en désespoir de cause, ce sont seulement les pays de la SADC -RSA, Tanzanie et Malawi- qui se sont portés candidats pour les troupes de la Brigade spéciale d'intervention de la MONUSCO.

 

Elle est là pour la guerre conventionnelle .Mais les islamistes ougandais les ADF les entrainent dans la guerre asymétrique à laquelle cette Brigade n'est pas du tout formée. On en juge par ses lacunes sur le front de guerre dans les opérations de traque contre les islamistes ADF. Pour la MONUSCO, Leila Zerrougui, la Représentante spéciale l'a souligné il y a quelque temps, il ne revient pas aux Casque bleus de l'ONU de s'occuper des tâches de sécurisation du pays qui reviennent aux FARDC et ne viennent qu'en appoint.

 

Dès lors il appert clairement que le renforcement de la puissance de feu de la MONUSCO que réclame Félix Tshisekedi est mal dirigée à une force internationale qui ne se considère qu'en soutien aux FARDC, l'armée nationale, qui seraient en première ligne sur le front. On n'a pas oublié les marches de colère des populations du Nord-Kivu exigeant le départ des troupes de la MONUSCO qu'elles accusent de ne pas les protéger contre les islamistes ougandais des ADF.

 

Au fait, c'est cela la vérité. Les Casques bleus de la MONUSCO ne sont pas du tout disposés à mourir à la place de soldats congolais, ils l'ont démontré à chaque circonstance. Ce n'est pas demain qu'ils changeront cette posture par un mandat encore plus renforcé qu'avant.

 

Fort de ce constat, de plus en plus de voix conseillent au Chef de l'Etat de doter sa propre armée dont il est le Commandant suprême de ces commandos anti-terros. Il faut laisser la MONUSCO sur le retrait car on a vu que les casque bleus excellent et sont à l'aise dans des opérations de maintien de la pax où ils ont à l'aise et non dans des attaques offensives contre les forces négatives notamment les islamistes ougandais des ADF. KANDOLO M.

RDC :Le PCA de la MIBA suspendu pour insubordination (Desk Eco du 4 novembre 2019)

Diamant

 

Depuis le matin de ce samedi 02 novembre 2019, M. Dieudonné Mbaya Tshiakany est suspendu de ses fonctions de président du Conseil d’administration de la société MIBA (Minière de Bakwanga), pour une durée de trois (3) mois. Cette suspension émane d’un Arrêté du ministre du Portefeuille, le professeur Clément Kuete, se référant à l’Ordonnance n°17/025 du 10 juillet 2017 fixant les attributions des ministères et au Décret n°13/055 du 13 décembre 2013 portant statut des mandataires publics dans les entreprises du portefeuille.

Selon une source officielle, le ministre a agi ainsi pour mettre fin à l'irrégularité des décisions prises par le Conseil d’administration de la MIBA révoquant le directeur général de cette société nationale d’exploitation minière basée à Mbuji-Mayi dans la province du Kasaï-Oriental, et désignant un directeur général ad intérim. 

« Dans une correspondance adressée au Pca Dieudonné Mbaya, le ministre du Portefeuille avait instruit ce dernier de faire annuler ces décisions par le Conseil d’administration. Le PCA Dieudonné Mbaya a manifesté un refus catégorique en faisant fi des dispositions constitutionnelles, légales et règlementaires en la matière, et ce, en confirmant ses décisions, il installera le Directeur Général a.i en la personne de M. Albert Kalonji Ditutu. Acte, taxé d’insubordination par le Ministre du Portefeuille, a poussé ce dernier à prendre cette décision qui, déjà, faisait partie de recommandation du Premier Ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, lors de la dernière réunion du Comité de conjoncture économique, instruisant Clément Kuete de faire respecter les dispositions légales pour le bon fonctionnement de la MIBA », a-t-on appris de notre source. 

Pour mémoire, au cours d’une session du Conseil d’administration de la MIBA tenue du 25 au 27 septembre 2019, le Pca Dieudonné Mbaya avait révoqué le Dg Albert Mukina, en lui reprochant d’incohérences dans la gestion courante de la société et mettant celle-ci dans les difficultés énormes de fonctionnement et dans l’impossibilité d’atteindre ses objectifs.

Lepetit Baende

Félix Tshisekedi : « tout a toujours tourné autour des mines et cela ne nous a rien apporté à nous » (Actualité CD du 18 septembre 2019)

ACTUALITE.CD

Félix Tshisekedi a décliné ce mardi devant les hommes d’affaires belges sa vision des opportunités que le Congo d’aujourd’hui offre aux monde des affaires. Il a parlé notamment de la diversification de l’économie.

 

« Tout a toujours tourné autour des mines et cela ne nous a rien apporté à nous, nous les Congolais », a t-il dit au siège de la Fédération des Entreprises de Belgique (VBO-FEB) où il a animé une séance académique. Le chef de l’Etat congolais a présenté ses priorités socio-économiques, destinées notamment à attirer de nouveaux investisseurs étrangers. L’intervention de Félix Tshisekedi a été suivie d’une session question-réponse.

Il a évoqué également des opportunités notamment dans le domaine agricole et le secteur du numérique.

A propos, la vision du Chef de l’Etat dans ce domaine est de transformer le potentiel agricole congolais en un autre levier de croissance important avec ses 80 millions d’hectares de terres arables et 40 millions irrigables.

« Le défi pour nous est d’amener la population rurale et agricole d’une production de subsistance à une production industrielle. Il s’agit là aussi d’un défi de capacité », avait déclaré Félix Tshisekedi toujours à la 5e édition du Forum économique Makutano.

Le nouveau gouvernement s’inscrit également sur cette même ligne. Dans son discours de politique générale, le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba constatait que « faute d’opportunités économiques et sociales viables dans l’arrière-pays, nous assistons, de plus en plus aujourd’hui, à l’exode rural et au dépérissement du secteur agricole ».

Devant les hommes d’affaires belges ce mardi, Félix Tshisekedi a évoqué également des réformes à venir notamment sur le climat des affaires, l’énergie, etc.

Japhet Toko

La marche pacifique de l’opposition dispersée à Uvira (Radio Okapi du 30 novembre 2017)

Un quartier de la cité d'Uvira, voisine de la ville de Bujumbura au Burundi.

 

Une personne été blessée jeudi 30 novembre matin dans la cité d’Uvira, lors de la dispersion par la police de la marche pacifique initiée par le Rassemblement de l’opposition. Les manifestants se dirigeaient vers leur lieu de regroupement, au rond-point Kavimvira. Mais la police les a interceptés sur leur parcours, tirant à balles réelles sur la foule avant de la disperser.
 
La victime, Yorogo Sambaza, président sectionnaire de l’UNC, est blessée grièvement et a été évacué vers l’hôpital général de référence d’Uvira. Il se trouvait à la tête d’une centaine de partisans de l’opposition, qui voulait se rendre à la MONUSCO pour déposer leur mémorandum.
 
Ils ont été stoppés à Kibongwe par la police. Au bout d’une forte discussion, la police s’est vue obligée d’ouvrir le feu pour la disperser la foule dans tous les sens.
 
Le porte-parole du Rassemblement, Me Tuye François, affirme que sa plateforme avait informé les autorités civiles et demandé l’encadrement par la police de cette marche pacifique. Mais, il se dit surpris du recours à la force par cette même police.

Mercredi déjà, l’administrateur du territoire intérimaire, Stéphanie Milenge Matundanya, avait interdit cette marche de l’opposition, évoquant des raisons sécuritaires sur la cité d’Uvira.
 
Tôt ce matin, les habitants ont pu observer les soldats des FARDC et la police se déployer sur les artères principales de la cité.

Par la suite, commerces, écoles et quelques agences de voyages ont commencé à ouvrir timidement. Mais, la grande partie de la population est restée terrée à la maison. Par ailleurs, dans les cités de Sange et Kiliba, dans la plaine de la Ruzizi, les activités sont paralysées.

RDC: le gouvernement annonce des funérailles officielles pour Etienne Tshisekedi (Radio Okapid du 2 février 2017)

Le gouvernement de la RDC veut organiser des funérailles officielles pour honorer la mémoire d’Etienne Tshisekedi, opposant historique et ancien Premier ministre décédé le 1er février à Bruxelles de suite d’une embolie pulmonaire.

« Nous attendons que le gouvernement puisse de manière formelle prendre toutes les dispositions pour les funérailles de cette illustre personnalité qui est un ancien Premier ministre de notre pays, un ancien ministre et qui a été le numéro 2 lors des élections de 2011 et qui était à la tête du deuxième parti politique au Parlement de la RDC », a déclaré à Radio Okapi Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

Il se dit tout de même « surpris » par la mort du président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi.

« Nous sommes un peu surpris parce que hier, nous étions en discussion avec M. Félix Tshisekedi [fils d’Etienne Tshisekedi] jusque vers 18 heures dans le cadre des concertations entre les participants aux discussions directes de la CENCO. Nous savions que Tshisekedi père était admis à l’hôpital pour des examens et nous apprenons cette triste nouvelle maintenant. Nous présentons nos condoléances à la famille du président de l’UDPS et à tous les membres de son parti », a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Etienne Tshisekedi est décédé à l’âge de 84 ans à Bruxelles. Il était arrivé mardi 24 janvier après-midi dans la capitale de la Belgique, en provenance de Kinshasa pour des examens médicaux.​

 

Vrai Dialogue en RDC : la main tendue de Tshisekedi ! (La Prospérité du 29 novembre 2016)

 

Son parti, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social -UDPS-, a effectué une sortie médiatique remarquée. Par la bouche de Jean-Marc Kabund-A-Kabund, l’UDPS dit maintenir le préavis donné au Président actuel. Par ailleurs, les initiatives de la CENCO sont soutenues dans la perspective d’un vrai dialogue qui doit résoudre la crise. Mais, si le régime en place ne cherche pas à réunir les conditions nécessaires pour l’organisation de ce deuxième round avant le 19 décembre 2016 à 23 heures 59’, le carton rouge sera, comme annoncé, exhibé et, ainsi, le peuple va se prendre en charge.

L’UDPS et le Rassemblement martèlent qu’ils sont d’avis que seul un dialogue inclusif mettant face-à-face Kabila et ses alliés du camp Tshatshi d’une part, Tshisekedi et le Rassemblement avec leurs alliés, d’autre part, permettra de trouver une solution consensuelle pour la gestion de la période de transition jusqu’aux élections apaisées. Cette voie médiane se trouverait, comme l’indiquait il y a peu la CENCO, dans un mariage de raison entre l’Accord conclu à la cité de l’Union Africaine d’avec la feuille de route du Rassemblement.

Les point sur les ‘i’’

Selon Kabund, la mouvance en place mène une campagne de diabolisation dans les médias et les ambassades pour saper l’image de Tshisekedi et ses compères en soutenant qu’ils optent pour le chaos en RDC. Face à ces ‘’accusations‘’, le Secrétaire Général de l’UDPS a tenu à crier haut et fort que c’est faux. Le lider maximo et ses alliés n’œuvrent que pour le respect de la Constitution et le bien du peuple, a-t-il assuré.

Pour Kabund, le dialogue organisé au mont Ngaliema n’a été qu’un monologue, ayant fait le lit devant permettre au Président Kabila de rester au pouvoir ad vitam aeternam, c'est-à-dire, qu’il soit Président à vie. Le Rassemblement est disposé à dialoguer et non à monologuer comme le voudrait le pouvoir. Donc, ce n’est point Tshisekedi qui bloque. Toutefois, si d’ici le 19 décembre 2016 aucun vrai dialogue n’a lieu, celui qui se tiendra au-delà ne devrait plus avoir Joseph Kabila comme partie au conflit. Pourquoi ? Parce qu’à en croire l’UDPS, il aura déjà quitté le poste de Chef de l’Etat car n’ayant plus de mandat. ‘’Si cette rencontre se déroule avant le 19 décembre, Kabila en fera partie, autrement, il ne sera plus concerné. Etant donné qu’il aura bien avant béni le pays et le peuple congolais par son départ, le 19 décembre 2016 ‘’, a-t-il affirmé. L’oral du Raïs sur l’Etat de la nation est mal perçu à l’Union pour la démocratie et le Progrès social car, selon leur entendement, le Président aurait menacé l’Opposition et lever l’option de foncer malgré le fait que l’inclusivité n’est pas encore obtenue. La nomination de Samy Badibanga Ntita comme Premier ministre du Gouvernement d’union nationale ne vient rien régler puisqu’il ne représente ni l’UDPS, ni le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. L'UDPS dément avoir donné son aval à la nomination, à tout dire. "Pourquoi on l'aurait fait? Il n'est plus de l'UDPS depuis 2012", a relevé Jean-Marc Kabund-A-Kabund. La semaine dernière, un document a été remis aux évêques de la CENCO pour le compte du Rassemblement. Il ne comportait pas la signature de Tshisekedi et semblait prônée une gestion consensuelle de l’Etat avec Kabila pour des élections en 2017. Le SG de la fille aînée de l’Opposition révèle qu’il s’agissait là simplement d’un  "document de travail" remis à la CENCO en réponse à un autre que cette structure avait donné. Aucune ombre d’Accord n’est à l’horizon. ‘’Nous encourageons donc la démarche engagée par la CENCO pour ouvrir la voie le plus vite possible  au vrai dialogue entre fils et filles de ce pays, pour éviter le pire ‘’, a soutenu en substance le SG de l’UDPS. Toutefois, si rien de cela n’arrive pas, le parti d’Etienne Tshisekedi prévient : ‘’le 19 décembre nous sortons notre carton rouge et nous jouerons notre match sur Triomphal. Aucun gaz lacrymogène ne nous empêchera’’.

Danny Ngubaa

      

Et si Kabila n’avait pas tort ? (Forum des As du 17 novembre 2016)

VIDE JURIDIQUE APRES LE 19 DECEMBRE 2016

Après tout, les articles 103 et 105 de la Constitution - auxquels « Rassemblement » ne fait jamais allusion parce que conscient de leur application mutatis mutandis avec l’article 70 - donnent raison au Président de la République lorsqu’il déclare, dans son discours sur l’état de la Nation du 15 novembre 2016 : « Quant à tous ceux qui semblent se préoccuper à longueur des journées de mon avenir politique – je tiens à leur dire, tout en les remerciant, que la République Démocratique du Congo est une démocratie constitutionnelle et que toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la Constitution » et ajoute, comme pour une prise de finition à la manière des catcheurs : « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée, et ce, dans toutes ses dispositions »...

Ces dernières heures, les manchettes de la presse étrangère « opposée » à Joseph Kabila rivalisent de créativité et d’ardeur pour continuer d’entretenir le flou sur ce qui est pourtant d’une clarté élémentaire.
« Congo : le président Kabila a éludé l’essentiel », écrit Colette Braeckman, revenue après la sortie manquée de l’affaire Jean-Jacques Lumumba dans le dossier « Bgfi-Céni ». C’est dans sa chronique mise en ligne le 15 novembre 2016 à 20h02. « RDC : devant le Congrès, Joseph Kabila reste vague sur son avenir politique », note Trésor Kibangula de « Jeune Afrique » pour son article mis à jour le même jour à 13h40. « A la Une : Kabila fait durer le suspense », relève Frédéric Couteau dans la dépêche Afp publiée le mercredi 16 novembre 2016. « RDC : un discours à la nation combatif pour Joseph Kabila », signale Rfi dans la sienne du 15 novembre modifiée le 16 novembre à 11h27.
Argument commun, pour paraphraser la spécialiste belge des Questions congolaises, le chef de l’Etat « a éludé la question que se posent tous les Congolais : a-t-il ou non l’intention de prolonger sa présence à la tête de l’État après le 19 décembre, date de l’expiration de son second et en principe dernier mandat ? », s’interroge Braeckman.
Mieux, Trésor Kibangula constate le problème en ces termes : « le Rassemblement, principale plateforme de l’opposition congolaise, ne l’entend pas de cette oreille. Rangé derrière Étienne Tshisekedi et Moïse Katumbi, ce regroupement politique n’a toujours pas signé l’accord politique du 18 octobre, et soupçonne Joseph Kabila de concocter une modification ou un changement de la Constitution pendant la transition, afin de pouvoir se représenter à un troisième mandat ».
Beaucoup mieux, Christophe Rigaud du site web afrikarabia conclut : « Sur son avenir politique, Joseph Kabila s’est montré des plus flous. (…) A aucun moment, il ne s’est déclaré clairement contre la possibilité d’un troisième mandat, comme lui demandent de le faire l’opposition et la communauté internationale depuis plusieurs mois ».
L’autre dirait du cartésianisme qu’il a un sérieux problème d’application en RDC !
Et pour cause !

LE MECANISME DONNE RAISON AU CHEF DE L’ETAT
Dans son discours sur l’état de la Nation du 15 novembre 2016, le Président déclare de façon solennelle que « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée, et ce, dans toutes ses dispositions ».
Or, la première disposition qui intéresse l’opinion, selon les médias, est celle du troisième mandat. Tout le monde le sait : la Constitution ne le prévoit nullement. En toute logique, le sujet ne présente plus quelque intérêt. Les choses sont claires.
Il se fait, en plus, que la Constitution règle par elle-même la question de continuité de l’ordre institutionnel, de façon à éviter le vide juridique. Pour les institutions à mandat électif (Président de la République, Député national et Sénateur au plan national), le Constituant prévoit les articles 70 pour le premier, 103 pour le deuxième et 105 pour le troisième.
Leurs libellés respectifs sont les suivants : « Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu » (article 70), « Le député national est élu pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible. Le mandat de député national commence à la validation des pouvoirs par l’Assemblée nationale et expire à l’installation de la nouvelle Assemblée » (article 103) et « Le sénateur est élu pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible. Le mandat de sénateur commence à la validation des pouvoirs par le Sénat et expire à l’installation du nouveau Sénat » (article 105).
Quoi de plus normal que d’entendre Joseph Kabila soutenir dans son discours sur l’état de la Nation que « toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglés de manière satisfaisante par la Constitution » ! Quoi de plus normal surtout qu’il en vienne à féliciter ses pourfendeurs de lui donner l’occasion de le démontrer aussi clairement que courageusement.
Pour rappel, dans son communiqué du 13 novembre 2016 par lequel il rend compte des échanges qu’il a eus le samedi 12 novembre dernier avec les membres du Conseil de sécurité ayant séjourné au pays, « Rassemblement » soutient qu’à la date du 19 décembre 2016, autant que le Président de la République, « toutes les autres institutions de la République à mandat électif n’auront plus ni légalité ni légitimité » au pays.
Or, le mécanisme constitutionnel comprenant les articles 70, 103 et 105 donne raison à Joseph Kabila, fort de la Loi fondamentale qui dispose, d’ailleurs, s’agissant de la Cour constitutionnelle, que « Les arrêts de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours et sont immédiatement exécutoires » et qu’en plus « Ils sont obligatoires et s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, civiles et militaires ainsi qu’aux particuliers ». C’est à l’article 168.

FORMATE POUR LES INTERETS DU MAITRE
Reste alors à savoir pourquoi les députés nationaux et les sénateurs membres de « Rassemblement » n’évoquent pas les articles 103 et 105 qui leur permettent de « glisser » légalement et légitimement au détriment de l’Udps, l’unique grand parti de la plateforme à n’avoir ni députés (reconnus), ni sénateurs (faute d’avoir participé au cycle électoral de 2006-2007) !
La Constitution congolaise a certes des faiblesses avérées. D’ailleurs, même ses défenseurs les plus acharnés admettent que la révision constitutionnelle est inévitable, même si elle ne doit s’opérer qu’après et non avant les élections.
Et qu’a-t-on décidé au Dialogue de la Cité de l’Union africaine, si ce n’est du respect strict de la Constitution dans la période comprise entre le 19 décembre 2016 et la date d’investiture des institutions issues des élections ? Au cours de cette période, il n’est question ni de révision constitutionnelle, ni de référendum constitutionnel.
La morale, dans cette affaire, est qu’à ce jour, précisément, fonctionnent au pays deux familles politiques. Celle qui, d’un côté, se conforme à la Constitution même si elle est présentée dans l’opinion comme étant non respectueuse de cette loi fondamentale et, de l’autre, celle qui déclare vouloir défendre à tout prix la Constitution pendant qu’en réalité, elle en est la première et principale pourfendeuse. C’est le cas, pour la première, de la Majorité présidentielle et, pour la seconde, de « Rassemblement ».
S’il arrive à esprit se voulant cartésien de ne pas percevoir cette simple évidence, c’est qu’il est dans un schéma qui ne garantit aucunement les intérêts de la RDC. Il est formaté pour les intérêts de son maître, dirait l’autre. Il fait exactement ce qu’il doit faire : empêcher Joseph Kabila d’avoir raison même lorsque les faits confirment qu’il n’a pas du tout tort dans ses prises de position.
C’est ce qui se fait à haute voix.
Omer NSONGO DIE LEMA/Correspondance particulière